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Guinée: le gouvernement convoque l’opposition pour renouer le dialogue. Doit-elle y répondre ?2015-03-26 22:36:27 Après avoir conduit à la grave crise politique en cours, le pouvoir fait un effet d’annonce à l’attention de l’opinion internationale en invitant l’opposition à un dialogue. C’est la stratégie que l’ONG de Tony Blair conseille aux dictateurs (Lire 1 et 2). Les leaders de l’opposition vont-ils tomber de nouveau dans un énième piège ? Nous rappelons que, 10 jours avant la décision de la Ceni d’inverser l’ordre des élections (c’est en réalité le renoncement aux élections communales et communautaires), le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana s’est prononcé contre l’organisation des communales qui feraient perdre au pouvoir le contrôle de la situation dans les communes et à l’intérieur du pays. C’était le dimanche 1.er mars 2015 à la plage de Bel Air (Lire 1 et 2). La décision de la Ceni satisfaisant la volonté du pouvoir est tombée le mardi 10 mars à Kindia (Lire). Le pouvoir prévoit également de dissoudre le Parlement actuel si Alpha Condé gagne la présidentielle 2015 (ce qui n'est possible qu'avec l'aide des délégations spéciales, le fichier Waymark/Sabari, Bakary Fofana et Gemalto). De quoi les opposants vont-ils donc discuter avec ce pouvoir qui renie ses engagements, viole la Constitution et falsifie des lois avant promulgation ? Le pouvoir devrait d’abord montrer sa bonne foi en appliquant les accords qui ont sanctionné les dialogues politiques du passé (juillet 2013 et juillet 2014) avant que l’opposition n’accepte une nouvelle rencontre quelconque avec des membres du gouvernement ou des émissaires d’Alpha Condé. Cela, même en cas d’intervention des diplomates ou partenaires étrangers. Ces derniers doivent d’abord amener le pouvoir guinéen à respecter et appliquer les accords conclus sous leur arbitrage. Ainsi, après une annonce officielle de respecter les accords conclus, en prenant acte du fait que l’opposition ne reconnaît plus la Ceni actuelle, le pouvoir peut convoquer un dialogue politique avec, à l’ordre du jour, la constitution d’une nouvelle Ceni et le consensus pour la date des élections communales avant la présidentielle du 11 octobre 2015. A défaut, c'est comment chasser Alpha Condé du pouvoir qui doit être à l'ordre du jour du côté de l'opposition, avec un programme concret d'actions. Les leaders de l’opposition doivent comprendre qu’ils sont dans leur raison et ont obtenu la chance de corriger leurs erreurs du passé qui ont donné l’avantage au candidat Alpha Condé. A moins qu’ils ne veuillent lui donner la possibilité de rester au pouvoir jusqu’à sa mort. Ils ont échoué au test de Bakary Fofana après leur déclaration officielle de ne plus reconnaître son institution (Ceni). Le pouvoir vient de lancer à son tour son test après la déclaration de Paris, signés des leaders actuels de l’opposition. Nous attendons de voir ce qu’ils vont faire, encore cette fois-ci.
GUINEEPRESSE.INFO
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