Bienvenue sur GuineePresse.info
Google
 

Mis en fonction le 16.01.2008
Chercher dans GuineePresse.info :
Accueil
Actualité Opinion
Sport
Culture
Archives
Vie pratique
Forum
Accueil > Archives 1 |Syndication rss Send to facebook Send to facebook twitt this Send to LinkedIn Send via email Print |Lundi, 02 avril 2018 05 : 54

Guinée : ce que préconise Crisis Group selon Jeune Afrique


2015-04-16 07:55:20

L’International Crisis Group (ICG) qui a fait une série de recommandations au sujet de la Guinée en décembre 2014 est revenu à la charge en préconisant le respect de la Constitution, l’organisation indispensable et nécessaire des élections communales avant la présidentielle avec des garanties d’équité et de transparence pour éviter que le pays ne sombre dans la violence ethnique à la fin de cette année.

Crisis Group n'en est pas à ses premières recommandations pour la Guinée. L'Union Européenne également en a fait en 2010 comme en fin 2013 après les législatives chaotiques et contestées de toute la classe politique. Mais faute de relais national au sein de la classe politique guinéenne, ces recommandations sont toujours restées lettres mortes.

En 2010, les principaux leaders politiques qui se voyaient, chacun, devenir le prochain Président de la République (Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo et Sidiya Touré), se sont donné ensemble la main pour rejeter l'ordre normal des élections, les recommandations de l'IBCG et de l'Union Européenne, d'organiser d'abord les législatives et de doter le pays des institutions républicaines dans des conditions légales et démocratiques avant d'élire le Président de la République. Ce qui aurait donné à la Guinée la chance de rompre avec la dictature et la confiscation des pouvoirs par un Président qui serait tenté de tout contrôler en choisissant les responsables et membres de toutes les institutions républicaines. La Guinée est en train d'en souffrir aujourd'hui.

Nous espérons que les Guinéens auront très bientôt un parti politique et une alliance politique alternative qui répondront à leurs aspirations et feront des recommandations de cette institution internationale et de l'Union Européenne une exigence et des conditions à remplir pour une élection présidentielle crédible et transparente en Guinée. Plus personne ne doit pouvoir confisquer les institutions guinéennes et instrumentaliser l'Etat guinéen à ses fins.

Ci-dessous, vous pouvez lire l’article au complet. 

Guinée : les élections communales d'abord

Vincent Foucher est analyste principal pour l'Afrique de l'Ouest à l’International Crisis Group (ICG).

La Guinée n’en a peut-être pas fini avec son histoire de
violence électorale. La tension monte autour de la date des élections présidentielle (octobre 2015) et communales (premier trimestre 2016). L’opposition se dit préoccupée par les risques de fraude. Comme les incidents survenus lors de sa tentative de manifestation à Conakry, le 13 avril (un mort et de nombreux blessés), l’ont montré, l’opposition est capable de mobiliser. Elle en est capable malgré ou peut-être à cause des lourdes pertes subies lors de la dernière phase de controverse électorale, en 2012-2013, au cours de laquelle plus de 50 personnes, essentiellement des partisans de l’opposition, avaient trouvé la mort. Le pays doit échapper à la spirale entre répression et mobilisation.

Pour permettre un dialogue global sur le système électoral, la première chose à faire est de reprogrammer les élections communales pour cette année, avant le scrutin présidentiel. Ensuite, les acteurs internationaux, et en particulier le bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (Unowa) et l’Union européenne (UE), doivent travailler ensemble dans le soutien au dialogue et dans la mise en œuvre de ses résultats.

En Guinée, à la différence d’autres pays africains qui souffrent de processus électoraux controversés, le problème n’est pas que le président sortant veut retarder le scrutin, ou bien s’essayer à un mandat supplémentaire en violation de la Constitution. L’opposition conteste l’ordre dans lequel les deux scrutins sont organisés car elle est convaincue que les autorités locales, dont le mandat officiel a pris fin en 2010, sont sous le contrôle du président de la République.

