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| Route de Zérékoré |
2008-07-11 03:55:55
Huit ans après les attaques rebelles de 2000, qui ont mis la partie forestière de la Guinée en lambeau, les principales villes de cette région ne s’en remettent toujours pas. Du 16 juin au 4 juillet dernier, une équipe multimédia a sillonné de part en part cette partie de la Guinée.
De Kissidougou à Yomou en passant par Gueckédou, Macenta et N’Zérékoré, l’Etat semble partout absent.
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| Kissidougou |
C’est dans cette préfecture à cheval entre la forêt et la savane guinéennes où l’équipe multimédia a débarqué. Les voiries urbaines sont complètement dégradées. D’ailleurs c’est à peine qu’on puisse se rendre compte que la ville de Kissidougou était jadis arpentée par des rues et ruelles bitumées. Pas d’eau potable, pas d’électricité.
A l’hôpital préfectoral, le manque de médicaments et médecins compétents contraint les populations à se rabattre sur Conakry pour des soins. Depuis la grève de janvier/février 2007 qui a emporté le bâtiment de la Mairie, le Maire, Paul Keïta a transféré ses bureaux dans un bâtiment loué à cet effet. « Personnellement, ma maison avait été complètement saccagée et mes biens emportés. Depuis cette date, l’autorité de l’Etat a du mal à s’instaurer. La preuve est que depuis janvier 2007, aucun citoyen de Kissidougou ne s’acquitte de ses taxes » nous a-t-il confié. A côté, la jeunesse désœuvrée se livre à une délinquance du jamais vu dans cette ville. Profitant de l’occasion, un groupe de Pakistanais s’active à enseigner un islamisme pur et dur aux populations. A ce jour, convaincues de l’enseignement reçu de ceux qu’elles appellent "les saints venus de chez le Prophète Mahomet’’, nombreuses sont les femmes de Kissidougou qui défilent à travers la ville tout de noir vêtu. De surcroît, les visages couverts.
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| Ville de Guekedou |
Ici aussi comme à Kissidougou, la vétusté de la ville est la première image qui frappe le visiteur. L’on se souvient d’ailleurs qu’en 2000, l’armée guinéenne était obligée de faire usage d’armes lourdes pour déloger les rebelles. Les édifices et autres habitations bombardés n’ont toujours pas bénéficié de la moindre retouche en guise de rénovation. Pire, les autochtones de la localité entretiennent toujours la haine contre ceux qu’ils appellent là-bas ‘’les envahisseurs venus leur retirer leur ville et leurs terres’’. M. Barry Moussa en a, au mois de mai dernier été victime. Ce riche commerçant a vu sa villa, sise derrière le Lycée Josip Broz Tito s’envoler en fumée. Les auteurs de cet acte crapuleux sont bien connus des autorités, mais personne n’en parle. Selon les informations recueillies sur place, les exemples de ce genre se produisent fréquemment contre les populations dites étrangères. Principalement les Peuhls. Si l’Etat ne prend pas ses responsabilités, des affrontements interethniques vont éclater dans ces localités très bientôt. Déjà, les esprits sont surchauffés. Il suffirait un petit évènement pour que la situation dégénère.
Le passage de la rébellion aidant, l’accès facile à la drogue et sa consommation rendent la jeunesse plus récalcitrante. A la prison civile, le juge de paix Mohamed Cissé ne cache pas sa préoccupation : « au vu de ce qui se passe à Gueckédou, je suis hanté par une peur noire. J’ai surtout peur pour l’avenir de ces jeunes qui, de par la consommation abusive de la drogue, deviennent de plus en plus cruels ». Tenez, un enfant de 14 ans, auteur d’un double assassinat (deux filles qu’il appelle copines) a été présenté à la presse. Tonguino, c’est son nom, dit ne jamais regretter son acte. « Elles m’ont trahi, c’est pourquoi moi aussi j’ai mis fin à leurs vies. Même si on me relâche aujourd’hui, si une autre fille me trahit, je vais l’éliminer » a déclaré à la presse, le petit Tonguino, ses yeux rouges, grandement écarquillés, ses lèvres noircies par la consommation abusive de chanvre indien.
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| Pont liane à Macenta |
Dans ces deux autres villes de la Guinée Forestière, le banditisme n’est certes pas trop prononcé, mais le phénomène le plus inquiétant reste la prolifération des écoles coraniques (medersa). Si à Macenta, ce sont les écoles qui dominent, à N’Zérékoré c’est la conversion directe et le port du voile qui dominent. C’est peut-être étonnant, mais même les populations autochtones (les Kpèlè) beaucoup plus versés dans l’animisme, intègrent aujourd’hui l’Islam et de surcroît leurs femmes vont plus loin en se couvrant tout le corps, y compris le visage.
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| Marché N'Zérékoré |
« Les Pakistanais qui sont là passent parfois par l’argent pour se faire des fidèles. Car, il faut savoir que la pauvreté frappe de plein fouet la population. En proposant donc à un père de famille 500.000 FG par mois s’il accepte de convertir ses femmes et sa nombreuse progéniture, c’est sûr qu’il va vite accepter » nous apprend Bernard Kolié, journaliste à la radio rurale de N’Zérékoré. Au regard de tous ces problèmes latents qui rongent à petit feu la Guinée forestière, le regard des autorités sur cette partie du pays serait salutaire.
