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| "Hitler" guinéen |
2008-07-08 09:22:23
Monsieur,
1-. Préambule.
Selon vous « seule la vérité peut nous réconcilier. » Je partage ce point de vue, même si nous ne sommes pas du même camp. C’est cette convergence probable qui m’incite à vous inviter à un dialogue sur le thème de la réconciliation des Guinéens,à l’occasion du cinquantième anniversaire de notre indépendance. Vous avez été un ministre inamovible de Sékou Touré puisque vous avez écrit que vous avez servi son régime et celui de Lansana Conté pendant quinze ans. Je suis, quant à moi, un exilé guinéen, vivant en dehors du pays depuis plus de quarante ans. J’ai combattu la dictature du PDG jusqu’à sa chute en 1984 et le régime de Conté depuis 1993, suite à ses mascarades électorales. J’ai participé à l’accueil des exilés guinéens qui quittaient le pays par millions pour sauver leurs vies. Depuis plus de vingt ans je plaide pour organiser une rencontre sur ce sujet. Je suis de ceux qui pensent que le cinquantième anniversaire de notre indépendance est un repère historique pertinent pour engager un dialogue de réconciliation dans un climat apaisé parce que nous ne pouvons pas ranimer les morts. Mais nous pouvons les respecter et honorer leur mémoire.
2-. Introduction.
Le poids de l’âge me commande de ne plus polémiquer avec un Guinéen, qu’il soit mon frère ou mon compatriote. Le Guinéen que je considère comme mon frère est celui qui a traversé le parcours de notre pays de 1958 à nos jours en subissant les méfaits de la politique qui a déchiré en profondeur le tissu socioculturel qui nous a unis comme un seul homme le 28/09/1958 pour voter NON à 94 % pour notre indépendance.
Ce frère a vécu, contre son gré, une aventure qu’il n’avait pas prévue, ni voulue, ni programmée, ni préparée et ni imaginée au moment de son vote. L’indépendance, proclamée dans une joie indescriptible, le 2/10/1958, par Saïfoulaye Diallo, président de l’assemblée territoriale, transformée en assemblée nationale constituante, lui ouvrait une autoroute d’espoir et de bonheur. Ce frère a salué dans un enthousiasme et une euphorie sans bornes, l’élection, ce jour-là, de Sékou Touré comme président de la République naissante.
Malheureusement, dès le mois de mars 1959, c’est-à-dire six mois après cette fête historique, le chef du PDG extrait un prisonnier de droit commun de la prison de Conakry et le fait fusiller au stade. Il renouvelle le même déni de justice quelques semaines plus tard à Kindia. Ces deux forfaits, inédits et étrangers à nos traditions et à notre culture, frappent de stupeur les témoins de cet acte barbare et créé une psychose de peur dans les populations et dans la diaspora.
J’affirme, haut et fort, que nous ne trouverons pas le chemin de la réconciliation tant que nous ne reviendrons pas au point de départ de l’état de notre société au moment du vote de 1958. J’affirme aussi, haut et fort, que nous ne trouverons pas le fil conducteur du redressement de la gestion du pays si les survivants du « complot, dit des Enseignants » de 1961, ne témoignent pas. J’affirme enfin, haut et fort, qu’on ne peut pas soigner un malade sans faire le diagnostic de son mal. Ce diagnostic commence nécessairement par le b a - ba de tout examen médical : l’anamnèse, c’est-à-dire l’interrogatoire du patient qui raconte son histoire personnelle.
Avant de poursuivre le chapelet des brutalités du PDG et son chef, je vais définir le Guinéen que j’appelle mon compatriote. Il s’agit d’un citoyen qui était mon frère comme celui que je viens de décrire et qui, pour des raisons qui lui sont personnelles que je m’interdis de juger, s’est mis au service du PDG et de la mauvaise gestion du pays par les militaires. J’ai repéré ce compatriote en 1961, lors de l’arrestation des dirigeants du syndicat des Enseignants de Guinée. Je l’ai combattu sans relâche selon mes modestes moyens. Cette autre forfaiture du chef du PDG avait débouché sur la première scission des étudiants unis au sein de l’Association des étudiants guinéens en France, AEGF, en deux camps : ceux qui ont voté leur soutien et leur solidarité avec les Enseignants et ceux qui ont fait allégeance au pouvoir PDG en cautionnant la violation de la constitution de la première république. Les premiers ont été exclus de la communauté nationale dès l’arrestation des Enseignants ; les deuxièmes, après une éphémère promotion politique, ont également été rejetés et nous ont rejoint lorsque le parti n’avait plus besoin d’eux.