Les élus locaux, dont certains, dans des circonscriptions peuplées où l’opposition a du poids, ont été remplacés par des administrateurs désignés par le pouvoir exécutif, sont supposés avoir été impliqués lors des élections législatives de 2013 dans une série de manipulations électorales visant à décourager le vote dans les zones favorables à l’opposition et à le renforcer dans celles qui soutiennent le pouvoir. L’opposition craint que cela ne se reproduise lors de la présidentielle et compte sur des élections communales préalables pour rétablir un peu d’équité.

>> À lire :
Pouvoir - opposition guinéenne, les cinq pommes de discorde

Avant d’accepter de participer aux législatives de 2013, l’opposition avait insisté sur le fait que les élections communales devaient avoir lieu avant le scrutin présidentiel, dès le début de l’année 2014. Cette disposition était inscrite dans l’annexe de l’accord qui avait résulté du dialogue politique de 2013, mais le pouvoir n’avait pas signé cette annexe et conteste aujourd’hui la validité de cet engagement.

Les partisans du pouvoir se déclarent hostiles à l’inversion du calendrier électoral (et à un éventuel retard de la présidentielle), arguant que l’opposition pourrait proclamer une situation de vacance institutionnelle. Certains opposants ont d’ailleurs déjà menacé de le faire. Mais la Guinée a connu tellement de situations d’exception – les législatives et les communales ont connu des délais de trois et cinq ans respectivement. Un délai ne provoquerait pas une crise de régime. Dans des discussions informelles, certains responsables de l’opposition s’affirment prêts à accepter un report raisonnable de l’élection présidentielle si cela devait s’avérer nécessaire pour organiser les communales en premier.

Pourquoi risquer une crise pour une modification de quelques mois du calendrier électoral ?

Le débat, cependant, dépasse de beaucoup la seule question du calendrier. L’opposition met en cause depuis longtemps de nombreux aspects du processus, entre autres le fichier et le découpage électoral, la composition et le fonctionnement de la commission électorale et de la Cour constitutionnelle, les conditions du vote de la diaspora, la neutralité des préfets et des gouverneurs. Même le récent recensement de la population est contesté : l’opposition affirme que le pouvoir a gonflé les résultats dans les zones qui lui sont favorables afin de se préparer à justifier une augmentation de son électorat.

Les missions d’observation électorale les plus fiables (en particulier celles de l’UE) ont souligné une longue série de problèmes dans l’organisation des élections en 2010 et en 2013. En 2013, par exemple, le nombre d’électeurs âgés de tout juste dix-huit ans était particulièrement élevé dans certaines zones fidèles au pouvoir, tout comme la participation et le nombre de bureaux de vote ; dans ces zones, il y a eu très peu de voix ou de bureaux annulés pour des raisons de procédure. À l’inverse, en Guinée forestière, une région très disputée, les résultats de plus de 180 bureaux de vote ont été annulés sans explication.

Les affirmations de l’opposition sont peut-être fausses ou exagérées, en totalité ou en partie. Quand bien même, pourquoi risquer une crise pour une modification de quelques mois du calendrier électoral ? Comme Crisis Group l’écrivait en décembre dernier, un consensus sur les préparatifs électoraux est la meilleure manière d’éviter une éventuelle escalade à partir d’incidents locaux, alimentée par des alignements politiques qui fonctionnent en bonne part selon des clivages ethniques.

Un consensus serait d’autant plus précieux que les rumeurs et les soupçons se nourrissent déjà d’autres éléments, y compris de l’épidémie d’Ebola et d'une poignée d’assassinats ou de tentatives d’assassinat contre des responsables politiques et administratifs. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, affirme ainsi qu’on lui a tiré dessus le 4 avril. Le président Alpha Condé a réussi à garder le contrôle sur les forces de défense et de sécurité, mais des troubles prolongés pourraient mettre en cause cet appréciable succès et, plus largement, contribuer à détériorer les relations entre les différentes communautés du pays.