Ces groupes de religieux pakistanais ont-ils reçu des autorisations pour ces missions ? Pourquoi ne met-on pas fin à ces pratiques dangereuses pour l’avenir de notre pays ?
Au cas où les autorités guinéennes ne le sauraient pas, le Talibanisme est un produit de ces « saints » du Pakistan. C’est eux qui ont enseigné le Coran et la religion aux Afghans que l’on a appelé « Talibans » avant que ces derniers ne prennent les armes et s’emparer du pouvoir par la force dans leur pays. Le monde entier connaît la « sainte Idiotie » qu’ils ont instaurée dans ce pays qui ne finit pas d’en payer les conséquences.
Aussi, les Afghano-Pakistanais sont très liés à la drogue qui n’a pas été prohibé même par le régime taliban qui se voulait islamique. Comment peut-on alors permettre que ces gens traversent le monde entier pour venir faire leur nid en Guinée ? Tout cela n’est malheureusement que la preuve de l’inexistence de ce qu’on appelle Etat en Guinée. Kouyaté qui a expulsé l’amie du Président, Chantal Cole, a toléré ces extrémistes islamistes (s’il ne les a pas soutenus), parce qu’il comptait sur les régimes islamiques pour conquérir le pouvoir et restaurer son PDG. L’actuel PM, Dr Souaré, doit s’occuper de ce problème le plus urgemment possible. Sinon, notre pays connaîtra prochainement la situation nigériane, ajoutant ainsi l’intolérance religieuse aux nombreux problèmes qui se posent à nous.
A la fin de l'année, nous reviendrons sur le dossier pour savoir si le gouvernement guinéen a pris sa responsabilité dans cette affaire. Il est mieux d'interdir les missions religieuses de groupes étrangers en Guinée. C'est le seul moyen de nous protéger contre l'islamisme et la prolifération des sectes chrétiennes qui détruisent actuellement l'Afrique Centrale.
Info: Ahmadou 1 Diallo
Commentaire: Sadio Barry
VOS COMMENTAIRES | |
| A. Leno | 11/07/2008 05:18:04 |
| En 15 mois et malgré les milliards mis à sa disposition, Kouraté et son Doro n'ont pas restauré un seul batiment administratif important de Guekedou alors que les 2 ont utilisé plus de 3 milliards pour leur résidence personnelle. Dieu merci que l'ex gaspilleur et vaniteux sur le dos de l'Etat ne puisse plus dormir là-bas. | |
| A. Bangoura | 11/07/2008 05:32:59 |
| Ce petit Tonguino ne serait-il pas un petit Pivi par hasard? Ce petit dit clairement qu'il va commettre d'autres meurtres à sa sortie de prison. Adulte et fort, je vois bien un plus dangereux que Pivi Coplan qui effraye meme le président et sa garde aujourd'hui. Le mieux, c'est d'appliquer vite la loi sur les coupables de meurtre: peine de mort. Sinon on arrivera à un regime de règlement de compte entre differentes familles | |
| mr barry | 11/07/2008 14:49:55 |
| Il est certe que les hautes personnalites guineennes constituent le malheur de ce peuple . | |
| DRAHMANE | 11/07/2008 14:53:23 |
| Je persiste à croire que la mission de Souaré devrait commencer pas jetter les bases de la restauration d'un ETAT.Le pays est sans ETAT!Restaurer l'autorité et organiser l'administration en commencant par l'administration du territoire.C'est une priorité ou la priorité des priorités. | |
| Barry A. | 11/07/2008 17:09:08 |
| Si cette information de missionnaires "pro-talibans" est confirmée, par une étude très sérieuse(commission d'enquête parlementaire?), il serait impératif que les autorités prennent leur responsabilités. Mais attention! Il ne suffit pas de venir du Pakistan, de l'Arabie Saoudite, ou de l'Afganistan pour être extrémiste. Autrement dit il faudrait vérifier quel type d'islam enseignent ces pakistanais: un islam extrémiste ou un islam du juste milieux? Encore une fois, ce n'est pas forcément l'habillement qui est le facteur déterminant de l'extrémisme, mais le contenu de l'enseignement. A ma connaissance, aucun pays n'est composé en totalité d'extrémistes. De même, aucun autre n'en est dépourvu totalement. Il faudrait aussi s'occuper du cas des wahhabites, qui ne sont pas sans danger pour l'avenir de notre pays. Et le plutôt sera le mieux. Sans amalgame ni passion et autres préjugés bien sûr. | |
| Diallo Ali | 12/07/2008 10:00:28 |
| Vous ecrivez des choses que vous ignorer totalement. Vous dites que ce sont les Pakistanais qui ont enseigne l'Islam aux Afghans; avez vous des preuves de ce que voua affirmez? Je vous suggere d'affirmer seulement ce que vous savez. Si l'expension de l'Islam est un danger pour l'avenir de la Guinee, nous perirons tous car c'est Allah qui s'en charge. Faites attention a ce que vous dites. | |
| Diallo oumar | 14/07/2008 09:18:00 |
| Mr Diallo Ali, le majorité des guinéens sont des musulmans, donc le le problème n'est pas de l'Islam. Mais, l'usurpation du vrai sens de la religion pour satisfaire des causes non avouées. avant l'arrivée des wahabites, talibans, chiites etc... les musulmans, le chrétiens et autres guinéens s'entendaient très bien. Comment pouvez-vous nous expliquer que des musulmans qualifient d'autres de non musulmans? | |