|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les africains, le pouvoir et la démocratie2015-05-08 09:07:29 C’est suite à quelques évènements récents que j’ai commencé à m’interroger sérieusement sur le sort de la démocratie en Afrique. Il s’agit :
Décidément, les chefs d’Etats africains ont la cervelle dure. Car malgré les contestations populaires (souvent suivies de tueries du fait de l’usage d’armes à balles réelles par les forces de maintien de l’ordre), telle une moule à son rocher, ils s’accrochent au pouvoir jusqu’à ce que mort s’en suive. Parmi eux, il y en a deux qui sont au pouvoir (tenez-vous bien sur votre siège !) depuis 36 ans ; c’est à dire depuis la présidence américaine de Jimmy Carter. Ils ont donc vu se succéder ni plus ni moins que six présidents des Etats Unis d’Amérique : Jimmy Carter, Ronald Wilson Reagan, George Herbert Walker Bush, Bill Clinton, George Walker Bush, Barack Obama. L’actuel président de la République Démocratique du Congo Joseph Kabila (actuellement âgé de 43 ans) avait seulement 7 ans lorsque Teodoro Obiang Nguema et José Eduardo Dos Santos (puisque c'est d'eux qu'il s'agit) sont arrivés au pouvoir en 1979. Moi je dis tout simplement chapeau à ces mémoires vivantes de notre cher continent ! Par les armes ou par les urnes rien n'y fait ils restent tout simplement indéboulonnables malgré la très grande pauvreté de leurs populations depuis toutes ces années. Quel déni de démocratie et quelle honte pour le continent africain ! Malgré une certaine similitude entre ces présidents qui s’accrochent au pouvoir, il convient de noter plusieurs catégories de ces énergumènes en plus des inconscients ci-dessus énumérés :
Parmi eux, Yaya Jammeh président de la Gambie depuis 20 ans. Hormis son accoutrement avec des accessoires composés de chapelet et canne, il va jusqu’à prétendre officiellement détenir le remède pour guérir les malades du sida. Malgré ce comportement indigne d’un chef d’Etat, le peuple continue encore à l’applaudir. Jean-Bedel Bokassa. Deux ans après s’être proclamé président à vie de la République Centrafricaine en 1972, il s’octroie le titre de maréchal puis change de nom et se déclare musulman. Mais il ne s’arrête pas là car l’homme va continuer sa mégalomanie et se proclamer empereur en 1977. Pour son intronisation, il n’hésite pas à importer des chevaux et de costumes Napoléoniens d’Europe pour la cérémonie officielle d’intronisation. En 1979 l’éphémère empire centrafricain redevient une pseudo-république suite à un coup d’état militaire.
Usé par 30 ans de pouvoir entre 1957 et 1987 l’ancien président Tunisien Habib Bouguiba n’avait plus toute sa tête vers la fin de son règne mais continua malgré tout à assurer les fonctions de président de la république jusque dans sa tombe. A l’image de Bokassa, Idi Amin Dada se proclame maréchal et président à vie. Même s’il n’est resté au pouvoir que 8 ans !, il fait partie des chefs d’Etats africains les plus ubuesques. C’était tout simplement un fou au plus haut sommet du pouvoir.
Abdelaziz Bouteflika président algérien au pouvoir depuis avril 1999 on n’entend même plus ses murmures ; l’homme tremble de tout son corps et ne se déplace plus qu’n en fauteuil roulant mais continue à s’accrocher au pouvoir comme s’il n’existe plus d’autres algériens capables de le remplacer.
1) Teodoro Obiang Nguema président de Guinée équatoriale depuis 1979, réélu en 1996, en 2002 et en 2009 ; soit 36 ans au pouvoir Nous terminons avec un clin d’œil à nos anciens présidents qui ne sont malheureusement pas en reste dans ce sinistre palmarès en réussissant l’exploit de 50 ans de pouvoir à 2 seulement. Sékou Touré, un seul parti politique et un seul chef à la fois tyran et sanguinaire de la République Populaire et Révolutionnaire de Guinée (ancien nom de l’actuelle République de Guinée). Sous son règne, pas d’élection, pas d’opposition, pas de démocratie ; l’homme voyait de complots partout, surveillait tout, contrôlait tout. C’est le règne absolu sans partage dans la terreur et la violence qui durera 26 longues années jusqu’à ce que le bon Dieu nous rappelle un jour de mars 1984 qu’Il est Le Seul éternel. Aujourd’hui encore la Guinée paie les conséquences de cette gouvernance de folie. Lansana Conté, un militaire qui ramasse un pouvoir tombé du camion ne se fera pas prier pour le confisquer et le garder presqu’aussi longtemps que son prédécesseur (plus de 24 ans de pouvoir). Le militaire qui était censé assurer une transition et rendre le pouvoir aux civils a préféré se transformer lui-même en civil plutôt que de rendre le pouvoir ; qui est fou ! Faut-il voir dans ces multiples égarements (presqu’aussi nombreux que le nombre de pays sur le continent) une incompatibilité entre la démocratie telle que nous l’envisageons aujourd’hui et les cultures africaines. Faut-il encore aujourd’hui accepter au nom de l’ethnie que des individus passent 15, 20, 30 ou 35 ans pouvoir sans y être légalement autorisés et sans qu’ils ne se préoccupent du sort de la population dans son entièreté.
1 commentaire(s) || Écrire un commentaire
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||