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| Vente d’esclaves |
2014-08-20 21:19:49
20 août 1619 - 20 août 2014: il y a 395 ans jour pour jour, un bateau hollandais arrive dans la colonie anglaise Jamestown, Virginia. Le capitaine qui a besoin d’alimentation pour son équipe offre 20 noirs africains, qu’il avait retirés d’un cargo espagnol, en échange. Ils sont les premiers esclaves africains en Amérique du Nord, capturés en Angola.
En Europe, les Portugais et les Espagnols avaient commencé le commerce d’esclaves noirs un siècle avant. Avec le marché américain, le commerce devient plus lucratif et intensif : le plus faible esclave coûtait au moins 800 dollars (20 000 euros d’aujourd’hui).
Les Européens transforment la côte ouest-africaine en principal marché d’esclaves qui doivent travailler dans les plantations de canne à sucre, du coton et du tabac pour le nouveau monde.
Sur l’image ci-dessus, une annonce de vente d’esclaves aux enchères en Amérique en 1829.
Les premières décennies, les Européens enlevaient les esclaves de force en Afrique. Vers la fin, ils utilisaient des méthodes plus raffinées, se servant des complicités en Afrique de l’Ouest. Des Africains qui vendaient les leurs, des enfants, jeunes et femmes volés ou tombés entre leur main après des razzias contre des villages entiers. Il s’agit des peuples Bambara et Maninka selon les archives consultés par les historiens et journalistes allemands.
Ainsi, plus de 11 millions d’africains sélectionnés (la bonne qualité) seront ainsi transportés de l’Afrique vers l’Occident. Plus de 2 millions périront en route à cause des mauvaises conditions de transport et de maladies.
Par peur des conséquences du dépeuplement du continent africain et sous la pression des abolitionnistes occidentaux, l’esclavage resta légal mais il fut interdit aux Européens d’aller chercher des africains pour venir les vendre. Alors les peuples Bambara et Maninka se chargèrent eux-mêmes d’attraper et de transporter les esclaves pour aller les vendre, précise-t-on dans l’émission.
En 1776, l'esclavage est officiellement légal dans toutes les colonies américaines, bien que dans la Constitution du pays, il est écrit depuis le jour de sa fondation le 4 juillet 1776, que tous les Hommes sont égaux en droit et en devoir. Pour être en harmonie avec ce texte constitutionnel, il a fallu déclarer l’homme noir sous-homme et inférieur au blanc: l’origine du racisme aux USA.
En 1807 le Congrès américain décide l'abolition de la traite négrière internationale, mais c’est seulement en 1865 que la loi interdisant explicitement l’esclavage en Amérique (Le 13ième amendement) fut ajoutée à la Constitution: « Ni esclavage ni servitude ne doivent exister aux États-Unis ou dans tout autre lieu soumis à leur juridiction ». Œuvre d’Abraham Lincoln venu au pouvoir en 1860. Il fit adopter cette loi le 18 décembre 1865, 246 ans après l’arrivée des premiers esclaves africains en Amérique du Nord. L'état du Mississippi ne l’a ratifié qu’au 16 mars 1995.
Dans cette émission, on apprend également que la décision d’armer tous les hommes blancs et quelques femmes blanches aux USA a été une conséquence de l’abolition de l’esclavage. Les anciens maîtres d’esclaves craignant que les noirs ne se vengent contre eux.
Emission « ZeitZeichen vom 20.08.2014 » de la radio allemande WDR 5 de ce matin à 9:05
Lien: http://www.wdr5.de/sendungen/zeitzeichen/sklaven110_tag-20082014.html
GUINEEPRESSE.INFO
VOS COMMENTAIRES | |
| S. Doumbouya | 21/08/2014 09:12:29 |
| Des témoignages troublants sur le rôle joué par le peuple et des anciens chefs malinkés dans la pratique, la promotion et la persistance de l’esclavage au-delà même des frontières africaines. Il apparaît dans ces témoignages et dans les faits historiques que le Maninka n’a pas la notion du patriotisme ni même de fraternité dans sa culture. Ces gens ont toujours cherché à vivre sur le dos des proches et des voisins qu’ils sont prêts à vendre à vil prix. Ils ont vendu leurs enfants, leurs frères et sœurs, leurs voisins et ils en ont mangé le prix. C’est comme s’ils ont bouffé la chaire de ces derniers. A présent, pour des raisons électoralistes, ils viennent nous dire que ceux qui nous ont achetés et permis de survivre sont nos ennemis, après tout le métissage familial et culturel qui nous lie désormais au Fouta. Cette attitude du malinké à échanger même sa famille contre des petits avantages éphémères explique pourquoi ils ont livré notre pays à un Burkinabé. Je dirai à mes frères du Fouta qui se disent appartenir à Manden Djallon que nous sommes depuis des siècles devenus des haali pulars. Si les anciens Peuls avaient été méchants, aucun d’entre nous ne saurait aujourd’hui s’il descend d’un Condé, Doumbouya, Cissé ou Keita. Comme les Américains noirs, nous porterions tous des noms et prénoms peuls aujourd’hui. Nous n’avons de commun et chez nous qu’avec le reste du Fouta. Nous sommes tous peuls aujourd’hui et ne laissons pas les assaillants, kidnappeurs et vendeurs d’hier venir mettre encore du feu à notre nouvelle demeure Fouta. Wassalam. Doumbouya | |
