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Debout les morts !
2008-08-06 13:37:16 Le système souillé de toutes sortes d’infamies vient de s’illustrer ces dernières heures dans notre pays. A l’aspect de ses animateurs, sans foi, ni loi, sans croyances et sans cœur, les Guinéens doivent-ils demeurer toujours dans l’attentisme « godotien » (permettez-nous ce néologisme) ou agir pour éviter de justesse la décadence irrémédiable de notre patrie ? Avant d’en parler, nous voudrions revenir sur les derniers récits fricotés de l’ancien Premier ministre ; de ce PM dont nous n’avions plus jamais évoqué, mais qui nous y oblige encore aujourd’hui. Ce qui arrive encore à la Guinée serait-il arrivé si Lansinè Kouyaté n’avait pas été son Premier ministre après les douloureux événements de janvier et février 2007 ? La question mérite d’être posée au regard de la zizanie qui dirige l’Etat fossile guinéen. En effet, si cet homme avait été digne de la fonction qui lui avait été confiée par la volonté populaire ; s’il avait su accomplir la mission enroulée dans la feuille de route, le système de Conakry n’aurait jamais régénéré à tel point de rendre possible le recyclage de ceux-là même que les Guinéens avaient majoritairement jugés et condamnés à ne plus roder autour du pouvoir à plus forte raison y trouver une parcelle de responsabilité. Grâce à Lansinè Kouyaté cela est désormais possible. Pire, il a rendu les Guinéens pieds et poings liés au système qui peut désormais faire d’eux ce qu’il veut parce qu’ils sont blasés en ne trouvant plus à quel groupe se confier. Les syndicalistes ont fait corps avec le plus minable des PM pendant 15 mois. L’opposition politique brille de tous les éclats par son mutisme et son inactivité. Ce faisant, les Guinéens sont devenus des prisonniers sur leur terre ancestrale. Ils sont la risée des autres peuples et sont simplement devenus orphelins, car même la communauté internationale ne semble pas voir, ni entendre leurs cris de détresse et appels au secours. Qu’est-ce qui nous reste ? Compter sur nous-mêmes et inviter les vrais patriotes à former l’armée de combattants pour la restauration de la Guinée. Revenons à Lansinè Kouyaté qui, au lieu d’avoir sur la conscience ce crime qu’il a commis contre la Guinée et ses citoyens, continue de saupoudrer de mensonges ses sites créés dans la perspective de son accession à la présidence qu’il lorgna pendant quinze mois, mais en vain. Heureusement, qu’il a échoué avant terme ! Ainsi ferait-il écrire par un anonyme auteur, la rencontre de madame Colle Chantal sous le sceau d’un éhonté récit. Alors que la réalité des faits vécus ce jeudi 21 juillet 2008 aux environs de 21h45 (heures françaises) sont claires. Tout s’était passé au 56ème étage de la Tour Montparnasse dans le célèbre restaurant : Ciel de Paris. Une compatriote, membre de l’UFR devant retourner en Guinée est invitée par Chantal Colle. Elle sera accompagnée par une autre compatriote militante de l’UPR et un ami aux trois. Les quatre Guinéens décident de dîner au Ciel de Paris pour dire « au revoir » à leur sœur et amie. A 21h45, ils entrent dans le restaurant Ciel de Paris. Les deux invitées, les premières suivies de madame Colle et de leur ami. Du seuil, ils aperçoivent une équipée d’Africains assis autour d’une table qui sera distante, à peu de chose près, d’un mètre de celle de Colle et ses amis. De loin, ils les confondent à des frères et sœurs de l’Afrique centrale par leur accoutrement. En s’attablant, ils s’aperçoivent que le voisin d’en face ressemble à Lansinè Kouyaté. Il est assis à une table rectangulaire, sa femme à sa droite, son fils à gauche de madame Kouyaté et leur fille adoptive, à droite de l’ex-PM. En face d’eux, leurs trois belles sœurs. L’ancien PM et