 Race, ethnie et problèmes actuels
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| Dr Th. A. Diallo |
2008-07-08 19:48:01
Depuis un certain temps, les termes d'ethnocentriste, ethnocentrisme, parfois tout simplement d'ethno, très proches de la notion galvaudée de race, deviennent "incontournables" sur le net guinéen. De ces accusations lancées pourrait-on dire, à tort et à travers, personne ne donne un début de définition. Au delà de l'intention de faire mal ou choquer, il serait plus raisonnable de bien comprendre leur signification, afin d'en mesurer la portée. Commençons donc par un essai de compréhension de ces termes.
La race, fausse différenciation de sous-groupes humains.
Pour l'éminent scientifique le Pr Albert Jacquard : " pour parler de race, il faudrait qu’un groupe reste isolé un nombre de générations égal au nombre d’individus qu’il comporte ; ainsi, un groupe de 200 personnes devrait rester isolé 4 000 ans (si l’on compte 20 ans par génération) pour pouvoir former une race distincte, cas qui ne s'est jamais produit. Ce chiffre est à comparer aux 20 000 ans qui ont été nécessaire pour séparer Canis lupus, le loup des différentes races de Canis familiaris (chiens)."
Pour parler d'un groupe de la taille du tiers des guinéens actuels, soit trois millions de personnes. Il faudrait le même nombre de générations vivant en isolation complète..Sur la base de 20 ans par génération, je vous laisse estimer le nombre de millénaires.
En réalité "La notion de race humaine est une tentative d'application aux humains du concept de race, qui définit des sous-groupes dans une espèce animale domestiquée. On a longtemps cru pouvoir définir des races humaines par la couleur de la peau, ou l'origine géographique supposée (races blanche, noire, jaune...). L'état actuel des connaissances en génétique et en anthropologie physique a permis d'invalider ce concept et établit qu'il n'y a pas de sous-groupes dans l'espèce humaine."
Tahar Ben Jelloun, parlant à sa fille, dit textuellement : « Le mot "race" ne doit pas être utilisé pour dire qu'il y a une diversité humaine. Le mot "race" n'a pas de base scientifique. Il a été utilisé pour exagérer les effets de différences apparentes, c'est-à-dire physiques. On n'a pas le droit de se baser sur les différences physiques - la couleur de la peau, la taille, les traits du visage - pour diviser l'humanité de manière hiérarchique c'est-à-dire en considérant qu'il existe des hommes supérieurs par rapport à d'autres hommes qu'on mettrait dans une classe inférieure. Je te propose de ne plus utiliser le mot "race". »
L'ethnie, construction intellectuelle.
Contrairement à l'opinion répandue, ce terme est strictement culturel. Nous empruntons le passage suivant à Eido-Idea, Paris, janvier 2005 :
Le terme "ethnie" vient du grec ethnos ,qui signifie « peuple », « tribu ». Pour les Grecs anciens, les "ethnè" étaient des sociétés relevant de leur culture, mais ne se constituant pas en cités-États. Dans la tradition ecclésiastique, on désigne par ethnè l’ensemble des peuples non-chrétiens. Mais le terme "ethnie" n’apparaît en France qu’à la fin du XIXe siècle dans un contexte de domination européenne et dans une volonté de classer à part des peuples qui n’auraient pas d’histoire : il peut se comprendre alors comme un synonyme de race racialement différente à la « race européenne ».Ce sont les théories de classification raciale du XIXe siècle qui vont conduire à hiérarchiser les peuples, à distinguer des sociétés dites civilisées des sociétés dites primitives, les nations des ethnies. Nous sommes devant une notion incertaine.
