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Le journal Le Monde : « Au chevet de la Guinée »<< Alpha Condé ne s’est pas toujours montré à la hauteur de la tâche qui lui incombait à son arrivée au pouvoir >> Alpha Condé ne s’est pas toujours montré à la hauteur de la tâche qui lui incombait à son arrivée au pouvoir : réformer la Guinée, refonder l’Etat, entamer un processus de réconciliation nationale et surtout changer qualitativement la vie des Guinéens, qui malgré la richesse de leur sous-sol gisent dans une pauvreté endémique. En affirmant avoir « hérité d’un pays, mais pas d’un Etat », Condé semblait comprendre l’immense défi qui l’attendait. Mais cinq ans après son élection, la phrase est restée sans suite. A quelques encablures de la présidentielle du 11 octobre prochain, les écuries s’agitent, les vocations naissent et les manœuvres d’appareil commencent à Conakry et dans les capitales ouest-africaines. J’ai déjà évoqué le sujet des opposants guinéens. Leur irresponsabilité. Leurs compromissions. On retrouve en cette période préélectorale leur dessein quasi passionnel d’arriver au pouvoir. Calife à la place du calife. Leur seul projet politique constant. S’ajoute à cette cacophonie, un élément nouveau : le cas Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte du CNDD, exfiltré au Burkina depuis son départ théâtral du pouvoir en 2009. Qu’a fait la Guinée pour mériter que Dadis Camara ose seulement annoncer sa candidature ? La jeunesse guinéenne mérite sincèrement un meilleur sort. Aussi, faut-il que l’Afrique soit au chevet de la Guinée, car il s’y joue une carte importante dans l’équilibre d’une région fragile. La présidentielle d’octobre sera à nouveau le lit de relents ethniques et peut déboucher sur une vague de violences dramatiques pour un pays jusque-là peu épargné. La Guinée maudite. Jusqu’à quand ?
Hamidou Anne est membre du think tank L’Afrique des Idées
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