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La corruption n'est pas le propre des dirigeants africains
La politique au sens wébérien du terme << vivre de la politique et pour la politique >> est souvent associée à des pratiques qui échappent au contrôle de la loi et du législateur. Vivre pour la politique, est une vocation, c'est-à-dire, faire de la politique le but de sa vie. Par conséquent, vivre de la politique implique pour un politique d'avoir de ressources personnelles. Dire que la corruption c'est le propre des dirigeants africains, c'est ignorer toutes les pratiques qui échappent aux législateurs des pays occidentaux considérés comme" concepteurs" de la démocratie. Si monsieur Jean François Copé, et les autres membres dirigeants de l'UMP ont démissionné, c'est parce qu'ils ont été à plusieurs reprises impliqués dans des scandales politiques. Pour éviter de tomber dans l'ethnocentrisme, il serait mieux de dire que ces affaires ou ces scandales sont le propre de tous les dirigeants politiques qui n'ont aucun respect pour les populations et qui oublient qu'ils ne sont que les représentants du peuple. Ces politiques ignorent qu'ils sont investis en tant que représentants du peuple par le peuple lui-même. Ils ont pour rôle de défendre les intérêts de ce peuple, au lieu de cela, ils confondent les caisses publiques et les intérêts privés. L'on pourrait se demander si la démocratie représentative longtemps contestée, vaut mieux que la démocratie directe, où le peuple exerce directement le pouvoir ? Est-elle le pouvoir du peuple par le peuple ? La réponse est non, car le peuple n'exerce pas directement le pouvoir, il délègue ce pouvoir à des professionnels de la politique. Si la démocratie n'est pas un idéal, c'est-à-dire ce à quoi on aspire, alors que peut-elle être ?
Elhadj Aliou Diallo
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