Le pouvoir a lancé un appel au dialogue, le 26 mars. L’opposition a répondu que deux phases de dialogue avaient déjà eu lieu en 2013 et en 2014, et que les autorités n’avaient qu’à mettre en œuvre les conclusions atteintes alors. Il revient au pouvoir de faire le premier pas et de commencer à rétablir la confiance en demandant à la commission électorale de repenser le calendrier et de prévoir l’organisation des élections communales avant la présidentielle (avec un intervalle raisonnable entre les deux, entre trois et six mois). Ceci devrait être la première étape d’un dialogue couvrant les autres questions électorales en attentes. L’opposition devra alors s’engager dans le dialogue et produire une évaluation détaillée et réaliste des étapes qu’elle considère comme indispensables.

Dans tout ceci, l’engagement international est essentiel. En 2013, les observateurs électoraux européens avaient passé plusieurs nuits devant un centre de compilation des résultats à Conakry pour garantir la probité des résultats. Ceci indique bien à quel point la situation électorale est tendue, et à quel point la présence internationale est décisive. Le président Condé avait d’abord exclu toute implication internationale pour les scrutins à venir, mais il a changé de position : les autorités ont sollicité l’UE pour une mission d’observation et les Nations unies doivent envoyer ce mois-ci une mission pour évaluer les préparatifs électoraux. La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie s’est rendue à Conakry dernièrement. Ces interventions sont bienvenues. Les partenaires internationaux vont cependant devoir construire un mécanisme de coordination solide afin d’éviter que les acteurs guinéens jouent les uns contre les autres.

Lien :

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150414193341/guin-e-lections-tribune-international-crisis-group-tribune-guin-e-les-lections-communales-d-abord.html

Un enfant victime de la violence des policiers guinéens (Voir) !


 

1 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

Oury Diallo17/04/2015 10:36:27
Aladji Professeur veut jouer comme d'habitude sur le temps. Si jamais il vient à accepter les communales avant les présidentielles sous prétexte qu'il veut sauver la paix et montrer qu'il est pacifique, il ne faudrait pas le laisser programmer unilatéralement les dates de ces élections, si non on risque de subir la même situation que les législatives. Il donnerait un délai très court qui ne permettra pas de démonter la fraude qu'il a préparer par ses agents à la CENI. Puisqu'en Guinee, la loi est toujours ignoré au profit du consensus, l'opposition aurait tort de laisser Aladji Professeur ou sa CENI qui est sous son influence fixer tout seul la date des élections.
Spécial
 19/04/16: Chine - Europe : la guerre de l’acier a commencé. En Guinée, nous subissons le plus mauvais des présidents et les plus déshonorables des Parlementaires africains !
 16/12/15: Alpha Condé, le RPG et la culture de violence en Guinée.
 26/12/13: Guinée : un pays qui a besoin d’une opposition.
 28/11/13: Cellou Dalein, Sadio Barry et Diallo Sadakaadji: il est temps de briser le silence.
 02/07/13: Sadio Barry: un combat politique en passe d’être gagné en Allemagne !

 Lire plus d'articles...
Editorial
 31/03/15: François Louncény Fall : la honte nationale des Guinéens !
 11/03/15: Guinée : après les menaces des opposants, Alpha Condé et la Ceni leur font le doigt !
 19/02/15: Conakry: île de toutes les opportunités pour Alpha Condé et la mafia étrangère qui le soutient.
 07/08/14: Alpha Condé : l’erreur historique des Guinéens.
 04/02/14: Guinée: la presse censurée à Labé, mais paradoxalement pas par le pouvoir !

