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L’opposition dans ses droits, la mouvance pète les plombs


2015-03-31 21:37:34

Evidemment, lorsqu’on est en faute, et qu’on se croit à l’abri de tout soupçon, mais que par le concours de circonstances  on nous découvre, cela ne plait pas beaucoup.

C’est dans un tel état d’âme  que  se trouvent Laye Junior Condé, Directeur Général  de l’Office National du Tourisme,  et Malick Sankkon, Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

Le premier est prêt à prendre les armes, et en bon milicien, à empêcher  tout départ  en dehors des urnes, du président Alpha Condé.  « S’il le faut, cela signifierait la fin de la Guinée », affirme-t-il. Le second, en vrai cow-boy,  est « prêt à se faire abattre si jamais il se rend chez Cellou Dalein Diallo », qu’il qualifie d’être « anarchiste et fasciste », ainsi que Sidya Touré et Lansana Kouyaté.

L’Office National du Tourisme et  la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, sont des départements d’actions publiques. Des départements dans lesquels, les fonctionnaires sont censés être exemplaires dans l’art de la communication. Cependant, s’agissant de Laye Junior Condé et de Malick Sankkon, et s’agissant des déclarations belliqueuses, nous ne devons pas être  surpris.

 Leur chef et  leader, le président Alpha Condé,  ne qualifiait-il pas les opposants de chiens, à l’occasion  d’une de ses nombreuses  sorties publiques ?  Quand il a été hué à Kankan par certains manifestants,  les réactions du président  étaient  disproportionnées : « Vous qui criez là, où vous étiez quand j’étais en prison ? Quand on me condamnait à mort, est-ce que vous avez eu le courage de vous battre ? Qui d’entre vous est capable de se battre et d’aller en prison ? » 

Laye Junior Condé et Malick Sankkon ont toutes les raisons du monde à s’inquiéter, en faisant usage  des propos belliqueux et disproportionnés. Ils pensent,  tous les deux, ainsi que leur leader, que l’Etat guinéen leur  appartient. Ce qui constitue une  grosse erreur de jugement. L’ancien autoritaire Burkinabé, Blaise Compaoré,  en sait mieux que quiconque.

Eh bien, comme je l’ai toujours souligné dans mes précédents articles, l’opposition républicaine ne va jamais s’installer au pouvoir par la force. Mais, par la force, s’il le faut, elle a la capacité nécessaire  pour faire  respecter l’ordre institutionnel de la république de Guinée.

Naby Laye Camara

Bruxelles


 

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