sa suite avaient déjà terminé l’entrée et attendaient le plat principal quand l’un des invités de Chantal fait remarquer que leur vis à vis est bien Lansinè Kouyaté. Sur le coup, Chantal s’écrie « Qui ? » « Kouyaté Lansinè », lui répondit ce dernier. Elle éclata de rire et se saisit de son portable pour appeler deux journalistes en Guinée pour leur faire part de leur insolite rencontre, deux leaders de l’opposition sont informés, d’autres personnalités guinéennes le sont également. L’une d’entre elles s’en étonne en disant : « Je n’en crois pas mes oreilles. Kouyaté m’a dit qu’il est aux USA où il lui aurait été proposé un poste à l’ONU ! » Un autre coup de fil joint un compatriote vivant aux USA. Ce dernier s’exclama : « Mais Kouyaté m’a dit qu’il est à New York aujourd’hui !» Le fils de Kouyaté ne quittait plus des yeux Chantal et ses amis. Agacé, Kouyaté Lansinè fit venir deux vigiles de peur d’être agressé, car les éclats de rires, venant de la table Chantal, se faisaient de plus en plus bruyants accompagnés des appels de plusieurs guinéens de l’intérieur. Les vigiles se placèrent entre les deux tables (chose rarissime dans un restaurant !). La scène durant trois quarts d’heures. Ne pouvant plus supporter, Kouyaté se leva et marcha de biais pour éviter de croiser les regards de Chantal et ses amis. Il partit honteux, sans manger son plat en avalant les escaliers deux par deux.. Ce qui est surprenant, dès le lendemain, « La Vérité », cette autre création de monsieur Kouyaté, parlait de Chantal sous la forme d’une sorte de sa repentance. Quelques heures, son site guinee24.com intitulait un article, nous parodions : « Kouyaté n’a jamais rencontré Chantal Colle… ». Des jours plus tard, l’autre site de propagande de l’œuvre jamais réalisée de Kouyaté ; falkap.org, dans sa diffusion du 30/07/2008 de 01h30, titrait un article : « Paris / Elle souhaitait ‘’voir’’ Kouyaté : Chantal Colle chassée d’un restaurant parisien » (lire :http:// www.falkap.org) Pourquoi Lansinè Kouyaté cherche-t-il vainement à justifier une rencontre fortuite et sans importance, ni enjeu s’il ne se reprochait pas l’expulsion qui l’a plutôt desservi ? Ceux qui auront fini de nous lire peuvent interroger : d’où tenez-vous ces détails ? Nous aurions été présents si des raisons particulières ne nous en avaient pas empêché. Cependant, nous avions vécu en direct tous ces détails. Toujours à cause du pacte tacite passé avec nos compatriotes afin de ne les révéler que la vérité des faits, nous voudrions une fois encore les faire comprendre la nature profonde de celui qui fut le PM de promesses non tenues. L’école du mensonge n’a-t-elle pas formé des « Hommes nouveaux » en Guinée dont ferait parti Lansinè Kouyaté ? Chers compatriotes, tous ces détails pour dire que nos dirigeants sont dévidés de tout honneur. La morale les a désertés et la vertu est morte en eux. Sinon comment comprendre leur capacité à ne pas vouloir la vérité ? Comment expliquent-ils le refus de rendre le tablier alors que dans toute sa splendeur, l’échec s’est étalé ? Comment des pères de familles peuvent-ils se livrer à ces jeux de falsifications de décrets qui humilient leurs progénitures avant de nous atteindre ? Eux qui sont, pour la plupart des El hadj ou Hadja, au nom de quel principe religieux acceptent-ils de mentir et de trahir la république ? Ont-ils un tout petit peu de conscience pour mesurer les multiples crimes qu’ils commettent contre les Guinéens ? Savent-ils que, vivants ou morts, l’histoire les jugera ? Comme ils semblent être l’incarnation de l’inconscience dans notre pays, nous n’avons plus qu’à nous mobiliser pour les chasser, alors debout les morts ! Paris, le 6 août 2008 Jacques Kourouma
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