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Guinéennes et Guinéens, la nécessité nous interpelle !!!
2008-09-02 19:51:07 Chers compatriotes, bonjour à toutes et à tous ! A la demande d’internautes dans leurs commentaires sur le site guineepresse.info, nous avons initiés des démarches auprès de la majorité que nous sommes, nous peuple de Guinée, pour faire face à la situation actuelle de notre pays qui risque de rendre la vie impossible pour le citoyen guinéen. Nous savons que, comme dans toutes les sociétés, nous avons parfois des opinions différentes sur certains sujets, mais nous risquons de perdre de vue encore une fois que nous sommes tous embarqués dans le bateau en dérive appelé GUINEE. Chacun de nous a le souci de voir notre pays sortir de la misère et de s'inscrire sur le chemin de la démocratie et du développement. Malgré nos richesses, nos populations reçoivent de l'aide alimentaire aujourd'hui ! Chers compatriotes, mettons les querelles d’idées de côté pour le moment ! Quand la maison brûle, il vaut mieux chercher à éteindre d'abord le feu et sauver ce qui est sauvable avant de discuter sur les auteurs de l'incendie. La question que chacun de nous doit se poser en ce moment est la suivante: Est-ce que la situation actuelle de notre pays est bonne ? Sans hésiter je sais que c’est NON pour nous tous. Il y a eu beaucoup de chefs de gouvernements issus de diverses professions et couches sociales sans arrêter ni même freiner la descente aux enfers des populations guinéennes. Je suis Peuhl comme Souaré, l'actuel Premier ministre. Mais soyez d'accord avec moi qu'il est plus proche de Kassory Fofana, de Ibrahima Keira, de Eugène Camara et de Ousmane Conté, avec lesquels il se partage les biens de la Nation guinéenne, que de moi. Il est plus proche de Kabélé et même de Mamadou Sylla que de l'enseignant ou du fonctionnaire peuhl qui risque de travailler 40 ans pour aller à la retraite sans être capable de s'offrir une case de retraite. Nous savons aussi que depuis son admission dans le clan mafieux, de 2004 à 2006, A. Tidiane Souaré est devenu subitement capable de se payer des maisons même en Occident et d’envoyer ses enfants au Canada, au moment où des fonctionnaires guinéens (qui étaient en service bien avant son recrutement à la fonction publique), se font tirer des gaz lacrymogènes pour avoir réclamé une modique prime de transport pour aller au travail. Lansana Conté est plus proche de Cellou Dalein, de Lamine Sidimé et de Sékou Konaté que du fonctionnaire Soussou en service à Boké, dans sa ville natale. C'est pour nous les pauvres misérables et honnêtes citoyens qu'ils cultivent et alimentent l'ethnocentrisme. Eux, ils sont une bande, un gang dont le chef est Lansana Conté et le responsable des opérations sur le terrain est actuellement A. Tidiane Souaré. Cellou Dalein Diallo s’était fait écarter, « pour faute lourde », pour avoir eu l’audace de vouloir engager des reformes et arrêter des détournements fantaisistes en autorisant des audits dont les premiers résultats ont conduit à la mise en cause de Mamadou Sylla, l’argentier du Président. Mais hélas il n’a pas pour autant quitté le clan. Savez-vous ce qu'ils pensent de nous diaspora, nous qui avons faits nos études, traqués par nos ambassades, en travaillant la nuit pour étudier le jour, nous qui soutenons nos familles restées au pays et livrées à cette bande d’apatrides boulimiques et mafieux ? Ils pensent que nous sommes des délinquants marginaux. Nous avons soutenus ce clan sans nous en rendre compte. Nous avons passé un temps précieux depuis les évènements de janvier/février 2007 soit un an et demi à nous faire des reproches, parfois à nous insulter et nous ronger les doigts pour les soutenir, pendant que leurs propres enfants étudient ou dorment bien avec les richesses de notre peuple !!! Ils clament partout qu’ils ont de la "Baraka". Ils sont les bénis et nous, les maudits. Le fait de soutenir une de ces sinistres personnes ne change pas notre situation ou celle de nos familles. Mais eux, ils détournent les richesses de notre pays pour leurs enfants qui ont droit d'étudier aux USA et au Canada, dans leurs maisons achetées pour les abriter, alors que l'avenir des nôtres ou de nos frères et sœurs est plus que jamais compromis par leur faute. Par exemple, tout récemment, le clan nous informe que Sam Soumah tout seul aurait détourné 500 millions de FCFA en une seule prise et que Idrissa Thiam également aurait détourné de l’argent, sans nous dire combien. Si ces malfrats n’avaient pas été éjectés du clan, on n’aurait jamais parlé de ces vols. Savez-vous pourquoi il n’y aura jamais de poursuite et en cas de remaniement ou nomination, sous ce régime, ce sont toujours les mêmes qui partent et reviennent (comme si la Guinée se limitait à cette racaille) ? Ils constituent un club de malfaiteurs qui pillent ensemble la Guinée. Raison pour laquelle les différends