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Guinée: encore le peuple trahi par ses leaders politiques ?2015-03-22 18:22:29 Avant même que la Ceni ne rende public sa décision de se retirer "pour deux jours de travail" à Kindia, l’opposition guinéenne pilotée, par les anciens premiers ministres du régime PUP, a été instruite du programme électoral qui allait être "décidé" par la Ceni : le refus d’organiser les communales, que l’on préparait depuis janvier 2014, avant la Présidentielle que le parti au pouvoir veut gagner avec l’aide des délégations spéciales. Pendant toute une semaine, l’opposition dénonce ce projet et menace tant la Ceni que le pouvoir des conséquences dramatiques (reprise des manifestations, désobéissance civile, récusation définitive de la Ceni, boycott du Parlement). Dans tout pays de ce monde, ces menaces constitueraient de quoi faire sérieusement peur au pouvoir et à une institution dont les membres ne peuvent pas être limogés par le Président de la République. Mais en Guinée, tant le pouvoir commanditaire que la Ceni marionnette n’ont été ébranlés par l’agitation et les menaces de notre puissante opposition représentant plus des 80% de la population guinéenne qui ne manque pas d’engagement ferme et de volonté de s’offrir même en sacrifice pour libérer la Guinée du "démon" Alpha Condé et de son parti donzo RPG. La décision tombera comme le redoutait l’opposition (Lire). A juste raison ! Bakary Fofana qui connaît bien nos leaders politiques qui dirigent l’opposition parlementaire guinéenne eut l’audace d’intimer à l’opposition, de déposer à son niveau, la liste de leurs représentants pour les démembrements de la CENI qu’il veut mettre en place pour la présidentielle (CECI, CEPI, et CESPI). Il leur donnera 6 jours pour s’exécuter, dont le délai limite était le jeudi 19 mars passé. L’ultimatum de Bakary se croisait avec celui de l’opposition en direction de la Ceni qui expirait le 15 mars. Ce communiqué de Bakary Fofana était logiquement vide de sens, parce que pour l’opposition la Ceni n’existait plus. Un futur dialogue devait porter sur la mise en place d’une nouvelle Commission électorale indépendante et la reprise du processus électoral dans l’ordre normal initial (Les Communales puis la Présidentielle en octobre). A l’expiration donc de son ultimatum, le 15 mars, l’opposition se retrouve le mardi 17 mars 2015 pour rendre officiel ses décisions relatives à ses menaces répétées. Deux jours avant l’expiration de l’ultimatum de la Ceni qu’elle ne reconnait plus. Dans leur entretien, le leader des NFD, Mouctar Diallo, conseille à ses collègues et grands-frères, d’aller vite déposer leurs listes à la Ceni avant la date d’expiration fixée par Bakary Fofana (le 19 mars). Un tollé dans la salle ! « Comment peut-il dire ce genre de choses alors qu’on ne reconnaît plus la Ceni ? » réagissent beaucoup dans la salle. Le député UFDG de Dixinn, Aboubacar Soumah, ira plus loin : « En faisant cela, autant rejoindre officiellement la mouvance présidentielle ! » Au fait, M. Soumah s’était trompé sur son propre parti. D’après les informations que Lamine Soumah vient de nous faire parvenir, toute l’opposition parlementaire a répondu à l’appel de Bakary Fofana, en catimini, en lui donnant la liste de leurs membres qui doivent travailler sous ses ordres pour préparer la présidentielle. On nous a précisé que tant l’UFR que l’UFDG, ils l’ont fait tous deux. Par contre sur notre demande exprès, il a été vérifié que ni l’UFD (Lire) ni la NGR ni la GeCi ni le BL ne l’ont fait. On ne peut penser à un hasard ici, quand on sait que ce sont ces partis qui peuvent constituer l’Embryon d’une véritable opposition et une alternative crédible au système PUP/RPG que constituent le pouvoir et l’opposition parlementaire actuelle. Article recommandé :
GUINEEPRESSE.INFO
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