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Guinée : Alpha aurait eu le dessus sur l’opposition malgré son poids majoritaire d’environ 80% de l’électorat ?2015-05-20 02:07:31 Depuis le 9 mai dernier, l’opposition a suspendu toutes ses activités de protestation pour, dit-elle, donner une chance au dialogue sans condition préalable. Le leader politique Cellou Dalein Diallo doit rencontrer ce matin 20 mai 2015, le chef de l’Etat Alpha Condé. Ce dernier a défini le cadre de son dialogue avec l’opposition dans la dernière interview accordée à JA : « Ma porte est ouverte et on peut discuter de tout. Sauf de l'inversion du calendrier électoral. » (Lire). Quelle importance a donc cette rencontre ? Comment et pourquoi engager des programmes de manifestation, laisser tuer, mutiler et arrêter des militants et innocents citoyens et jeter simplement l’éponge comme l’ont fait pour la 3ème fois les anciens ministres leaders politiques guinéens ? Par ailleurs, l’UFR, dont un responsable (Baidy Aribot) réclamait publiquement cette démarche, a désavoué Cellou en prévenant que le leader de l’UFDG ne peut engager que son parti. Son porte-parole déclare : « C’est Alpha Condé qui a créé cette histoire de chef de file de l’opposition juste pour créer la zizanie au sein de l’opposition. Cette histoire de chef de file de l’opposition est une réalité anglo-saxonne qui admet deux partis. C’est-à-dire le bipartisme. Alpha Condé l’a créé en Guinée pour ethniciser la politique. Sinon, c’est le multipartisme qui existe en Guinée, où chaque parti est autonome » (Lire). Ce sont des arguments que nous avions développés en nous opposant au projet d’Alpha Condé, d’instituer le statut de chef de file de l’opposition. Mais au Parlement, tous les partis présents, y compris l’UFR, ont voté en faveur de la loi 036 d'Alpha Condé portant sur le statut de chef de file de l’opposition. Pourquoi l’UFR n’a-t-elle pas manifesté son opposition à cette loi en ce moment ? C’est le manque de sincérité et cette démagogie coutumière des hommes politiques et cadres guinéens qui empêchent notre pays d’évoluer positivement. Ainsi, Alpha Condé semble avoir eu le dessus sur l’opposition malgré son poids majoritaire d’environ 80% des Guinéens de celle-ci ! Par son jeu habituel de manque de cohérence, de fermeté et de fiabilité, à cause de ses hésitations et programmes avortés sans raison ni explication logique, l’opposition actuelle semble définitivement perdre le match bien avant le coup d’envoi électoral. Le pouvoir sembler réussir à imposer son calendrier tout en maintenant encore le fichier Waymark, avec la complicité consciente ou inconsciente de l’opposition (elle participe à la révision des listes électorales sur la base de ce fichier). Ces révisions concernent donc plus les électeurs de l’opposition que ceux du pouvoir qui sont déjà dans le fichier. Mais le découragement pousse les militants et sympathisants de cette dernière à refuser de se faire recenser. Ainsi après 3 jours de révisions des listes électorales, seuls 7 personnes s’étaient fait enrôler à Labé, dans le fief de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. Ce découragement des électeurs de l’opposition s’est fait remarqué partout dans le pays et à l’extérieur. A cela s’joutent des blocages et sabotages du pouvoir pendant les enrôlements dans les fiefs de l’opposition. Trois exemples : 1)- A Labé, les opérations ont été interrompues parce que les opérateurs de saisie déployés dans cette ville n’ont pas reçu leurs rémunérations. Va-t-on rattraper ce temps qui sera perdu au détriment de l’opposition ? 2)- A Dakar au Sénégal, le pouvoir a écarté le Président de la Ceni locale (CEAMI) qui fut élu par les partis et la société civile en faveur d’un partisan de la mouvance. La vice-présidente de la Ceni, Hadja Biya Diallo, a été dépêchée en personne pour valider cette mesure antidémocratique. 3)- En Allemagne, nous avons reçu un communiqué de l’Ambassade fait le 14 mai 2015. Il convoque, pour le 15 mai (le lendemain), des représentants des partis politiques, de la société civile et de l’ambassade pour la mise en place des organes chargés d’organiser les recensements et élections prochaines. Les membres devront être formés le 17 et les opérations commencent le 18. Un programme impossible à tenir par quelqu’un qui n’en a pas été prévenu comme c'est le cas pour les partisans du pouvoir. L’Allemagne est une Fédération de 16 Etats. On devrait donc avoir au moins un bureau de recensement et un bureau de vote dans chaque Etat, si Alpha Condé respectait la Constitution et si l'opposition jouait réellement son rôle (Lire). De Aachen à Berlin, il faut 9 heures de train. En plus, les Guinéens ne sont pas censés être des chômeurs ici. On ne peut donc logiquement participer à ce genre d’opérations que si l’on s’y est préparé à l’avance. Le but recherché ici est d’obtenir la non-participation des partisans de l’opposition. Mais cette dernière n’a même pas dénoncé ce fait !
GUINEEPRESSE.INFO
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