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Meurtre et viol crapuleux à Sangoyah
2008-08-07 15:58:05 Dans la nuit du 03 août dernier, Makalé Soumah, 17 ans, a été tuée avant d’être violée par un jeune de 25 ans. Informé, le commissaire de police de la Commune de Matoto a immédiatement mis ses hommes à la recherche de l’auteur de l’acte. Au bout de deux jours, le grappin a été mis sur Ibrahima Sory Camara qui, d’ailleurs ne tardera pas à reconnaître sa forfaiture. Il s’explique : « Je m’appelle Ibrahima Sory Camara. J’ai 25 ans, je reconnais être l’auteur de la mort et du viol de Makalé Soumah. En effet, j’aimais trop cette fille et je tenais à sortir avec elle. Je lui en avais parlé plusieurs fois. Mais, elle a toujours refusé. Alors, le 03 août, je revenais d’une promenade quand je l’ai rencontrée non loin de chez elle. Je l’ai tiré par la main. Elle a résisté. Mais étant plus fort qu’elle, je l’ai trimballé dans les buissons. En fait, je ne voulais pas la tuer, mais plutôt l’empêcher de crier. Donc, je l’ai étranglé un peu, mais un peu plus tard j’ai remarqué qu’elle ne respirait plus. Malgré cet état, j’ai fais ce que je voulais faire, c'est-à-dire coucher avec elle. Après, je l’ai laissée là ». Ibrahima Sory Camara demande pardon aux parents de Makalé et insiste sur le fait qu’il ne voulait pas la tuer. Soriba Soumah, le père de la victime dit ne rien pardonner à l’auteur du meurtre de sa fille. Ibrahima Sory Camara est transféré hier mercredi 06 août à la Prison Civile de Conakry en attendant bien sûr d’être jugé. Mais au paravent, la foule s'était farouchement opposée à toute idée de transfère du meurtrier. "Arrivée là-bas ses parents vont payer de l'argent et on va le retrouver encore sous peu dans la rue''. Tel était l'argument de la foule qui tenait à en finir avec le meurtrier de Makalé Soumah. A force de ne pas punir conséquemment les criminels mis aux arrêts, non seulement l’Etat encourage les crimes mais il incite également les populations à la « justice populaire » du genre qu’on a vécu récemment à Kouroussa où un père et son fils furent brûlés vif par une foule en colère pour cause de vol. Les autorités doivent restaurer la confiance des populations en la police et à la justice au moins, même si les institutions républicaines ne peuvent plus retrouver leur crédibilité sous ce régime dirigé par des ménagères, courtisans, joueuses de cauris et autres charlatans autour de Lansana Conté. Déjà, tout le monde est d’accord qu’aucun investisseur sérieux ne va se hasarder dans la « jungle » guinéenne avant un changement de régime. Ahmadou 1 Diallo
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