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2015-02-06 19:33:32
Dans le journal « La Lettre du Continent » N°699 du 04/02/2015, on parle d’un scandale qu’Alpha Condé a provoqué à Conakry en expropriant une société présente en Guinée depuis 1999 au profit de son fils Alpha Mohamed Condé qu’il a érigé en énième conseiller du président afin de le mettre à la charge de l’Etat guinéen. Des 1,3 milliards de FG qu’Alpha s’attribue par jour, il ne veut pas prendre son unique rejeton en charge !
Ce fils opportuniste et mafieux d’Alpha Condé, sans femme ni enfant, qui n’a jamais eu la curiosité de connaitre la Guinée pendant toute sa vie, alors que des Guinéens mourraient pour son papa, et qui n’aurait jamais mis pieds dans notre pays si son père n’était pas Président de la République, vit ostentatoirement aujourd’hui aux frais de l’Etat guinéen: les contribuables guinéens payent la lourde facture de sa nourriture, son logement, son habillement, ses voyages et mêmes ses loisirs, alors que les enseignants guinéens, pères et mères de familles qui travaillent durement eux, sont restés 7 mois sans salaire.
A propos du scandale
Alpha Condé et son fils se sont lancés dans toutes les affaires lucratives du pays, en passant par des groupes étrangers auxquels ils attribuent des contrats miniers, des domaines et autres patrimoines guinéens. Mais ils se confrontent souvent à un problème : ils sont venus tard sur le terrain où d’autres sont déjà en activité depuis longtemps. Ainsi, pour avoir des bonnes places, le père utilise son pouvoir de Président pour attribuer mêmes des domaines privés à leurs associés. C’est ainsi que le groupe Onomo, introduit par le fils Mohamed Condé, s'est fait attribuer en fin décembre 2014, un domaine appartenant à la Société d'Investissement des Projets Domiciliaires et Constructifs (SIPDC) depuis 1999, par un décret du Président de la République d’alors, feu Lansana Conté. La société victime a alors saisi la justice pour être rétablie dans ses droits.
Les bénéficiaires de la manœuvre sont Alpha et fils Condé. Mais la plainte sera contre la Guinée et les frais et éventuels dédommagements seront à la charge de notre peuple.
C’est ce Président corrompu et sanguinaire qui a affirmé, ce mercredi 4 février, qu’il est sûr de gagner le futur scrutin présidentiel dès le premier tour, sans tricher et dans la transparence. Pourquoi donc son refus catégorique d’accéder à la demande de l’opposition relative au respect des accords du 3 juillet 2013 et aux conditions de l’organisation des élections crédibles et transparentes au point qu’on en vienne à des victimes guinéennes civiles et militaires par balles ?
Malheureusement, l'opposition qui exige le respect du calendrier électoral constitutionnel de cette année ne fait aucune pression réelle pour faire bouger, à temps, les préparatifs de ces élections. Elle attend que le pouvoir finisse ses manœuvres et ait l'amabilité de prendre l'initiative pour contester ce qu'on va lui présenter à la dernière minute, avec pour conséquences: soit le report consensuel des élections (prolonger le mandat d'Alpha Condé) soit la tenue des élections dans les conditions voulues du pouvoir (accorder à Alpha Condé, son maintien à vie au pouvoir).