finissent toujours par être réglés en famille, chez le grand chef Lansana Conté. Ahmed Kanté devait partir parce qu’il n’a pas été capable de s’adapter et intégrer la bande. Dans la « logique-stratégie » du Clan, et contrairement aux sources de nos différents sur les opinions, il n’y a ni régionalisme ni ethnocentrisme ni tribalisme, il y’a la richesse à tout prix. La mission de Souaré, qui est arrivé à la primature par la faute de Kouyaté et surtout de notre naïveté, consiste à restaurer le pouvoir total du clan conté et mettre définitivement fin aux acquis sociaux obtenus grâce aux sacrifices de notre jeunesse qui a eu à payer hélas le prix fort (deux cent morts et plus de 2000 blessés). Après la nomination des membres du gouvernement de Mr Souaré, une des premières décisions du PM fût d’ordonner la mise sous tutelle des syndicats. Dans son arrêté du 14 juillet 2008, portant sur la création d’une Commission Nationale de Gestion des Conflits sociaux (CNGC), A. Tidiane Souaré tente d’enterrer définitivement le mouvement syndical en le rattachant à la Primature en ces termes : dans son Article 1: « La CNGC a pour mission de prévenir, d’examiner et de résoudre tous les conflits sociaux nés des relations professionnelles dans le secteur public, mixte et privé. » et on précise qu’elle doit juste analyser les problèmes et soumettre des propositions au Premier ministre qui va décider de la suite. Donc, c’est désormais au PM de dire s’il faut faire un avis de grève ou s’il faut aller en grève. Pas bête, monsieur Foireux ! dans son Article 2 : « La CNGC est composé comme suit : - un Président : représentant du gouvernement dans son Article 3 : « Les membres de la CNGC seront nommés par le Premier ministre, chef du gouvernement » Voilà chers compatriotes, non seulement Souaré essaye de renier aux syndicats leur indépendance mais il leur donne le même poids que le patronat à la tête duquel il ramène Mamadou Sylla. En plus, il cherche à accentuer la division des syndicalistes créée par Kouyaté (pour les rendre inopérants) : de par l’article 2, seule Rabiyatou dont le groupe est majoritaire devrait représenter les syndicats, avec le même pouvoir de décision que Mamadou Sylla ! Les deux se neutralisent tout court. Après avoir favorisé le retour en force de son collègue décrié Ibrahima Keira, Le PM Souaré a procédé à la reforme de l’administration qui se caractérise par le départ de Ahmed Kanté et le retour arrogant de tous les décriés du peuple. Dans son propre cabinet, il a recasé 11 anciens ministres du coup. Ceux là même qui reconnaissent que c’est leur gestion qui a précipité notre pays dans la crise que nous connaissons ! Chers compatriotes, comme on peut le constater, le changement voulu par le peuple n’a pas un ennemi pire que A. T. Souaré aujourd’hui. Chaque jour supplémentaire qu’il passera à la Primature est une perte et un risque pour nous. Si ces mesures viennent de lui-même, alors c’est un malhonnête et un ennemi de la démocratie à descendre le plus vite possible. Et si elles lui sont dictées, cela veut dire qu’on se sert de lui pour casser l’élan du changement. Dans ce cas, ce qui nous reste à faire, c’est de conjuguer tous nos efforts pour le faire partir le plus rapidement possible, avec son mentor Conté, afin de sauver notre pays d’une dérive totale. Mettons fin à cette situation et faisons en sorte que tous les enfants guinéens aient des droits et chances comparables dans l'avenir ! Cela est possible et la solution est la démocratie maintenant en Guinée, sans Conté ni Souaré ou leurs proches. D'autres ont pu le faire ailleurs comme au Mali, au Sénégal, à Haïti et tout récemment au Pakistan. L'exemple Pakistanais doit surtout nous inspirer: les deux grands partis d'opposition sont très rivaux mais ils se sont mis ensemble en privilégiant l’intérêt supérieur du peuple pour mettre fin à la tentative d'instaurer la dictature dans leur pays. Après, ils se sont séparés et le parti majoritaire dirige le pays jusqu'aux élections. Cela ne fait que grandir les acteurs politiques de céder à un adversaire qui gagne justement, dans un système où la règle démocratique est garantie. En Guinée, on peut faire de même, si notre combat se focalise en priorité sur l’éviction du CLAN MAFIEUX QUI EST EN TRAIN DE NOUS ANEANTIR. Nous devons réussir à faire tomber ce régime par la résistance populaire et exiger que l'ONU arbitre sur le terrain pour organiser des élections justes, transparentes et incontestables. Alors la division ne se manifestera qu'au premier tour. Après, les alliances seront obligatoires et notre pays retrouvera le chemin de la bonne gouvernance. Dans le cas contraire, on serait amené à lutter demain de la même manière improductive contre Aboubacar Somparé ou Ousmane Conté. Mais la situation ne changera pas. Comme l’a écrit Laafa Sow, Porte Parole du Collectif contre l'impunité, « La situation dans notre pays est telle