2014-10-01 06:23:06
(Ses yeux étaient rouges; de lecture de noms de victimes à la Place des Nations Unies.)
N'oublie pas
L'endroit où nous avons souffert
Où le ressentiment et la poésie se rencontrent
C'est là que les espoirs reposent.
Les fascistes parlent de souveraineté
Ils signifient, permis de tuer.
Ne vois-tu pas?
Toi jeune fille sous le voile des charmes
Avec un corps aux lyrismes fatidiques
Qui a réveillé les instincts de viol.
Les vieux barbus savent
La vieille chanson
Les tensions insatiables
Pour nettoyer les plaies sanglantes
Qui insufflent les vents de la vie
Pour sauver les cendres
Les cendres brûlantes de désir.
N'oublie pas
N'oublie pas que tu es le poète
Le guerrier solitaire
Qu’ils attendent
Jusqu’à la mort
Pour un éloge sans fin.
Ourouro Bah

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