Un sociologue français nous apprend que "Le terme d’ethnie se heurte alors à un certain nombre de difficultés : de nombreux chercheurs ont relevé l’inadéquation du concept et de la réalité, en soulignant que tout peuple était soumis à un flux continuel de populations. Chaque société serait donc intégrée dans des ensembles plus vastes et il existerait ainsi différents espaces : sociaux, politiques, linguistiques, culturels… Ce serait alors l’ensemble de ces multiples unités qui constituerait la véritable matrice d’identification. En ce sens, même si le terme demeure pertinent dans l’analyse géopolitique, ne serait-ce que pour rendre compte des conflits qui s’en réclament, il ne recouvrirait pas une situation réelle. Si l’on emprunte l’exemple du tristement célèbre conflit « interethnique » rwandais, la division en deux groupes différents ne datait que des années 1930 et reposait sur deux critères : la taille (plus ou moins de 1,60 m pour les hommes) et le statut social (la possession de plus ou moins de dix vaches). Si le concept d’ethnie a ici aidé à motiver le génocide massif des Tutsis, que ce soit ou non pour déguiser d’autres intérêts, il doit être examiné en tant que tel ; il n’en demeure pas moins que dans ce cas il ne possède aucune validité scientifique. Et l’ethnie, au-delà même du caractère racial dont elle est entachée, serait finalement plus une construction identitaire et donc une construction intellectuelle qu’une réalité sociale. Construction qui, en jouant sur l’imaginaire, peut servir à mobiliser des gens vers des buts matériels très concrets, en passant par la violence, ou par la construction de paix".
J'ai souvent écrit que nous sommes tous des métis, génétiques d'abord, car se définir par des chromosomes ethniquement ou racialement marqués est une colossale méconnaissance des règles de la biologie. La même réflexion est donc valable en ce qui concerne notre bagage culturel. Les guinéens actuels ont tous un "background" mixé de peulh, kissi, malinké, soussou, toma..sans oublier l'apport plus récent mais tout aussi essentiel des guinéens d'origine libanaise, française, etc..Les mathématiciens parlent de " Combinaison de n éléments (ici nombre de groupes culturels) pris deux à deux. Le résultat est impressionnant. Il serait temps de le reconnaître, de se l'approprier et de "passer aux choses sérieuses" selon l'expression bien connue d'un célèbre journaliste sénégalais. C'est la seule façon de couper l'herbe sous les pieds de nos ethno-orientés et autres va-t-en-guerre. Notre lutte devant se concentrer sur le développement.
La problématique du pardon.
Beaucoup d'entre vous ont récemment lu un article d'un compatriote, demandant de" laisser Sékou Touré reposer en paix". Sous la forme très diplomatique d'une interrogation. L'intention est peut-être louable, mais doit être examinée avec attention, car sujette à récupération : Au nom de qui ou de quoi demander ou accorder un pardon dans notre pays ?
-Sékou a commis des crimes contre l'humanité. Cela est clair, régulièrement établi et ne soufre aucune contestation. C'est -à- dire des exactions abominables, de toute natures, contre des guinéens, mais aussi des citoyens étrangers. Il n'y a jamais prescription pour ce genre de faits. Tout le monde est censé le savoir. Les anciens dictateurs qui l'ont oublié en ont faits l'amère expérience : Pinochet, Milosevic, Taylor, J-P Bemba.. Le TPI et toutes juridictions transnationales se chargent de séparer l'ivraie du bon grain. Faut-il rappeler que les criminels, depuis les nazis, les génocidaires rwandais, cambodgiens, sierra-léonais.. sont toujours recherchés et que les jugements sont en cours un peu partout ?
Notre singularité guinéenne étant que les crimes commis depuis notre "indépendance" n'ont toujours été ni qualifiés, ni dénoncés de façon officielle, et donc pas jugés. Il est vrai que les négationnistes mettent en doute, ailleurs, la réalité nazie(le "détail" de Jean-Marie Le PEN..) et qu'ils sont régulièrement condamnés pour cela. Chez nous c'est l'usine à morts symbolisée par le camp Boiro et tout son système de "ravitaillement" qu'ils nient sans crainte, de plus en plus ouvertement.
