URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=14829
2014-10-06 11:09:42
La Guinée a depuis jeudi dernier 56 ans jour pour jour et est donc devenue plus qu’adulte on peut le dire, mais malgré cette maturité on ne vit que de la souffrance et de la contrition, cela s’amplifie surtout de jour en jour.
Le 28 septembre 1958 les guinéens ont voté « non » au referendum gaulliste et par ce vote ont demandé l’indépendance de leur pays, le 2 octobre suivant cette indépendance est obtenue. L’ethno-marxiste et sanguinaire Ahmed Sékou Touré (que la terre lui soit lourde) a proclamé cette indépendance du pays par rapport à la France et de là commence sa dépendance à l’égard de Sékou Touré.
S’en est suivi 26 années d’un absolutisme stalinien sanglant et sanguinolent avec des perpétuels complots imaginaires qui ont conduit à l’assassinat de toutes les élites intellectuelles du pays (tout ceux qui pouvaient diriger ce pays pour qu’il sorte la tête de l’eau). Plus de 50.000 morts seulement au Camp Boiro sans compter les pendaisons publiques dans toutes les villes du pays et les autres équarrissoirs (prison) du pays.
Il meurt en 1984 et logiquement un militaire quasi-analphabète prend le pouvoir et nous mène comme il le peut (vu sa capacité intellectuelle), mais sans faire un retour systématique sur à l’histoire de ce pays, à ce qu’a été les principaux régimes ou président qui se sont succédés, car cela est résumé dans cet article Guinée – du marxiste sanguinaire au socialiste complotiste, parlons donc du présent ou du passé récent ; dès le début du mandat du "Professeur" Alpha Condé la Guinée a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté). Les spécialistes d’économie ont dit que cela était prévu quelque soit le Président qui était là, mais n’étant pas économiste je préfère ne pas commenter cela.
Ce que je trouve vraiment burlesque, c’est que ce point d’achèvement a tellement fait l’objet de communication que personnellement j’ai niaisement cru à la fin de toutes les gueuseries de ce pays mais franchement depuis l’obtention de ce point d’achèvement de l’initiative PPTE, la vie du citoyen lambda devient de plus en plus rébarbative et difficile.
Parlant de la croissance économique le gouvernement et le Président de la République essaient de noyer le poisson en faisant croire que si Ebola n’avait pas fait irruption dans le pays on aurait même été émergent telle Ebola est devenu le bouc émissaire sur lequel on rejeté tout achoppement.
Cellou Dalein Diallo a dit dans un article publié dans un site d’actualité suite à l’adresse à la nation du "Professeur" Alpha Condé à la veille du 2 octobre, je cite « Je dis encore qu’en 2013, la Guinée n’a eu que 2.3% de croissance alors que la Sierra Léone à côté a fait 14.8%, la Côte d’Ivoire 9%, le Libéria 8% de croissance. En ce moment, il n’y avait pas Ebola en Guinée. Donc, il ne faut pas qu’on se mette à attribuer à Ebola le manque de progrès enregistrés ».
Toujours parlant d’Ebola je me demande malgré l’état d’urgence sanitaire le "Professeur" Alpha Condé continue toujours de voyager, il ne fait quasiment jamais 3 semaines dans le pays ; les présidents du Liberia et de la Sierra Leone ne vont nulle part même pas au sommet de l’ONU où ils interviennent par vidéo conférence, depuis que cette épidémie a fait irruption chez eux alors que selon l’OMS le nombre de décès dus à ebola en Guinée (648) est supérieur à celui de la Sierra Leone (605) en date du 28 septembre dernier. Le Président Alpha Condé part en vacance au Maghreb alors que le peuple meut ici d’ebola.
Le PPTE obtenu et n’ayant absolument en rien amélioré la vie du citoyen, l’on ne parle plus de ce PPTE et on se rabat maintenant sur Kaleta alors que personnellement je pense que Kaleta ne résoudra pas tout les problèmes de desserte en électricité dans le pays, mais il y a théoriquement des élections en 2015 donc on comprend.
Lors de sa de sa dernière rencontre avec la presse le "Professeur" Alpha Condé a dit : « Allez-y au Fouta, prenez les dix préfectures, voyez ce que nous avons fait depuis que nous sommes venus et ce qui y était fait après ». Bon je vais voir quelques préfectures !
Labé depuis 2011 rien absolument n’y est fait sauf l’éclairage public dont certaines s’allument la journée au lieu de la nuit ; les routes entre Labé et les préfectures voisines comme Mali, Koubia, Tougué ont l’habitude d’être rénové « au tape-à-l’œil » chaque année ou à chaque deux ans et cela s’est arrêté depuis 2010.
En terme d’infrastructures routières, sanitaires, scolaires, rien n’est fait, en terme de desserte en eau, en électricité rien n’y est encore fait.
A Mali comme je le disais, la route Labé-Mali était souvent réhabilitée mais depuis 2011 pas de réhabilitation, cette route est impraticable dans le vrai sens du terme, et à Mali rien n’y est fait à part cet éclairage public, pas de route, pas d’électricité.