GUINEEPRESSE.INFO
Article recommandé :
Dr. Mohamed Camara de Nebraska (USA) :
« Il est temps de mettre à l’ écart ce petit professeur corrompu et incompétent »
VOS COMMENTAIRES | |
| M.A.Diallo | 07/02/2015 00:11:35 |
| Félicitation à Guinéepresse.info pour ce resumé de l'actualité politique de la Guinée dans la conclusion de cet article. | |
| Edouard | 07/02/2015 05:49:06 |
| En avril 2014, guinee24 publiait un article sur le scandale minier du siècle qui avait mis en cause l’épouse de Lansana Conté, Madame Mamadie Touré à qui d’énormes pots de vin avaient été versés contre sa contribution dans l’attribution des blocs 1 et 2 du Simandou. A la suite de des menaces d’arrestation de la part des autorités Américaines, Madame Touré avait fait le grand déballage dans l’article publié par guinee24 que vous pouvez lire à : http://www.guinee24.com/lire/detail/affaire-bsgr-mamadie-toure-balance-tout-au-fbi/ Par anticipation à ce qui se tramait déjà au niveau de la présidence par Alpha Condé et son fils Mohamed Condé, qui avait fini par être nommé conseiller spécial à la présidence, chargé, entre autres, des questions minières, j’écrivais ceci : « Du point de vue de la finalité, il n’existe à mon avis aucune différence entre une belle dame qui utilise son charme auprès de son époux pour des fins d’obtention de titres miniers, même contre des espèces trébuchantes d’un tiers, et un membre d’une famille au pouvoir qui par simple jeu de népotisme et de bicéphalisme, se substitue aux autorités réelles pour peser sur le processus d’attribution d’autres titres miniers. Dans l’un ou l’autre cas, les titres miniers sont attribués à des groupes qui sont beaucoup plus intéressés à la réalisation de plus-values astronomiques qu’à une exploitation verticalement intégrée de ces ressources, au profit de toute la nation. Tel semble malheureusement être le sort que nos gouvernants réservent à notre Guinée, qui continue à se morfondre de calamité en calamité ». Dans cette même optique, j’avais déjà profité de la plateforme qu’offrait la crise de Friguia quelques mois auparavant, pour partager mon expérience professionnelle des Mines, aux USA, au Mexique, au Cameroun et en Australie, pour suggérer au gouvernement guinéen des pistes de solution non seulement pour résoudre la crise de Friguia, mais aussi et surtout apporter une contribution dans l’élaboration d’une politique optimale de mise en valeur des immenses richesses minières de la Guinée au profit du peuple. Malheureusement, le gouvernement continue à considérer la question des mines comme une question purement commerciale, alors qu’il n’en est rien. Les mines en Guinée, c’est d’abord une question technique. Pour commercialiser n’importe quelle commodité il faut d’abord la produire. Les propos que j’avais tenus dans mon analyse publiée sur beaucoup de sites sont encore d’actualités, à travers les conclusions résumées ci-après: 1. En élargissant le débat je dirai que la stratégie de développement minier du gouvernement devrait être axée sur la création de la valeur ajoutée qui seule peut avoir un impact positif sur le développement socio-économique de la Guinée. J’omettrai ici la problématique de la gestion des valeurs créées qui est un problème de gouvernance, donc politique, pour me concentrer pour le moment et prioritairement sur la création de ces valeurs. a) La première étape de ce processus c’est l’intégration transversale des ressources que la nature a mises à la disposition de la Guinée sous forme de ressources en eau, de ressources minières, de ressources énergétiques et qui forment la fondation dont le développement supportera la croissance macroéconomique du pays. b) La deuxième étape de ce processus et la plus importante, privilégie la transformation sur place et par étape des ressources naturelles de manière à leur conférer une plus grande valeur. Dans le cadre des projets miniers de bauxite, la création de la valeur ajoutée à la verticale passe par la transformation sur place de la bauxite en alumine et en aluminium. Elle nécessite la construction d’usines d’alumine et d’aluminium qui créent ainsi des milliers d’emplois directs contribuant ainsi à la résorption du chômage, endémique de nos jours. c) Dans un processus adjacent, ce sont des villes nouvelles qui se créent pour abriter des populations dont la diversité des activités débouchera impérativement sur la création d’un nombre encore plus important d’emplois indirects. Il en est ainsi pour chaque étape de la chaine verticale de transformation. 