-Sékou avait institué un régime dictatorial de type clanique, axé sur sa famille et celle de son épouse. Toutes les régions, sans exception, ont payé un lourd tribu à sa folie sanguinaire. Si l'histoire a voulue que "le Responsable Suprême" soit originaire de la Haute-guinée, il aurait pu, c'est une évidence, naitre n' importe où ailleurs. Et même hors de la guinée. Si culpabilité collective ou individuelle il y a, elles sont celles de citoyens guinéens. A la justice d'en définir les contours.
-Les auteurs de crimes et exactions en tous genres appartiennent à toutes les "ethnies". Ce sont des guinéens "presque" comme les autres, différents fondamentalement par leur absence d'humanité et de respect du droit. C'est dire qu'aucune personne ou groupe ne peut donner l'absolution à titre individuel ou collectif. Sékou ayant poussé le machiavélisme au point de faire assassiner des personnes de valeur et de nommer dans la foulée un membre leur famille à de hautes fonctions ministérielles. C'était la meilleure façon de faire passer le nouveau promu pour une espèce de "collabo".
-Tout le monde se souvient de l'incroyable cascade (documentée grâce à de courageux ainés) de faux complots permanents du régime PDG, dirigés contre tous les guinéens : complot dit petit Touré, kaman Diaby, etc.. Pour autant que je m'en souvienne, le fameux complot "peulh" impliquait pour la première fois et directement tout un groupe ethnique. Tous les cadres importants, ou supposés tels de cette ethnie, non embastillés, furent invités, comprenez obligés, de "déposer librement", c'est-à-dire faire leur mea-culpa à la radio, "la voix de la révolution, émettant de Conakry sur 214 m 1403 kHz en ondes moyennes… ". Sorte de "Radio mille collines" avant la lettre. Dans la veine des dépositions dites "spontanées" de supposés anti guinéens, enfermés , torturés au camp Boiro. Ce qui transformait tous les ressortissants du Fouta, de facto, en coupables. La terrible équation, peulh égal coupable égal traitre. La conclusion PDGiste était, tout le monde s'en souvient, "les traitres au poteau !" de la seule volonté du bien-aimé "prési". C'est donc le seul groupe de guinéens qui a eu le douteux privilège d'être stigmatisé de cette façon. Cela fait maintenant partie de notre histoire. Mais les séquelles bien présentes , sous forme de la phrase souvent entendue de la part de certains nostalgiques adeptes de l'ostracisme : "Les peulhs sont des traitres". Ne pas l'oublier est une obligation.
-Sékou et tous ses affidés ont gouvernés notre pays en tant que guinéens, ayant théoriquement les mêmes droits que leurs concitoyens. Leurs forfaitures doivent être jugées en tant que telles. Il n'y là, strictement aucune place pour une considération ethnique ou régionaliste... Le même droit pour tous, surtout, et y compris, pour les morts (qui, comment, où), à la vérité. C'est aussi simple. Cela suppose donc, encore une fois, un état de droit, avec toutes ses conséquences. Rappelons que le fait d'accorder un pardon, pour quelque raison que ce soit, à quelque titre que ce soit, ne soustrait pas à la justice d'un état démocratique.
Nous sommes donc tous disposés pour le pardon, à la condition expresse, obligatoire, d'un jugement, respectant la légalité .C'est un devoir pour tous. Autrement, ce serait laisser la porte ouverte à l'éternelle répétition des exactions.
En conclusion
A la lumière de l'évolution scientifique que nous vivons, il est grand temps de jeter aux orties toute forme de considération ethnique ou de même nature, car battues en brèche par nos connaissances et notre réalité, afin de nous consacrer à la résolution des problèmes liés à notre retard. Arrêter de s'envoyer des termes d'un autre âge, infondés. Juger les coupables, sans haine, dans le respect du droit. Le respect est une grande vertu. Pour qualifier une personne peu recommandable, les japonais auraient cette exquise formule : "Honorable chère canaille". Le japon, il est vrai, est un pays très policé.