 Lire plus d'articles...
Analyse
 26/03/18: La Guinée et ses vieux démons : à quand l’exorcisme ?
 26/03/18: Le danger du vomi numérique dans l’espace médiatique guinéen.
 26/03/18: L’accord du 13 MARS 2O18
 26/03/18: Remarques sur La danse avec l’aveugle (par Tierno Siradiou Bah)
 26/03/18: Communiqué de l'Union Fouta New York

 Lire plus d'articles...
Interviews
 31/10/16: Guinée : grande interview de Sadio Barry dans le journal Sanakou
 22/07/15: Interviews de Sadio Barry dans Echos de Guinée.
 14/06/15: Emissions du 7 au 11 juin 2015 avec Bashir Bah et Sadio Barry : les audio sont disponibles.
 25/01/15: L’artiste guinéen Elie Kamano dans le journal lefaso.net
 27/02/14: Entretien avec le jeune leader guinéen Mohamed Lamine Kaba, Président du parti FIDEL

 Lire plus d'articles...
Dossiers
 21/06/16: Sadio Barry : « J’accuse Alpha Condé, la justice guinéenne, Fatou Bensouda et sa CPI pour les tueries et pillages enregistrés à Mali Yemberen le vendredi 17.06.2016 »
 03/04/14: Cellou Dalein et l’UFDG
 17/02/14: GPP FM Fouta de Labé : Alpha Boubacar Bah et Laly Diallo de l’UFDG en opposition à Sadio Barry
 28/01/14: Guinée : Alpha Condé est-il encore crédible pour parler des audits de 2011 ?
 09/01/14: Cellou Dalein Diallo, le Président Responsable Suprême des Peuls ?

 Lire plus d'articles...
Exclusif
 13/12/13: Un conseil d’ami à Elhadj Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition guinéenne
 01/10/13: Législatives 2013 en Guinée: l'UE confirme le bilan de la journée électorale dressé par guineepresse.info en tous ses points.
 09/09/13: Guinée: des élections bâclées malgré trois ans de retard et risques sérieux de violences ethniques
 01/08/13: Guinée: quelles sont les véritables motivations de Mansour Kaba ?
 17/07/13: Bakary Fofana: l’irresponsable "cheveux blanc" de la Guinée !

 Lire plus d'articles...
Autres infos
 
 
Cours des dévises
 1 euro = 9350 FG +1.63%
 1 dollar = 6977 FG -3.1%
 1 yuan = 400 FG +0.00%
 1 livre = 10500 FG +1.25%
06/02/13 02 : 02
Articles marqués
 30/05/16: Manifeste de Sadio Barry sur la crise sociopolitique en Guinée
 22/04/16: Guinée: les confessions d’un voleur de la République !
 28/02/16: Cellou Dalein ou l’enfant gâté du Fouta et Bah Oury le malchanceux.
 25/11/15: Sadio Barry, au sujet de la foi.
 01/03/15: Guinée: qui trompe le peuple, le pouvoir ou l’opposition ?

 Lire plus d'articles...
 
 
Multimédia
 
Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée

Par Christophe Boisbouvier

« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI

 
RTG news (journal TV)
 
Médias
le Jour
IvoirNews
mediapart
Hafianews
togoforum
fereguinee
Guineeweb
ActuGuinée
tamsirnews
Guineeview
Guinée libre
Guineenews
Guinee infos
Guineevision
oumarou.net
aminata.com
Timbi Madina
afriquemplois
Guinea Forum
africatime.com
InfoGuinee.net
guinee224.com
Haal-Pular.com
guineeweb.info
Le Guepard.net
Africabox Music
Guinee nouvelle
Euro Guinée e.V
Guineeinformation
Site en langue Pular
Les Ondes de Guinée
Camp Boiro Memorial
Mondial Communication
Soc.culture.guinea-conakry
 
 
 
 
 

Radio Mussidal Halipular

Radio MH
 
 
 
 

L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:

Elhadj Saikou Yaya Barry

 
 


ITEEV Aachen import/export:

Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:

www.iteev-aachen.com

 
 


Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.

Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.

Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:

1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com     pour des payements, cotisations ou dons.

2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com      pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.

Fiche d'adhésion au parti

Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G

Affiche du B.A.G en Guinée

 
Lire le préambule du BAG !
 
Suivre l'évolution du parti B.A.G !
 
Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible
 
Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible
 
 
©2007-2008 Guineepresse.info
|Webmaster
|Sitemap
|Qui sommes nous?
|Forum
|Archives
|Mentions légales
|Aide et remarques