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CIRDI : une institution mafieuse et néocoloniale dont les pays africains doivent se retirer en bloc.


2014-07-29 00:55:19

Le CIRDI est le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements.

Cette institution internationale d'arbitrage pour régler les différends relatifs aux investissements opposant des États contractants à des ressortissants ou entrepreneurs d'autres États contractants n’est aujourd’hui qu’un instrument entretenu par des dirigeants des Etats pour tromper leurs peuples et leur imposer des mesures politiques impopulaires. Par exemple, le gouvernement allemand pourrait revenir sur sa décision de sortir du nucléaire sur décision d’une telle cour.

Cette cour n’est en fait qu’un code de règles qui s'applique à un tribunal ad hoc créé à chaque fois par les parties concernées. Chaque partie peut nommer les arbitres qu'elle souhaite mais à partir d’une liste restreinte d’une quinzaine d’arbitres choisis dans une opacité totale et mis à disposition par le CIRDI.

Ces arbitres viennent de 20 cabinets d'avocats occidentaux dont les intérêts sont le plus souvent en cause.

Les assises dudit tribunal se font en cachette, derrière des portes fermées. Les peuples concernés n’apprennent que le verdict final qui peut être un arrangement entre les parties qui se retrouvent à huis clos.

Cette Institution n’obéit à aucune règle démocratique ni à aucun principe de transparence. A l’origine, elle a été créée par la convention de Washington du 18 mars 1965 à l’initiative des anciennes puissances coloniales qui ont voulu ainsi protéger et assurer les intérêts des entreprises de leurs ressortissants établies dans les anciennes colonies devenues indépendantes.

C’est un instrument aux mains des anciennes puissances coloniales pour pouvoir continuer à spolier légalement les Nations dites indépendantes aujourd’hui.

L’Afrique doit se retirer en bloc de cette institution mafieuse et néocoloniale si elle veut que ses ressources reviennent à ses enfants. Les pays de l’Amérique Latine commencent à comprendre cela et agissent en conséquence :

La Bolivie s’est retirée le 3 novembre 2007. L’Équateur a suivi l’exemple bolivien le 7 janvier 2010. Le Venezuela aussi s’est retiré le 25 juin 2012.

 

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VOS COMMENTAIRES

bah aguibou29/07/2014 03:57:41
les dirigeants africains continuent d'adopter une position de simples serviteurs aux mains de l'occident. Ne parviennent ils pas toujours au pouvoir par l'appui de ces derniers, et une fois au pouvoir, la preocupation est plus de continuer d'amadouer ces maitres tapis dans l'ombre que de satisfaire aux besoins les plus elementaires de son peuple, consequence, le cycle infernal de misere continue en depit de nos immenses ressources. L'afrique a besoin des revolutionaires sur certaines pratiques connues de tous, ne serait ce qu'au cout de leurs vies ou mandats politiques.
Mathieu29/07/2014 06:50:48
Félicitation à vous pour cet article!
Cette institution est bien le substitue des pouvoirs coloniaux sur les pays exploités.
Envoyez cet article à chaque gouvernement et à chaque institution africaine pour espérer que cette question soit soulevée à l'Union Africaine. Tant que vos dirigeants ne suivront pas ce conseil, les pays africains non occupés sur place par des colons blancs comme l'Afrique du Sud n'ont aucune chance de s'en sortir. Leurs ressources seront toujours légalement pillées par des puissances étrangères à travers leurs entreprises protégées par ce genre de machin internationaux.
Saran29/07/2014 09:07:37
Je suis confortée dans mes convictions qu'un parti associé à l'équipe de guineepresse sera un porteur d'espoir pour toute l'Afrique. On peut aimer ou détester Sadio Barry. Mais ses compétences, son courage et sa vision positive pour notre pays et les Africains ne sont pas niables. L'Afrique a besoin de ce genre de personnes comme dirigeants dans cette phase des tournants décisifs de l'humanité: la conquêtes et le contrôle des ressources qui deviennent de plus en plus rares.
J. Koly29/07/2014 16:52:16
A qui s'en prendre?
On ne peut que s'en prendre a nous-meme parce que des qu'un Negre dit "MERDE" a l'occident dans leur erement,ce sont ses propres compatriotes "Negres" qui seront prets a le sacrifier.
Il existe mille et un exemples frappant dans ce sens.LUMUBA,SANKARA...sont passes par la.
Ibrahima229/07/2014 18:43:29
Mon frere J. Koly a tout dit ici.
Des qu un africain sort la tete pour
defendre l`interet des africains,on le
qualifie de tous les maux.
Les fins tragiques des Lumumba,N`kuruma,
Steve Biko,Thomas Sankara, le prophet
Kimbangu et des centains de milliers
d`africains qui disparaissent dans l ombre
RIP RIP RIP SOLDAT INCONNU.