Dr Thierno A. DIALLO
Thiernoad@hotmail.com 
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VOS COMMENTAIRES | Vous avez la parole Mr diallo.Il est très important que le net permette à des gens comme vous de nous éclairer sur ces problèmes tellement graves qu'ils peuvent pousser les populations ,les unes contre les autres sur finalement un malentendu si on vous sui.
Merci pour le talent,l'énergie et la disponibilié que vous mettez au service de l'intelligence de nos compatriotes. | Je remercie Dr Diallo pour son apport au combien important à l'heure actuele de notre histroire.
Cet article doit être reproduit et diffusé à un large public guinéen. | | Merci monsieur Diallo ! Ce texte est si bon qu'il mérite d'être ramené à la UNE! | Mr Diallo
Vous êtes un brillant intellectuel, je vous remercie de nous faire la lumière sur ce que chacun de nous ignorait jusqu'ici.
Mais vous avez oubliez de nous relater pourquoi le PDG s'était acharné contre un groupe bien déterminé contrairement à une autre? je pense un homme dans sa follie fait la différence entre ceux qui lui veulent du mal ou du bien.
Je pense de ma part que le PDG n'était pas si surnaturel pour abroutir toute la nation à sa cause sans qu'il n'ya contestation réelle de nulle part.
Je ne serais si naif pour dire que le reste des guinéens en pense bas, même s'il na pas connu le temps du PDG
Votre démonstration est remarquable mais inadaptée au cas du PDG | Merci Docteur Diallo pour cet apport inestimable.J'ajoute qu'il ne faut pas sous estimer l'effet des exécutions publiques sur le conscient collectif et l'attitude passive du peuple guinéen, l'effet de la division profonde entretenue au sein des familles, entre les uns et les autres. Il faut trouver une solution pour définitivement sortir cet état de fait. Votre écrit peut y contribuer.
Mme Fatima Chérif. | Merci à Mme Fatimata Cherif
Mme avec peu de mots on peut dire beaucoup de choses. J'aimerai que nos intellectuels fassent comme vous, attirer le peuple à l'union et non à creuser dans le passé ce qui peut faire mal ou qui a dèjà fait mal à une partie .
Quelque soit le camp defendu, chacun s'était sacréfié pour la même nation, alor si on meurt pour la cause nationale on est pas du tout perfdant.
Dans l'hypothèse que Sékou Touré serait mort par le camp adverse, je dirai la même chose à ses defenseurs.
Essayons de comprendre notre histoire vraie et tirons les meilleures leçons possibles, pour éviter ce qui n'aurait jamais du être fait, pour ne plus le reproduire.
Enfin gardons les actions posétives de notre histoire, même venue du camp adverse. C'est ça la bonne guerre.
Dr Diallo fait preuve d'un niveau élevé de sa culture, mais elle manque la sagesse et passe à côté du vrai problème guinéen. Savoir ce que s'est qu'une ethnie ne veut pas forcement dire qu'on pardonne ce qu'on a sur le coeur. | | Au passage, j'informe tous les peulhs qui souhaitent l'affrontement contre malinkés que dorénavant,"MENEN KADI MEN WAKKILIKE. Chemin faisant, nous leur rappelerons d'oû ils viennent et que le "Manden" est prêt à ce relever commme SONDIATA KEITA l'a fait dans passé. A bon entendeur salut ! | | Pauvre kouyaté! Si désespéré serais-tu avec ton petit groupe d'extrémistes au point de se rabattre sur des fables? Je te fais remarquer que même dans ce récit imaginaire de "Sundiata", les "kouyaté" n'avaient pas une fonction de décideurs. Alors du calme mon frère. Aussi, l'histoire ne nous enseigne pas que "Sundiata" ait eu à se bagarrer contre des peuhls. Au contraire, il a beaucoup prix d'eux et les respectait. | | Anti-menteur, demasque toi et je te dirai qui tu es et comment tu fonctionne ! | "j'informe tous les peulhs qui souhaitent l'affrontement contre malinkés que dorénavant,"MENEN KADI MEN WAKKILIKE. Chemin faisant, nous leur rappelerons d'oû ils viennent"
kouyaté,
c'est que vous n'informez personne alors. Car, aucun Peuhl n'a jamais affirmé vouloir s'attaquer aux Malinkés. Seulement, ils veulent en découdre juridiquement avec les bourreaux qui ont massacré leurs parents. De même que nous aussi (des Malinkés) le voudrons contre les tueurs de nos parents. Si votre petit groupe pense que s'en prendre à Sékou, c'est vouloir l'affrontement avec vous (pas l'ethnie), alors nous allons bien en découdre avec vous en Guinée. Car JUSTICE sera faite. Vos chantages ne feront que nous motiver dans cette lutte.
