URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=14865



En Guinée, «il n’y a rien sauf la maladie»


2014-10-15 06:23:31

Dans un centre de traitement d’Ebola, MSF partage le sort des populations. Ailleurs, les résistances locales persistent.

Deux ambulances filent sur la route obscurcie par les hautes murailles végétales de Ziama, l’une des dernières forêts primaires de Guinée. Dans les deux pick-up bâchés de Médecins sans frontières, trois malades sont transportés du centre de transit de Macenta vers le centre de traitement d’Ebola (CTE) de Guéckédou, distants de 90 kilomètres. En cette fin d’après-midi, adultes et enfants de retour des champs se retournent au passage du convoi. D’aucuns se couvrent le nez et la bouche avec la paume de leur main comme pour se protéger d’une impossible contamination aérienne. D’autres pointent du doigt un malade qui s’est redressé à l’arrière du véhicule. Les enfants crient «Ebola» ou s’immobilisent, sourcils froncés et yeux écarquillés d’inquiétude. Pour les ambulances, le plus dur reste à faire : emprunter une mauvaise piste détrempée où des dizaines de poids lourds sont immobilisés les uns derrière les autres depuis des jours.

Hochets. L’épidémie ouest-africaine d’Ebola s’est propagée depuis Guéckédou, ville-carrefour multiconfessionnelle de 300 000 habitants. La frontière libérienne est à moins de 5 km. Celle de la Sierra Leone à moins de 20 km. En 2001, la ville avait été ruinée par la guerre importée du Liberia. Aujourd’hui, c’est la maladie qui la ronge. A l’intérieur de la sombre pharmacie Makona aux étagères clairsemées, Abdoulaye Barry constate les dégâts. «Les hôpitaux et cliniques sont peu fréquentés car les gens ont peur de s’y rendre. La pharmacie en ressent les conséquences. On ne vend plus que des médicaments d’usage ordinaire», explique ce Peul longiligne en complet mauve.

Devant le portail d’entrée du CTE, des dizaines de jeunes hommes attendent chaque matin un hypothétique recrutement par MSF. «Nous prions Dieu pour qu’Ebola quitte la Guinée car, sans travail, on n’est pas considéré. Il n’y a rien ici sauf la maladie», explique Yacoly (...)

Lire la suite sur Liberation.fr


Repères : Ebola

Ebola, la menace avance

L'OMS craint 20 000 cas d'Ebola d'ici novembre

 

Source: Libération

Lien: https://fr.news.yahoo.com/guin%C3%A9e-n-rien-sauf-maladie-170617580.html


 

1 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

un jeune guinéen15/10/2014 13:37:20
Le pays est souillé par cette maladie et ce gouvernement qui n’a aucun égard pour les Guinéens. Le nom <<Guinée>> n’est que synonyme de mort, maladie, pauvreté, et d’incompétence. Plus rien de bon n’est associé à ce nom. Je serai d’avis donc que ce pays se trouve un nouveau nom, un nouveau drapeau s’il le faut. En somme, il nous faut donc un nouveau départ. Pour cela, il faudra vaille que vaille mettre ce gouvernement en pièces by any means car je suis maintenant persuadé qu’il n’y aura pas d’élection en 2015. Ebola a élu domicile en guinée et ne partira pas de sitôt. Il ne faut pas un bac+5 pour le comprendre. Une population sans instruction, un gouvernement incompétent qui n’a aucune considération pour son peuple, avide d’argent, un gouvernement dont le leitmotiv est la division et l’ethnocentrisme, une armée de tueurs adoubée par le président en personne, le résultat ne peut être que ruine et désolation. Soit le grand frère blanc trouve un vaccin pour sauver les petits nègres que nous sommes à ses yeux, soit Ebola continue son œuvre macabre et nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.