3-. Observations Critiques du point de vue de monsieur Galéma.
Ce compatriote et moi, nous disons la même chose, chacun selon sa culture, son parcours et son style. Il écrit : « le dialogue tant souhaité entre les Guinéens de tous bords et devant aboutir à la réconciliation doit avoir pour base la vérité, rien que la vérité. » J’exprime le même souhait comme suit : « la vérité historique des « complots » dénoncés par le PDG se trouve sur la bissectrice de l’angle formé par les accusations portées contre les victimes en chair et en os et les témoignages de celles-ci. » Je pense qu’il n’y a aucune contestation sur le déni de justice dont ont été victimes les anciens dignitaires du PDG et les militaires malinkés privés de procès en 1985 et exécutés sans information du peuple de Guinée. Il faut prendre en compte toutes les violations des droits de l’homme de 1958 à nos jours car il n’est pas correct de saucissonner notre histoire selon l’ethnie du président. C’est cela le prix de l’apaisement et la reconquête de l’état de droit.
4-. Ma vision des faits.
J’ai été, je suis et je reste un militant engagé sans interruption dans le combat pour la reconquête d’une place honorable de notre continent dans le concert des nations, notamment la Guinée. De ce fait je suis un acteur et un témoin de l’histoire contemporaine du parcours africain depuis cinquante ans.
A*-. Concernant la place de Sékou Touré dans le combat.
J’ai toujours indiqué dans mes prises de position la place importante que son ascension et son action politiques ont provoquée dans la vie quotidienne des Guinéens. Kaké Ibrahima le dit mieux que moi dans son livre : Sékou Touré : « le héros et le tyran. » J’ai indiqué que pour moi, il est le maréchal Pétain guinéen.
Je regrette que monsieur Galéma ait occulté les brutalités des décisions solitaires du secrétaire général de son parti et de leurs applications sans état d’âme contre le peuple sans défense. Il n’y a pas une seule fois le terme « violences politiques » dans son article. Or toute l’action politique du PDG repose sur cette seule stratégie. Monsieur Galéma sait mieux que moi les deux leviers qui ont permis à Sékou de se maintenir au pouvoir à vie. Le premier a consisté à endormir les populations par des discours fleuves de 4 à 5 heures, sans aucune note, en français. Grâce à ce talent oratoire inégalé, il nous a magistralement manipulés, embrigadés et domestiqués. Il a ainsi tué dans l’œuf toute tentation de faire une pause pour regarder les résultats de sa politique, réfléchir, et rectifier les erreurs décelées comme c’est l’usage dans tout Etat organisé. Cette méthode de gouvernement, sans repos ni répit, a duré de 1954 à 1984. Le deuxième levier a été le déclenchement régulier de campagnes terribles d’intimidation du peuple à la veille de chaque rendez-vous avec l’échec inévitable de sa politique économique et sociale. Pour éviter toute contestation, il lance une campagne d’arrestations de boucs émissaires pour leur faire porter le chapeau de son fiasco.
Pourquoi monsieur Galéma ne nous éclaire-t-il pas sur les raisons qui ont empêché son chef de déverser sa diarrhée verbale en malinké et en soussou, deux langues nationales qu’il semble maîtriser ? Ayant introduit les langues nationales à l’école primaire et secondaire pour remplacer le français, ne devait-il pas amplifier cette politique en s’exprimant essentiellement dans ces langues. Où est la cohérence ?
B*-. Parlons des élections.