| J.Koly | 21/08/2014 11:20:30 |
| Ce sont ces memes negriers qui sont de nos jours des JUSTICIERS,suffoquant leur part de responsabilite des crimes contre l'humanite. Certains africains comme le signale Mr Doubouya sont prets a sacrifier leurs proches pour des motifs qu'eux-meme peuvent elucider. J'en connais Un se trouvant dans la meme logique mais je tais son nom! | |
| Djiwoun Daka | 21/08/2014 12:24:02 |
| Bravo guineepresse! Nous savons à présent qui ont plus commis des crimes d'esclavage en faisant du commerce humain leur seule source de revenu. Pas étonnant qu'ils s'accrochent bec et ongle à l'Etat pour vivre sur le dos des autres. Ils n'ont jamais appris à travailler au fait, mais à voler, piller et vendre. | |
| Daouda | 21/08/2014 12:49:12 |
| Ce texte ne contient que des mensonges. Ce n´est pas à partir des Radios des fils des anciens maitres, que les fils des anciens esclaves vont chercher la verité. ARRETER de nous distraire! On a mieux à faire! | |
| Djiwoun Daka | 21/08/2014 13:54:41 |
| Badirawo Doumbouya, excusez-moi de n'avoir rien dit par rapport à votre commentaire qui est un discours louable d'homme éclairé et responsable. J'ai commenté après lecture, sans lire les commentaires. Je vous félicite et vous adresse mon immense estime et fierté d'avoir des frères comme vous au Fouta. | |
| SADIO BARRY | 21/08/2014 14:37:05 |
| << Ce n´est pas à partir des Radios des fils des anciens maitres, que les fils des anciens esclaves vont chercher la vérité. >> Petit-frère Daouda, de par la forme de ta réaction, je pense que tu as lu le texte original et écouté l'émission directement à la source, la radio WDR 5 que tu connais pour avoir étudié ici. Tu sais Daouda, il y a un propre aux Occidentaux comme à toute société qui a atteint un certain niveau de développement: ils peuvent mentir et cacher la vérité dans le présent pour défendre un intérêt ou atteindre un but donné. Mais ils ne falsifient pas des faits historiques, même si ces derniers les mettent en cause. Pour le besoin de l'Histoire. C'est pourquoi il y a toujours un nombre d'années pour ouvrir tout dossier aux chercheurs et historiens dans ces pays. Cette émission se fondant sur des archives de l'esclavage qu'ils ont consulté en Europe, aux USA et en Afrique (cela ressort clairement dans l'émission), ils ne se sont pas fait cadeau eux-mêmes comme tu pourrais le confirmer toi-même. Ils mettent en cause leur société au point de criminaliser les Blancs pour les rôles que des complices africains ont joué. C'est de l'histoire qu'il est question ici. Ces journalistes et historiens occidentaux ne savent qu'il y a eu un débat là-dessus entre Guinéens. Ils n'ont certainement connu les noms Maninka et Bambara qu'en les lisant dans les archives. Nous devons également exploiter ces informations pour le besoin de l'histoire et du savoir et non à des fins politiques. Salutations ! | |
| Sahaaba Nafowo | 21/08/2014 15:18:07 |
| "Nul n'a le droit d'effacer l'histoire d'un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans homme" Alain Focal | |
| E. Kourouma | 21/08/2014 16:48:03 |
| Daouda, soyons au moins honnête pour ne pas nier des faits prouvés scientifiquement et historiquement à travers des archives officiels. La copie d'une annonce de vente d’esclaves aux enchères en Amérique en 1829 en fait foi. N'oublie surtout pas que c'est le régime et les hommes politiques malinkés qui ont commencé à politiser ces faits historiques en déformant la vérité. Ils pensaient que les peuls allaient continuer à se taire pour laisser encore le mensonge triompher. Erreur! Maintenant, que la vérité soit connue de tous afin que les menteurs aient leur droit au chômage. | |
| Daouda | 24/08/2014 08:53:28 |
| << toute société qui a atteint un certain niveau de développement>> Bonjour grand-frère Sadjo de quel développement parles-tu? J´ESPERE bien que c'est un développement Materiel que moi j'appelle équippement. Aujourdh´hui à travers la mondialisation, un pays peut quitter en sous peu de temps d´un état moins équipe(que vous appelé par erreur de langage le sous développé) à un état plus équipé(que vous applé par la même erreur, développé) Mais Sur le développement humain, l´ afrique n´a rien à envier aux autres continents. Pour ce fait on ne peut en aucun cas prétendre convaincre les jeunes africains a se référer sur ces radios milles colines. Ce n´est en te critiquant toi-même que celui à qui tu as causé tort doit croire ta bonne foie. L´Occident ou l'europe ne font et ne disent rien pour rien. Reveillons-nous! Coordialement | |