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2.ème lettre ouverte de Bah Mamadouà M. Aboubacar Somparé du PUP
2008-07-29 12:02:43 Nous avons découvert grâce à la médiatisation poussée de la RTG que vous êtes maintenant Inspecteur Politique du PUP alors que ce titre n’existe pas dans les statuts même si vous avez fait pression pour légitimer cette fonction. Votre nostalgie du côté négatif de la 1ère république vous a amené à choisir ce titre au lieu du parrain déjà choisi par un autre candidat à la succession du Président Conté. Nous avons suivi votre campagne où ne figurait aucun membre du Bureau Politique sauf ceux qui y sont marginaux. Les autres missions du PUP à l’intérieur du pays n’ont bénéficié d’aucune couverture médiatique de la RTG. Vous n’avez certainement pas intervenu pour faire leur publicité. Nous avons noté vos déclarations (toujours en soussou comme tout bon ethniciste) où vous présentiez vos excuses et vous sollicitiez leur pardon tout en les montant contre ceux qui ont quitté le parti et qui doivent être remplacé sur le champ. Pourtant les statuts précisent bien les conditions dans lesquelles un responsable doit être remplacé. C’est ainsi que certains maires ont compris qu’ils pouvaient renvoyer sur le champ tous les conseillers communaux élus sur la liste PUP qui adhèrent à un autre parti. Vous n’avez jamais parlé comme un responsable qui prône l’unité nationale et la fin de l’ethnocentrisme. Vous avez toujours été pour l’exclusion de ceux qui ne veulent pas être derrière vous. Votre ambition personnelle vous aveugle et vous fait prendre des positions qui ne sont pas dignes d’un Président d’une Assemblée Nationale. Permettez-moi cependant de vous rafraîchir la mémoire en vous rappelant votre parcours depuis 1995, date de l’installation de la première Assemblée multipartite. Après l’élection de El Hadj Boubacar Biro à la présidence, vous avez tout de suite déclaré sans vous baser sur un texte (il n’y avait pas de jurisprudence à ce sujet) qu’El Hadj Biro ne pouvait plus être Secrétaire Général du PUP et qu’en conséquence il devait vous céder la place. Vous avez été plus loin en déclarant qu’il ne faisait même plus partie du Bureau Politique et qu’il n’avait plus à assister aux réunions. Devant votre insistance, malgré le refus des autres membres du Bureau Politique, El Hadj Biro a fini par annoncer et s’abstenir d’assister aux réunions du Bureau Politique. Mais cela ne vous suffisait pas ; vous avez fait l’impossible pour rompre les relations confiantes qui existaient entre le Président de la République et El Hadj Biro. Quand en sa qualité de Président de l’Assemblée, El Hadj Biro a dénoncé la torture et les violations de la loi par la justice, vous avez profité de l’occasion pour amener le Bureau Politique du PUP a dénoncer El Hadj Biro dans une déclaration publique lue à la télévision par M. Banty Diallo (vous n’avez pas osé la lire vous-même). Ensuite vous avez fait croire au Président de la République que El Hadj Boubacar Biro faisait des maraboutages contre vous et le Président ; c’est pourquoi vous étiez tous les deux malades. Vous avez été jusqu’à accuser une employée du Protocole de l’Assemblée d’avoir donné à El Hadj Biro le nom de votre mère pour qu’il puisse vous marabouter. Vous oubliez cependant que El Hadj Biro disposait de votre dossier où figurait toute votre filiation. Vous avez enfin réussi à cette occasion à créer la rupture totale entre le Président de la République et El Hadj Biro Diallo. C’est à ce moment que le Président de la République, dans un discours au stade annexe du 28 septembre, a déclaré tout haut : « Dites à El Hadj Biro de me laisser tranquille. Je l’ai trouvé comme vendeur de riz chez Alpha Amadou et je lui ai confié mon parti ; maintenant qu’il me laisse tranquille ». Comment un patriote peut admettre une cassure officielle entre les Présidents de l’exécutif et du législatif ? Pour vous, l’essentiel est d’être seul dans la place et de vous préparer pour la succession du Général. C’est seulement quand on