Yacine Diallo et Mamba Sano ont été élus parce qu’ils représentaient les deux groupes ethniques majoritaires dans le pays. Il faut rappeler que toutes les élections organisées après la mort de Yacine Diallo ont été truquées par l’administration coloniale au gré des alliances de celle-ci avec tel ou tel camp. Toutes les élections gagnées par le PDG ont été précédées par des violences entraînant de nombreux morts parmi ses adversaires. Il en a été ainsi en 1953 à Beyla, 1956 et 1957 à Conakry. Ces deux dernières victoires électorales résultent du changement d’alliance de la France consacré par l’entrée de Houphouët-Boigny dans le gouvernement Guy Mollet en 1956, reconduit en 1958 comme ministre d’Etat par le général de Gaulle investi président du Conseil après les événements du 13 mai 1958 à Alger. L’administration coloniale ayant reçu des consignes de non-intervention dans les affrontements opposant le PDG à ses adversaires du BAG et de la DSG, le PDG remporte une majorité écrasante de 57 sièges sur 60. Trois conseillers DSG, conduits par Barry III, sont élus à Pita. Ils sont interdits de siéger à l’assemblée territoriale par la majorité PDG. Ils seront réintégrés le 2 octobre 1958 pour traduire l’unité nationale réalisée autour du référendum.
Concernant la période allant du 13 mai 1958, date du retour du général de Gaulle au pouvoir à Paris, suite à l’insurrection d’une partie de l’armée française en Algérie et le jour du référendum du 28/09/1958, il est nécessaire de relater les faits historiques selon leur chronologie et non exclusivement à charge comme le fait le ministre en écrivant : « lorsque après le passage du général de Gaulle, le PDG se réunit le 14/09/1958 pour préciser sa position, face au référendum, c’est tout naturellement et sans pression extérieure, qu’il est arrêté que le 28/09/1958 la Guinée votera Non. »
Il ajoute au paragraphe suivant : « A ce sujet, une précision mérite d’être faite. Il est vrai qu’en 1957 les dirigeants du PRA dont étaient membres le BAG Barry Diawadou et la DSG Barry III, s’étaient retrouvés à Cotonou et y ont pris une résolution tonitruante disant qu’ils veulent pour les colonies françaises d’Afrique « l’indépendance immédiate. » Je conteste cette formulation à charge. La chronologie des faits est la suivante : le PRA guinéen regroupant le BAG de Barry Diawadou et la DSG de Barry III participe au congrès de ce parti fédéral présidé par Senghor qui se tient les 25, 26 et 27 juillet 1958 (et non en 1957) à Cotonou. Il opte pour le mot d’ordre : « indépendance immédiate. »
Acteur de cette période fébrile et agitée d’une accélération sans précédent de l’histoire, je veux apporter des faits inconnus du public et occultés par le ministre, s’il les connaît.
Je préside la section de Dakar Fann de l’Union générale des Etudiants et élèves de Guinée, UGEEG, que je dirige avec Touré Rachid, Cissé Ahmed, Kaké Ibrahima et d’autres. Cette section regroupe tous les étudiants guinéens inscrits à l’université de Dakar. A ce titre, je participe à la réception de la délégation française à Conakry le 26 août et à Dakar le 27 août à la place Protêt devenue place de l’indépendance.
Enchanté par l’accueil enthousiaste et chaleureux que lui a fait le peuple de Guinée, admirablement encadré et organisé par le PDG et son chef, le général de Gaulle invite celui-ci à voyager dans son avion de commandement. Pendant le trajet Aéroport Résidence du gouverneur, Sékou Touré avait annoncé à son hôte son intention d’aller à Dakar après le séjour du général. Suite à l’incident diplomatique survenu après les discours à l’assemblée territoriale, le général coupe tout contact avec la Guinée.
Le 27 /08/1958, Sékou et Saïfoulaye prennent l’avion de ligne de l’UAT, pour aller à Dakar pour tenter de renouer le dialogue avec la France à travers une médiation des leaders sénégalais Senghor et Mamadou Dia. Malheureusement ceux-ci sont en vacances en France. Ils laissent au seul ministre de l’intérieur Ndiaye Valdiodio la lourde charge d’accueillir le général de Gaulle. Le contact souhaité ne s’étant pas établi, les leaders guinéens rentrent bredouilles à Conakry et le 14/09/1958, soit quinze jours avant le vote, le PDG adopte le mot d’ordre du NON.