Comme vous êtes historien de culture, dites-nous d'abord d'où vous venez vous-même. Et si vous vous referez à Sondiata, c'est que vous devriez aller chez vous au Mali et laisser les Guinéens en paix. | | Solo si tu étais "KEÏTA" tu ne pouvais pas me dire de retourner dans mon Mali d'origine pour avoir fait refférence à "Soundiata Keita" puis que tu serai dans le même convoi que moi, si tu étais Keita ! Donc tu t'es trahi toi-même ! | "Solo si tu étais "KEÏTA" tu ne pouvais pas me dire de retourner dans mon Mali d'origine pour avoir fait refférence à "Soundiata Keita" puis que tu serai dans le même convoi que moi"
Je m'en doutais bien: tu ne comprends pas! Moi je suis conscient de venir de quelque part. C'est un groupe de tarés qui qualifie d'autres guinéens de venus d'ailleurs, comme si eux ils ont poussé du sol comme des mais dans un village dit guinéen. Tes propos d'en haut contre toute une ethnie l'attestent. Mais vous êtes tellement déficitaires sur le plan intelligence que vous aimez situer vos sources en déhors de la Guinée. Comble d'inconscience! Arrêter de renier des Guinéens alors que vous reconnaissez venir du Mali. Ce genre débats, on en veut pas chez nous. Allez-y créer vos conflits ethniques chez vous! Mais je comprends que vous n'avez plus de place au Mali où les hommes ont évolué en votre absence. C'est certainement votre (groupe qui alimente la division ethnique) présence en Guinée qui fait que nous avons du retard par rapport à nos voisins. Partez s'il vous plait ou fermez-la pour rester en Guinée! | En remerciant tous ceux qui ont contribué à enrichir le thème développé, je reviens sur certains points.
1- M. Kamin
-"Le PDG sans conteste nulle part". Je n'arrive pas à comprendre qu'un guinéen puisse écrire quelque chose d'aussi énorme, sauf si évidemment, ce n'est pas un guinéen.
-"Relater pourquoi le PDG s'était acharné contre un groupe, contrairement à un autre". Non, je n'ai surtout pas oublié, et personne d'entre nous ne doit, c'est écrit dans mon texte. Il y a eu une spécificité, dirigée à un certain moment contre les ressortissants d'une région. Le droit stipule que c'est à l'accusateur d'apporter la preuve de ses allégations, pas à la victime. Sauf si, apparemment, c'est M Kamin le juge ou le juriste. Allez donc demander au PDG pourquoi il s'est acharné contre une ethnie.
-"Savoir ce qu'est une ethnie ne veut pas dire que l'on pardonne". Justement, je ne pardonne pas aux assassins, de quelque origine qu'ils soient, sans passer au préalable par un jugement serein, dans la légalité, sans haine et sans passion. C'est le b a ba du droit. Pourquoi avoir peur de la justice ?
-"Vous êtes un brillant intellectuel". Et si, pour une fois, on laissait aux vestiaires ces expressions toutes faites, qui ne veulent pas dire grand-chose. Ce qui nous réuni, c'est l'amour du pays dans sa totalité, avec ses diversités culturelles (et non pas génétiques, ce que je me suis efforcé de démontrer), ce qui est notre vraie richesse.