2. Dans un cadre encore plus élargi, le gouvernement guinéen dans sa politique minière, devrait cesser de considérer le développement des mines comme une question purement commerciale. Si besoin en est, cette approche a fait ses preuves et les résultats étalés tout au long des cinquante dernières années sont suffisamment évocateurs pour être énumérés. A ce titre, il me semble plus accommodant de me limiter aux observations suivantes : a) Un projet minier est un ensemble d’activités techniques complexes qui doivent d’abord être « techniquement » bien ficelées pour permettre au dit projet d’être exécuté dans les normes requises pour enfin produire des biens dont la commercialisation devra générer des revenus, bénéfices, dividendes, etc. b) L’exécution d’un projet minier exige une discipline rigoureuse de suivi du projet dans sa conception, son élaboration, sa mise en chantier, son exécution et sa gestion. Dans le cadre spécifique de la Guinée, il est honteux de constater que les institutions que l’on crée souvent pour les adapter à des hommes au lieu de l’inverse, ne sont pas suffisamment outillées pour soutenir tout le professionnalisme méticuleux nécessaire à ce travail de suivi. c) Dans l’alignement des solutions politiques, il ne suffit pas pour le gouvernement d’obtenir des avantages certains sur papier fussent-ils énumérés dans un code minier ou dans des contrats. Il s’agit à mon sens, de démontrer la discipline et la rigueur professionnelles exigées par le suivi et l’application des clauses du code minier et des dits contrats. Ceci passe par une restructuration de la cellule gouvernementale chargée de la gestion des ressources minières. A mon avis, le gouvernement guinéen devrait donc viser des unités industrielles intégrées et ne pas simplement avaliser l’extraction et l’exportation de la bauxite à l’état brut. Dans le contexte actuel, une telle stratégie s’aligne parfaitement avec la réalisation du barrage hydro-électrique de Kaléta, ainsi que celle d’autres entités similaires en projet. Il est alors extrêmement important pour le gouvernement guinéen de se convaincre que certaines grandes compagnies minières qui pourraient bien être représentées sur le terrain de la concurrence autour des grandes potentialités minières de la Guinée, possèdent toute l’expertise technique pour pratiquer de la manipulation comptable aux fins de dissimuler leurs bénéfices réels par le phénomène astucieux de transfert des prix. Cette dissimulation n’est pas une simple question d’arithmétique ou de simple comptabilité. C’est une question profondément technique d’intégrité de génération des chiffres, souvent dissimulés dans les chainons de transformation incorporés à des processus technologiques complexes. C’est à ce niveau technique que se trouve la solution du problème de suivi dans la conception, la gestion et le contrôle de la création des valeurs, dans la stratégie globale de la mise en valeur des richesses minières de la Guinée. Edouard | |
| bati | 07/02/2015 17:49:58 |
| l opposition guineenne n a aucun moyen face au pouvoir de conakry.ni financier ni politique, ni militaire. leur seule force ce sont les radio privee et les sites d informations | |
| SADIO BARRY | 07/02/2015 19:33:05 |
| Merci cher Edouard de partager vos bonnes analyses et vos expériences avec nous! Vos conseils ne peuvent être utiles qu'à un gouvernement de travailleurs et non un rassemblement de voleurs et de corrompus. Lansana Conté, le paysan et analphabète avait insisté pour que l'exploitation du minerais du mont Nimba profite largement à la Guinée avec la réalisation de la transguinée et les emplois qui allaient en découler de la Forêt à Conakry. Le projet était conclu. Quand l'intellectuel Jean Marie Doré est venu, il a modifié le programme, en violation des accords de la transition, contre des pots de vin. Après lui, Alpha Condé et son RPG sont venu réconclure le marché au Profit du Libéria, signé par le fils Mohamed Alpha Condé, accompagné de la concubine de son papa, Aminata Sylla, loin du Parlement, des médias et de l'opposition guinéenne, restés passifs. Les entreprises immorales qui se livrent à ces corruptions et jeux contre les populations africaines doivent savoir que la Guinée pourrait revenir sur ces contrats et même les sanctionner. Pourtant, même Alpha Condé a démontré que cela est fort possible. | |
| DIALLO TIERNO | 11/02/2015 12:03:02 |
| finalement rien ne change dans notre cher quinée moi qui voulait y investir j'hésite vraiment maintenant. je vais y faire un tour en 2015 avec mon père pour tester la température. on verra bien. bon courage a tous | |