Un dialogue national documenté sur cette période est nécessaire pour comprendre l’instauration du « complot permanent »comme système de gouvernement. L’évocation de ce qui s’est passé au Niger avec l’éviction de Djibo Bakary de son poste de vice-président du gouvernement en quinze jours par l’armée française est une des clés pour comprendre ce qui s’est passé en Guinée pour remettre chaque leader à sa place. Ces faits sont inconnus des Guinéens et notamment de la jeunesse guinéenne née le 2 octobre 1958, aujourd’hui âgée de cinquante ans. Nous pensons qu’un dialogue de réconciliation dépolitisé, consacré à écrire l’histoire vraie de cette période, nécessite la confrontation des témoignages des camps en présence pour rétablir la cohérence politique et la cohésion sociale de notre peuple.
C-. La vérité sur les complots.
J’ai lu et relu ce chapitre pour décrypter le message. Mais j’avoue n’avoir pas pu le déchiffrer. Je m’attendais que ce ministre inamovible apporte les preuves des accusations contre les martyrs tués par la révolution pour maintenir son responsable suprême au pouvoir à vie. Cette longévité ministérielle ne fait-il pas de lui un homme de confiance très, très, très fiable dans un système où la frontière entre la promotion politique et la déchéance sociale est très mince ? Le ministre Galéma peut-il nous expliquer les destins des Keita Fodéba, Emile Cissé et Bama Marcel Mato et tant d’autres anciens dignitaires de la révolution disparus dans les mêmes fosses communes du camp Boiro que les victimes qu’ils avaient torturés ?
En lieu et place de documents concrets, dûment validés, qui seraient conservés dans les archives du parti, s’ils existaient, il fait appel à des témoignages informels publiés dans des livres n’ayant aucune valeur juridique ni scientifique. Si monsieur Galéma, comme son collègue Sidiki Kobélè Keita, tous deux historiens inconditionnels du PDG, se base sur les mémoires de Mamadou Dia et un livre, « la Piscine », de deux journalistes « jamais venus en Guinée », pour justifier les crimes qui ont tué, sans jugement, cinq mille hauts fonctionnaires et brisé la vie de cinquante mille citoyens, il faut regretter qu’il n’ait aucun remords et prendre acte de son anesthésie.
Tout imposteur, tout négationniste et tout révisionniste, notamment en politique, applique un principe énoncé par Henry de Montherlant, dans la « Reine morte » : « c’est quand la chose manque qu’il faut mettre le mot » Sékou Touré a usé et abusé de cette tactique tout au long de la révolution du PDG. Dans son livre « Pouvoir du discours et discours du pouvoir », Barry Alpha Ousmane a analysé les discours de Sékou Touré en compilant les vingt sept tomes de ses œuvres. Il démontre que le chef du PDG a délivré, avec son talent oratoire inégalable, un seul et même message, décliné sous toutes ses formes, à savoir : « je veux le bien du peuple, les autres m’en empêchent. » Cette démarche manichéenne, binaire, inspiré par la dialectique des contraires, lui a permis de s’assurer une longévité politique hors normes. Grâce à la fidélité inconditionnelle de la milice, il a tué et exilé « tous ceux qui étaient susceptibles d’exprimer la volonté du peuple », selon le témoignage ultime de Keita Fodéba, écrit sur le mur de la cellule 72 du camp Boiro, publié par René Gomez dans son livre : « camp Boiro, parler ou périr. »
5-. Démarches engagées.
Depuis 1984, je ne cesse d’interpeller les acteurs de la vie politique que sont les gouvernants et leur mouvance, les opposants, les victimes en chair et en os et les agents d’exécution des répressions politiques pour inviter au dialogue sur notre histoire contemporaine. J’ai publié de nombreux appels, restés sans réponse. Je peux les communiquer à tous ceux qui le souhaitent car je suis sincèrement intéressé par un dialogue entre des Guinéens responsables guidés par la raison pour chercher des solutions où chaque habitant de notre pays peut trouver sa place. Pour cela ce dialogue doit être organisé dans un esprit dépouillé de toute allégeance partisane, de toute arrière-pensée de conquête de pouvoir, de toute confiscation à des fins personnelles. Cela veut dire que je plaide pour un dialogue reposant sur une démarche intellectuelle, éthique et morale, compte tenu de l’enjeu que nous sommes quelques-uns à vouloir lui donner.
