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Guinée : après des gros mots et menaces, l’opposition a de nouveau choisi de ne rien faire !2015-03-31 11:26:38 L’opposition guinéenne se sent obligée de faire quelque chose après toutes ses déclarations musclées et ses promesses aux militants déçus et inquiets. Après bonne réflexion et concertation de nos malins leaders, la décision a été prise de déclarer le jeudi 2 avril « journée ville morte ». Ce qui revient à décider de ne rien faire voire à s’exposer à une humiliation en Guinée. Car, jamais les villes mortes n’ont tout à fait réussi dans notre pays où la majorité des familles vivent du jour le jour, contrairement à celles des leaders politiques anciens ministres. Même quand Alpha Condé et son RPG qui minent l’administration et la société civile se trouvaient dans l’opposition ensemble avec les leaders charismatiques et influents Siradio Diallo et Bah Mamadou, les villes mortes n’ont pas réussi en Guinée. Qui ne le sait pas ? Naturellement, cette décision fait suite à celle du pouvoir d’interdire toute manifestation dans le pays. Quand l’opposition faisait ses déclarations et menaces, ignorait-elle qu’il fallait s’attendre à cela ? L’opposition guinéenne doit savoir qu’elle n’a pas d’autre choix que d’aller à la confrontation avec le régime condé si elle veut être crédible et survivre à cette crise. Elle a la Constitution, les accords et le peuple de son côté. Elle peut chasser Alpha Condé en moins d’une semaine si elle décide de mobiliser le peuple pour libérer le palais comme ce fut le cas partout où le changement a été imposé par les masses populaires. Il ne lui reste que cela à faire après la déclaration de Paris qui remet en cause la légitimité d'Alpha Condé à la magistrature suprême en Guinée. Quand le pouvoir parle de possibilité que l’armée prenne le pouvoir, cela devrait encourager l’opposition à foncer davantage. Car, une telle intervention mettrait fin au régime criminel de Condé en ouvrant la voie à une nouvelle transition immédiate en accord avec elle, quand les dignitaires actuels seraient soit tués soit faits prisonniers. Je rappelle aux leaders politiques actuels qu’au début des années 90, quand nous arrachions les principes du multipartisme et l’autorisation des partis politiques en Guinée, il n’y avait pas le droit de manifester et il régnait la loi « anti-casseur » contre des manifestants en Guinée. Nous avons bravé le régime militaire, l’armée, la gendarmerie, la police et les loubards réunis du régime pour manifester et atteindre un certain nombre d’objectifs politiques sous le régime militaire.
SADIO BARRY
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