qu'il serait illusoire de compter sur les urnes pour changer cette situation. Les beati possidentes (ceux qui ne manquent pas de courant, qui ont des villas en Europe et en Amérique, dont les enfants étudient à l'étranger et qui roulent en 4*4) n'offriront jamais cette perspective. Pour éviter une destruction totale des pauvres, il me semble qu'un choc violent est inévitable. Il nous faut rééditer janvier-février 2007 mais avec comme unique slogan le départ de Lansana Conté qui sous entend celui de ses complices connus. » Le moment est venu de penser à l'intérêt supérieur du pays et se lever ensemble pour mettre fin à ce régime et aux manœuvres de Conté et de son Souaré. Sinon le coût sera très élevé pour nous tous après. Surtout, plus de compromis avec Conté qui n'a pas de parole. On l’avait dit le 30 janvier 2007 (écouter avec Realplayer à droite). Vous savez, nous avions reçu l'information sur le plan d'action (secret) du clan gouvernemental : - garder Ahmed Kanté jusqu'à ce que le PM s'installe correctement pour éviter les contestations possibles. Mais l'évincer le plus tôt possible pour harmoniser les relations avec les entreprises qui font rentrer des devises au pays et au gouvernement. Selon leurs arguments, Kanté est têtu et bloque la situation d'un secteur vital. Là-dessus, nous avions mis le PM en garde contre une telle mesure. Kanté n’a demandé que de meilleurs et équitables contrats pour la Guinée. Ce sont les Multinationales et leurs complices guinéens qui bloquent la situation, en attendant que ceux qui avaient signés ces contrats, contre des pots de vin, reviennent aux affaires. - réorganiser et reprendre le contrôle total sur l'administration et du pays jusqu'à l'intérieur avant toute organisation d'élections. Pour cela, dès que l'administration serait sous contrôle, obliger les principaux responsables syndicaux à s'exiler pour minimiser les risques de contestations poste-électorales dont eux seuls auraient l'audace de mener. Les consignes sont quand même donnés pour ne pas que leurs vies personnelles soient touchées. Ce qui aurait des conséquences sur le rapport du régime avec les institutions internationales. Mais toute autre forme de persécution et d’intimidation est permise, selon ce dernier volet du plan. Nous avions cru à de simples fausses alertes. Cependant, vu l'exécution fidèle des deux premiers points du plan, la raison nous pousse à être prudent. Nous avons été certes choqués de l'attitude des syndicats face à Kouyaté (ce qui a permis à ce dernier de ne pas suivre sa feuille de route et nous conduire à la situation actuelle), mais laisser ce pouvoir bouter les syndicalistes hors du pays, serait une grosse erreur de la part des Guinéens. Nous savons qu’ils ont le courage et la force d'aider au changement positif. Ils ont déjà joué ce rôle une fois. Et c'est pour cela qu'on pourrait leur en vouloir au point de vouloir les chasser du pays. Nous devons donc prendre les devants et ne pas attendre de voir si le pouvoir ira jusqu'au bout de son plan. La mauvaise foi de A. Tidiane foireux n’est plus à démontrer. Il est plus que jamais temps d’agir pour le départ de ce régime ! Nous allons prendre contact avec certaines organisations de la société civile du pays (syndicats et droits de l'homme) pour harmoniser nos actions. On peut être sur qu'en donnant le ton, tout va bouger au pays également. Nous allons prendre contact avec les organisations d'étudiants et d’élèves pour impliquer tout le monde. Cette fois-ci, le seul compromis doit être le départ du régime et l'instauration d'un système qui peut profiter à tout le monde : - départ de Conté et de ses clans Comme départ, les organisations des droits de l'homme vont nous envoyer la liste des coupables de crimes et de répression afin qu'on le publie partout et engager des actions judiciaires contre eux par là (Europe) en même temps. Cela doit faire comprendre aux voleurs, à l'armée et à la police que les temps ont changé : ceux qui donnent des ordre ou tirent sur des populations seront désormais traqués partout et traduits en justice. Nous espérons que le Collectif contre l'Impunité qui vient d'avoir sa reconnaissance en France aidera dans ce sens ! Désormais, il faudra songer à organiser des manifestations lors des déplacements du PM Souaré ou de tout représentant de Conté par exemple. Il se rend à New York en septembre pour l'assemblée générale des nations unies, après escale à Paris. Il faudra qu'on harcèle toutes les autorités guinéennes qui sortent, au sujet notamment de la commission d'enquête sur les évènements de janvier et février 2007 (avec plus de 180 tués par balles) et de leur enrichissement illicite. Huons-les et lapidons-les avec des oeufs et des tomates partout où ils se rendront. Ceux qui sont impliqués dans les massacres doivent trouver des mandats d’arrêts contre eux ici. SADIO BARRY
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