Les actes de ce dialogue pourront être rassemblés dans un livre noir de la décolonisation de la Guinée. Des résolutions devront attester ainsi la véritable réconciliation des Guinéens à travers le repentir de l’Etat guinéen et le pardon des victimes. Cette option serait de nature à reconquérir une image positive de notre pays. Ma démarche est un devoir de fidélité à la mémoire de toutes les victimes des violations de leurs droits depuis 1958 et notamment de mes camarades d’école et d’université. Elle est sous-tendue par l’espoir que des intellectuels et cadres, transcendant les clivages ethniques et politiques créés et entretenus depuis plus de vingt ans, formuleront des recommandations tendant à rétablir et enraciner une éthique et une morale de bonne gouvernance pour tous pour les cinquante prochaines années.
6-. Conclusion.
Si monsieur Galéma est sincère dans son appel à la réconciliation, je l’invite à co-organiser le dialogue de réconciliation sur cette base. J’ai fait la même proposition à Sidimé Lamine lors d’une conférence sur la démocratie organisée pour lui au Sénat à Paris début 2008 et à Jean-Marie Doré au cours d’une réunion qu’il a organisée à Paris en 2004. Pour être le plus concret possible, je suggère que chacun fasse campagne dans son camp pour répondre à la proposition de dialogue de l’Association des Enfants des victimes du camp Boiro sans lesquels il n’y a pas réconciliation. Celle-ci a publié une déclaration indiquant le contenu de la réconciliation qu’elle attend d’un dialogue national après sa rencontre avec le premier ministre issu des accords de mai 2007. La création d’un ministère de la Réconciliation laisse penser que le moment paraît favorable pour un tel rendez-vous aujourd’hui. Il faut saisir cette ouverture et ne pas laisser les seuls gouvernants organiser un forum de cette dimension historique soit opposition à tout ce qu’on ne contrôle pas, soit par passivité, soit parce qu’initié par d’autres. Merci de l’attention porté à cette contribution au débat.
Docteur Thierno Bah Paris 07/07/08.
VOS COMMENTAIRES | |
| le patriote | 08/07/2008 13:46:03 |
| Docteur Bah; vous devriez commencer par ecrire un livre si ce n'est deja fait suivi du site Internet dédié exclusivement à cette fin "La Varité historique des independances à la deuxieme republique". Ce site serait sous forme de formum où des historiens et des gens au fait des verité historiques peuvent alimenter le débat en attendant que nos compatriotes comprennent et se décident afin d'emprunt la seul voie qui va nous permettre de mettre notre Guinée vers la prospetité | |
| Conde | 08/07/2008 15:09:51 |
| Mr Bah Se donner pour mission la reecriture de l'Histoire pour est bien travail difficile pour les douer d'intelligence. Il faut seulement retenir que le vecu n'a point de brouillon on ne refait pas l'histoire au gre des humeurs,tout il aurait fallut etre aux votres d'etre patriotes dans l'ame point ce n'etait pas compliquer comme ca. Vouloir attribuer un geste a une personne au detriment de l'auteur meme de l'acte c'est trop blanc pour etre cacher encore. Bonne chance quand meme dans votre exaltante mission de falsification,pour le moment nous avons la contribution de cet autre temoin pour eclairer les religions. merci. | |
| sidibe | 08/07/2008 16:54:39 |
| j ai lu votre message en diagonale parce qu etant un peu trop long. Mais en sommes,a certains endroits, je trouve que ca ressemble plutot a une diarhee verbale surtout q il n apporte rien de nouveau, et a un caractere leger avec les accusations unilaterales de bourreaux metamorphoses en victime. quand vous parlez de Fodeba Keita qui a construit le camp Boiro,et denonce des annees apres la mort de Sekou Toure par Jean Farague dans un journal ivorien Ivoire Soir. Plus grave, vous jetez le doute sur les revelations faites dans "la piscine" livre ecrit par un journaliste d investigation sur le role des services secrets francais en afrique n ayant consacre qu une infime partie a la Guinee. cela prouve a suffisance que la recherche de la verite historique n est nullement votre preoccupation car votre analyse traduit une volonte manifeste de mauvaise foi. Et pis, vous prenez des raccourcis en occultant l aggression du 22 novembre qui a ete le point culminant de tous les evenements malheureux que nous avons connu. Comment expliquez vous que Galema Guilavogui, Lansana Beavogui, Saifoulaye Diallo,Diao Balde , Mouctar Diallo, Nfamara Keita le vieux abdoulaye ghana Diallo, et tant d autres soient restes inamovibles? | |