A Koubia on peine à avoir de l’eau et le préfet y compris, les cadres (préfets, DPS, DPE) prennent leur véhicules et tournent dans la ville pour chercher un forage où puiser. D’électricité et de routes on n’en parle pas dans ces localités (Mali, Koubia, Tougué, Lelouma…). A Tougué, Gaoual, le constat est le même !
Pour Koundara ajoutons le cas du bitumage de la route même si cela a commencé avant leur arrivée au pouvoir.
Alpha Condé affirme « regardez Boké, N’Zérekoré, Mamou comment ces villes se trouvent aujourd’hui et comment elles étaient avant qu’on ne vienne » une bonne analyse mais pourquoi il ne dit pas « regarder Fria ce que Fria était et ce que Fria est aujourd’hui »
Ne serait-ce pas de la malhonnêteté intellectuelle ?
Boubacar BAH
Responsable de monfoutamaguinee
VOS COMMENTAIRES | |
| oury salim | 06/10/2014 15:49:28 |
| Mr Bah heureusement vous avez signalé a la fin de ce d'article. effectivement c'est la malhonnêteté intellectuelle. | |
| KABBA | 06/10/2014 18:42:08 |
| Une mission, composée d’avocats membres de l’organisation « Avocats sans frontières Guinée » ainsi que de journalistes, est partie à N’Zérékoré et Womè pour mener des enquêtes sur les tueries survenues à Womè le mardi 16 septembre 2014. Pour rappel, 8 personnes y avaient été assassinés alors qu’ils faisaient partis d’une équipe chargée de la sensibilisation, dans cette localité, sur les comportements à adopter en cette période d’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola. Sur la route de N’Zérékoré à Womè, ils font une halte dans la ville de Goueké, une autre sous-préfecture de N’Zérékoré. Sur place, ils rencontrent un religieux qui leur indique que des militaires ont pillés toutes les habitations de Womè, que des sacs de riz, des bidons d’huile et des porcs en provenance de Womè ont été vendus au marché de Goueké à des prix abordables. Il poursuit en disant que les pillages ont commencés en présence de la délégation ministérielle qui s’était rendu sur les lieux quelques jours après les tueries. Il affirme que le colonel Rémy LAMA aurait giflé un agent de sécurité à cause des objets qu’il aurait volé. Arrivés aux environs de midi à Womè, tous munis d’ordres de mission visés par le gouverneur de la région et le préfet de Nzérékoré, ils trouvent un groupe de militaires auquel ils s’adressent. C’est un lieutenant de l’armée qui les conduit vers un capitaine qui répond au nom de Moise Mouctar Keita. Ce dernier les accueille et se met à leur disposition. Ainsi commence la visite de terrain. Dans le village aucun habitant ne s’y trouve. Le capitaine leur indique que toute personne civile rencontrée à Womè sera interpelée et conduite à la prison centrale de Nzérékoré. A quelques mètres de la base militaire, ils arrivent sur le lieu où 7 corps ont été découverts le 18 septembre dernier. Une fosse située dans la cour d’une école primaire du village. Près de la fosse septique ils trouvent des cordes et quelques habits qu’une personne parmi eux, qui est de la région, a reconnu appartenir à un membre de l’équipe tué sur les lieux. Poursuivant leurs investigations, ils tombent sur un groupe de gendarmes, lourdement armés, conduit par un capitaine auquel ils se présentent. Le commandement change à partir de là et c’est ce capitaine de la gendarmerie qui les conduit à sa base. Les gendarmes reçoivent alors un appel qui viendrait de Nzérékoré. Selon eux, c’est un colonel qui est au bout du fil et qui ordonne l’arrêt immédiat de la visite. Là, c’est le début des hostilités. La mission d’avocats et de journalistes appellent immédiatement le gouverneur de la région de N’Zérékoré, Mr Lancéï Condé, qui leur laisse entendre que lui les a reçu à bras ouverts à son bureau, mais que si sur le terrain ils ont des difficultés, ils doivent se soumettre aux ordres de ceux qu’ils ont trouvé sur place. Désormais quadrillés par des hommes armés de mitraillettes Kalachnikovs qui n’obéissent qu’aux ordres de celui qui a appelé et non pas à leur chef direct se trouvant sur le terrain, ils sont conduits à un autre endroit pour être identifiés et auditionnés. Le capitaine de la gendarmerie leur indique qu’il a reçu l’ordre de les dépouiller de leurs appareils et de leur retirer les cartes mémoires. Après plus de quatre heures de détention arbitraire et sans liberté de communiquer ni de se mouvoir, c’est seulement aux environs de 17 heures qu’ils sont relâchés par les forces armés. La quasi-totalité des éléments sonores, contenant les témoignages des victimes qu’ils ont recueillis sur le terrain depuis leur arrivée dans la région il y a quatre jours, se trouvent sur ces cartes mémoires. Il convient de signaler que la sous-préfecture de Womè, un village qui comptait une population d’environ cinq mille âmes, est désormais transformée en un véritable retranchement militaire. Que se passe-t-il dans Womé au point que l’on n’admette pas la présence d’une mission d’avocats et de journalistes venus s’enquérir sur la situation de la population ? Macky SOW Membre de la mission | |