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2014-10-01 06:23:06
(Ses yeux étaient rouges; de lecture de noms de victimes à la Place des Nations Unies.)
N'oublie pas
L'endroit où nous avons souffert
Où le ressentiment et la poésie se rencontrent
C'est là que les espoirs reposent.
Les fascistes parlent de souveraineté
Ils signifient, permis de tuer.
Ne vois-tu pas?
Toi jeune fille sous le voile des charmes
Avec un corps aux lyrismes fatidiques
Qui a réveillé les instincts de viol.
Les vieux barbus savent
La vieille chanson
Les tensions insatiables
Pour nettoyer les plaies sanglantes
Qui insufflent les vents de la vie
Pour sauver les cendres
Les cendres brûlantes de désir.
N'oublie pas
N'oublie pas que tu es le poète
Le guerrier solitaire
Qu’ils attendent
Jusqu’à la mort
Pour un éloge sans fin.
Ourouro Bah
VOS COMMENTAIRES | |
| Maladho | 01/10/2014 15:41:46 |
| A la manifestation de New York du 29 Septembre, une jeune femme partiellement voilee, apres une longue lecture des noms des victimes du 28 Septembre, certaines dont les corps n'ont pas encore ete retrouves, commence a verser des larmes, y emportant la plupart des manifestants. Ce poeme de Monsieur Bah capture ce moment pathetique de la marche et interpelle et la CPI et les Nations Unies et le Departement d'Etat Americain sur l'inertie, vieille de 5 ans, autour des evenements du 28 Septembre. A se rappeler que selon la commission des Droits de l'Homme des Nations Unies, ces crimes sont bel et bien "des Crimes Contre l'Humanite". | |
| Ansoumane Doré | 07/10/2014 22:28:12 |
| On reconnaît la magnifique plume d'Ourouro Bah dans ce tragique poême. Et tout cela constitue des ferments à l'éveil prochain de notre peuple. Cordialement A.D. | |