URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=15125
2014-11-28 19:51:43
New-York le 26 Novembre 2014.
À son Excellence, Mr. François Hollande, Président de la République Française.
Mr. Le président,
En Novembre 2012, vous avez fait une déclaration félicitant le président Alpha Condé pour les soi-disant performances économiques de la Guinée ainsi que les réformes des forces de sécurité. À cette occasion, notre organisation, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon, vous avait adressé une lettre exprimant notre inquiétude sur le satisfecit et la caution morale que vous aviez donnés à Mr. Condé, tant votre appréciation était en porte-à-faux avec les réalités sur le terrain. Deux années après, alors que vous vous apprêtez à faire un bref séjour en Guinée, nous avons l’honneur de vous adresser encore une lettre pour vous exprimer notre préoccupation sur la détérioration de la situation dans notre pays.
Avant tout, à travers votre personne, nous voudrions adresser au peuple français, nos sentiments de gratitudes pour le support que la France a octroyé à la Guinée dans le combat contre l’épidémie d’Ébola. Ce geste s’inscrit dans la longue tradition de coopération entre nos deux pays que les vicissitudes politiques n’auront pas pu détériorer. En d’autres circonstances, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon aurait appelé avec enthousiasme à une forte mobilisation pour que votre visite soit non seulement célébrée mais aussi un tremplin pour une plus fructueuse coopération. Toutefois, depuis notre lettre de 2012, la situation en Guinée n’a fait qu’empirer. Tous les observateurs s’accordent sur le fait que la Guinée est devenue un pays à haut-risques avec tous les facteurs d’une guerre civile, voire d’un génocide. La misère grandissante des populations est le terreau sur lequel le gouvernement sème des tensions sociales et ethniques artificielles pour détourner l’attention des citoyens.
Durant les trois années à la tête de notre pays, Mr. Alpha Condé a exhibé des formes désolantes de mépris des guinéens. En même temps, il montre une inquiétante propension à n’écouter que les opinions des dirigeants des pays occidentaux auxquels il croit devoir la sauvegarde de son pouvoir. Ayant dilapidé la confiance à lui faite de diriger son pays, Mr. Condé déploie des efforts considérables pour faire croire qu’il a l’assentiment des dirigeants de l’occident. D’importants moyens financiers sont utilisés pour payer des lobbyistes et pour s’attirer le soutien de personnalités internationales telles que Georges Soros, Tony Blair et Bernard Kouchner dont il exploite les ambitions, politiques ou financières. C’est à ce titre que nous vous adressons cette lettre. Nous voudrions en appeler à votre responsabilité personnelle et de celle de la France, afin d’amener Mr. Alpha Condé à changer le cap de sa politique ruineuse, pendant qu’il est encore temps. Comme notre organisation l’a maintes fois réitéré, le mépris des victimes, l’entretien d’un climat provocateur d’impunité et l’arrogance de criminels reconnus sont les sources des guerres civiles. La France ne peut certes pas être tenue responsable d’éventuelles confrontations en Guinée. Mais du fait des rapports historiques, économiques et culturels qui lient la France et la Guinée, nous pensons qu’il est de votre devoir de profiter de votre rencontre avec le président guinéen pour aider à changer le cours dangereux de l’histoire dans notre pays.
Nous vous souhaitons la bienvenue en terre guinéenne et vous prions de croire à nos sentiments de très haute distinction.
LA COMMISSION CENTRALE DE POTTAL-FII-BHANTAL FOUTA-DJALLON
VOS COMMENTAIRES | |
| Alphonse | 28/11/2014 22:33:32 |
| Voir l appel au président français par l'accident *agoutis* | |
| M. Dioulde Barry | 29/11/2014 19:07:26 |
| AHH, ces organisations de bavardage!! On recycle les memes ecrits a tout moment, on les chage un peu et on les lance. sans actions concretes qui enveraient des messages forts a tous, on ne sera jamais pris au serieux. Mes Freres des organisations du fouta, ecrivons moins et cherchons a agir. Les declarations et les lettres oivertes ne vont jamais nous liberer. c'est dommage pour nous. | |