-Il y a une phrase que je ne comprend pas : " Dans l'hypothèse que Sékou Touré serait mort par le camp adverse, je dirai la même chose à ses defenseurs." Que veut dire Sékou est mort par un camp?. Et si M Kamin nous exposait ses idées par une contribution, comme il en a la possibilité, au lieu d'attendre chaque fois celles de personnes tierces, pour "placer" ses idées, parfois très confuses. Ce serait beaucoup plus simple et surtout, plus juste.
2-M Solo Keita
Pour sa réponse appropriée à un intervenant. Ce monsieur "Kouyaté" est le prototype des "insulteurs professionnels " du net guinéen, qui semblent avoir tous besoin d'un bon traitement psychiatrique. Il est parfaitement inutile de leur répéter qu'il faut éviter d'associer Sékou et son action à une ethnie. Il est tout aussi symptomatique de constater qu'ils profitent presque toujours de la contribution des autres pour déverser des propos haineux, c'est leur sport favori, très peu ayant le courage de signer un texte avec leur photo. Il appartient aux administrateurs des sites de réfléchir à la question. Il ne faut surtout pas les suivre dans cette voie : le nom de celui qui écrit a plus d'importance pour eux que le contenu du texte. Personne n'ayant le monopole de l'amour, de la propriété ou de la défense du pays, nous n'avons pas à "montrer les biceps" pour nous comprendre, et devons réagir en toute circonstance en guinéens responsables. Pour paraphraser le film "Le mandat" d'Ousmane Sembene, l'honnêteté ne doit pas être un vice dans notre pays. | | Solo Keita! au temps de SOUNDIATA KEITA il n'y avait ni le MALI ni la GUINEE mais plutot c'etait un vaste territoire appelé EMPIRE MANDING.Donc et toi et Kouyaté,vos encetres appartenaient a cet empire dont SOUNDIATA etait le ROI. | Merci Bouba! Mais, en réalité ce sont là des informations qu'on n'apprend qu'aux enfants, pas aux adultes. Je dois juste corriger une chose dans la phrase suivante:
"il n'y avait ni le MALI ni la GUINEE mais plutot c'etait un vaste territoire appelé EMPIRE MANDING"
Le territoire correspondant à la Guinée actuelle ou au Mali actuel n'a jamais été un vaste territoire appelé Empire du Manding. Au contraire, c'est l'Empire du Manding + des royaumes peuhls tant du coté Mali, Guinée que Sénégal, royaume songhai et autres qui ont disparu en faveur des républiques que nous connaissons aujourd'hui. Celui de Sondiata dont vous parlez est situé au Mali. Alors, qui est plus Guinéen que d'autre ici? Sans les Français, il y aurait des royaumes peuhl au Fouta, malinké en Haute Guinée, soussou en Basse Guinée et forestiers au Sud en cohabitation. Et si Samory ne l'a pas tenté, je ne crois pas qu'il y aurait eu un chef malinké assez puissant pour s'attaquer au Fouta qui était nettement plus avancé, plus organisé dans la sous-région. C'est pas moi qui le dis, mais l'Histoire. A l'arrivée des Français, le seul était doté d'une constitution et d'une assemblée parlementaire à côté du roi. Tous les autres étaient des chefs absolus qui pouvaient disposer de la vie et de la mort de leurs peuples. Ce que Samory ne manquait pas de faire d'ailleurs comme nous savons tous, même des griots. Alors, ce débat est non seulement débile et releve de l'ignorance entre Africains mais concernant les peuhls en Guinée, c'est là une preuve qu'on doit juger Sékou Touré et tous ses complices dont Sayfoulaye Diallo et Galema entre autres. C'est lui qui a essayé de cultiver dans les esprits que les Peuhls n'étaient pas Guinéens, pour dédramatiser ses massacres racistes. Reprendre ce slogant aujourd'hui, c'est être comparable aux Nazis, pour moi. De toute facon, je ne vois aucun groupe qui serait capable d'inquiéter une ethnie en Guinée. Les kouyaté ne peuvent atteindre que nous pousser à la situation de la Cote d'Ivoire ou du Libéria. Mais là, j'espère qu'ils ne seraient pas simple observateurs depuis le net. Vouloir mettre fin à toute une ethnie en Guinée, c'est vouloir mettre fin à la Guinée tout court. Je prie les Administrateurs de banir ces haineux et frappés de malédiction dans toute la presse. | | Ha!!! si seulement je pouvais rencontrer ce brave SOLO KEITA. Mais en cher et en os ! Ceux-ci est loin d'être une intimidation. Mais juste pour satisfaire ma curiosité, mais je crois celle de tous les habitués de ce site également.Il s'agit de voir à quoi il resamble. Plus mystique on n'en peut plus. | Merci Dr Thierno pour cette contribution.Pour Mr Solo keita j`appreci enorment vos intervention,limpide et lubrifiante.Pour les: Kamin souh mahomy,kouyate ,bouba ,camara et consorts."Ils ressemblent à quelqu'un qui a allumé un feu; puis quand le feu a illuminé tout à l'entour, Allah a fait disparaître leur lumière et les a abandonnés dans les ténèbres où ils ne voient plus rien."Al-baqara:verset 17.Donc Ils sont"
Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir (de leur égarement)"verset 18,mme sourate.Qu`Allah vous aide a sortir de l`oisivite spirituelle et en reformant vos haine en joie.Wontanara koudey! | Mon cher kouyaté,
je doute fort que nous puissions nous rencontrer, vous et moi. Car, avec tes propos d'ici, je pense que nous n'allons jamais frequenter les mêmes milieux, différence d'âge mis à part. Non seulement j'ai plus de 50 ans mais je suis historien de formation et fils d'une victime de la cruauté sekoutouréenne. Donc:
1-j'ai eu la chance d'avoir une éducation en harmonie avec la sagesse mandingue. Celle qui défend la vérité et la justice sans considération même familliale. A mon enfance, un Malinké ou un Peuhl condmnait son propre enfant ou frère face à un inconnu qui a raison.
2-en qualité d'historien et père de famille, je reste convaincu que la vérité ne peut que favoriser et garantir la paix. Reconnaitre la vérité de ton adversaire ou la raison de ta victime, est le meilleur moyen de lui faire pardonner sans même que tu n'aies fait une demande dans ce sens.
3-je reste convaincu que malinkés et peuhls n'ont jamais été ennemis et qu'ils ont plus de choses en commun que de divergences. Je refuse qu'un groupe de bandits et criminels ou leurs enfants poussent nos deux ethnies à la haine. Il ne faut pas que les proches de Sékou ou des anciens dignitaires qui ont commis des crimes sans épargner ni même les malinkés (Fodeba, Kaman, Petit Touré, Sekou Philo, les grands commerçants malinkés etc.), se cachent aujourd'hui derrière cette ethnie pour échapper à la justice et à la rigueur de l'Histoire. C'est parce que Sékou a tenté d'éliminer toute personne qui pouvait mieux briller que lui que notre pays n'a que des Lansana Conté et Pivi Coplan pour être dirigé aujourd'hui. Mais, cela, il faut avoir un niveau ou au moins une bonne éducation pour le comprendre.
Pour moi, cette discussion finit là. Je vous remercie pour la compréhension! |
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| Multimédia |
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Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée
Par Christophe Boisbouvier
« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI
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Radio Mussidal Halipular
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Radio MH |
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L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:
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Elhadj Saikou Yaya Barry |
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ITEEV Aachen import/export:Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:
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www.iteev-aachen.com |
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Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.
Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.
Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:
1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com pour des payements, cotisations ou dons.
2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.
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Fiche d'adhésion au parti |
Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G |
Affiche du B.A.G en Guinée |
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| Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible |
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| Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible |
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