| Djibril DORE | 08/07/2008 20:17:37 |
| J'ai apprécié votre article. Il est plein de sens et d'ailleurs je vous connais un peu doyen, notemment lorsque vous étiez en CI, à la CNPS si je ne m'abuse. Ceci dit, votre témoignage est important. Cependant, dans un sens, je comprends aussi qu'il faut écouter l'autre partie. J'invite cependant Galema a dévoiler aussi tout ce qu'il a fait : les dénonciations, jugements, tortures éventuelles etc. Cela nous permettrait d'être mieux située. Je pense que l'arrivée de Kouayaté et l'opportunisme des PDGistes auraient pu nous permettre de mieux les connaitre et connaitre leurs idées. Ils n'ont jamais renoncé tout comme en ALlemagne il existe de groupuscules Nazis et en Russie des nostalgiques de Staline et de ses méthodes. Soyons vigilants. La vigilance ne devrait en aucun cas se traduire par le deni de la liberté d'expression. Djbril Doré, Hamadallaye | |
| camara | 08/07/2008 21:45:52 |
| Docteur BAH vous ne pourrez pas changer les cours de l'histoire malgré vos efforts.Vous dites que vous vivez a l'etrnager depuis 40 ans alors MR. Gualema lui vit en Guinee depuis 40 ans.Vous avez parlé du livre de BABA KAKE 'le hero et le tyran"Tous ceux qui l'ont lu savent qu'il a decortiqué le parcours politique de SEKOU TOURE,dabord syndicaliste ensuite Maire de Conakry avant d'être President de la Guinee. Ah bon!les élections en ce temps ont été truquées? en tout cas pas à l'avantage de SEKOU TOURE dont on connait la relation qu'il entretenait avec le pays colonisateur depuis lorsqu'il etait à l'ecole primaire.Pour le truquage des elections on ne doit pas desormai tenir rigueur aux chefs des etats africains car il y en avait avan meme les independances. Vous soutenez aussi que les BARRY III et BARRY DIAWADOU sous la houlette de SENGHOR etaient partisans de NON? Oui les deux premiers le sont alors pourquoi leurs "chefs" SENGHOR a voté OUI? | |
| kouyaté | 09/07/2008 05:47:59 |
| Quand on compart le témoignage du Dr Bah, avec celui de Mr Galémo Guillavogui, nul besoin d'être doué pour remarquer celui qui se rapproche le plus de la vérité. Je vous invite donc Dr à vous investir dans la recherche de cette "VERITE" là, afin de rendre service à votre cher pays qui vous a tant manqué. Merci d'avance ! | |
| Sadio Barry | 09/07/2008 10:41:36 |
| Camara, c'est aussi simple: c'est SENGHOR qui a trahi en fin de compte. Car, les partis guinéens ont maintenu leur mot d'ordre malgré les promesses de la France. Retenez surtout que Sekou n'est pas père de l'initiative mais il a sauté dans le train en marche. Cependant, reconnaissance que c'est surtout la France qui a tenu parole. Si elle faisait comme Sékou, on aurait été obligé de se soumettre ou aller en guerre. | |
| koggui | 10/07/2008 23:00:12 |
| apres lecture de tous les commentaires qui precedent, ils semble que la majorité pense que les les victimes du régime de sekou touré n'ont eu que pour leur compte. bon qu'est-ce que j'en sais moi? Je pense qeulement que tot ou tard la verité finira par triompher mais sachons seulement que nul, oui je dis bien nul ne peut disposer de la vie d'autrui. La vie c'est dieu qui la donne et c'est dieu la reprend. merci | |
| barry | 11/07/2008 15:12:29 |
| Dr Bah suis content de lire votre article.Par consequant ,je suis convaincue que 90% des chefs africains sont des tyrans . le mueux pour nous la jeunesse africaine est de se debarasser de nos parents et grands et de souffrir seul de notre incompetence ou de notre jeunesse. c est une honte d avoir des aines sans aucune pitie. merci | |