a rapporté au Président les termes de vos déclarations lors d’une réunion chez feu Souahib Deen Camara que le Président a compris votre jeu et réalisé qu’on l’avait induit sciemment en erreur en s’attaquant à El Hadj Biro, mais cela n’étant plus rattrapable. Cependant, à partir de ce moment, il s’est méfié de vous. C’est pourquoi, il a purement éliminé de la liste des candidats à la députation tous ceux qui ont assisté à cette fameuse réunion secrète, même les membres du Bureau Politique. Il a accepté difficilement de vous maintenir grâce à l’appui constant et bruyant des femmes que vous avez mobilisées financièrement. Il a quand même laissé entendre que cela ne faisait pas de vous le futur Président de l’Assemblée Nationale. Là encore vous avez fait jouer la fibre ethnique en disant, pour éliminer la candidature de Saikou Yaya Baldé que le Président semblait soutenir, qu’après le Peulh, c’est le tour d’un Soussou de prendre la Présidence de l’Assemblée Nationale. Sous la pression de ceux-ci, vous avez enfin réussi à vous installer au perchoir malgré le peu d’enthousiasme du Général Conté, Président d’honneur du PUP. Maintenant que la législature est achevée vous entamez encore le combat pour vous maintenir au pouvoir. Vous avez oublié vos déclarations concernant El Hadj Biro et vous déclarez que vous êtes toujours un membre actif du Bureau Politique. Voyant cette détermination, le Président d’honneur du PUP a essayé de placer El Hadj Mamadou Sylla pour reprendre le parti à sa place. Vous avez mobilisé tout le monde pour faire échouer l’opération. Ce que vous avez réussi. Vous avez encore essayé de vous faire nommer Vice-président. Ce que les statuts n’avaient pas prévu. Vous n’avez pas réussi ce coup là. En désespoir de cause, vous vous proclamez Inspecteur Politique du PUP pour pouvoir faire votre campagne. Maintenant les gens utilisent votre propre stratégie quand vous écartiez El Hadj Biro. Ils disent, après le Peulh, il y a eu le Soussou, maintenant c’est le tour du Malinké. Comme disent les musulmans le hakè (péché) se paie ici bas. El Hadj Biro est vengé maintenant. Dieu ne dort pas. Vous vous acharnez malgré tout contre Sékou Konaté, le Secrétaire général du PUP. Il ne faut pas croire que tout le monde a la mémoire courte. Nous avons suivi votre parcours depuis 1995 et même avant sous la 1ère République et nous connaissons maintenant vos motivations profondes. Vous n’avez pas hésité la semaine dernière à licencier illégalement sans préavis des cadres de l’Assemblée National parce que vous les soupçonnez d’être contre vous dans un autre parti. Nous sommes aussi au courant des menaces que vous proférez contre les députés qui veulent quitter le PUP. Enfin, vos actions à Boké contre ceux qui ne sont pas avec vous comme Ali Bonia Camara et de nombreux autres. Vous avez essayé de diviser les Landoumas en tenant des propos racistes et ethnicistes qui ne vous honorent pas. Lors de l’installation de l’Assemblée Nationale actuelle, vous n’avez pas hésité à licencier sans préavis le personnel affecté à votre prédécesseur et à vos ex-collègues du Bureau du Parlement. Malgré toutes les interventions, précisant que vous n’avez pas le droit de le faire, vous avez persisté jusqu’au bout dans votre décision inhumaine et illégale. Nous avons appris aussi que vous avez déclaré à la délégation de la CEDEAO et au représentant du Secrétaire Général des Nations Unies que vous étiez contre la tenue d’élections législatives cette année. En conclusion, je ne peux que reprendre les termes de ma première lettre ouverte (du 23 mai 2008) parlant de votre discours lors de la clôture de la Session parlementaire. Nous espérons que la Direction Nationale du PUP mettra fin à vos activités fractionnelles tendant à diviser les Guinéens pour votre seul profit personnel. Espérons que vous finirez par rester tranquille et prendre votre retraite comme vous avez obligé El Hadj Boubacar Biro à le faire.
Conakry, le 23 juillet 2008 El Hadj Ba Mamadou
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