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2008-09-13 16:39:54
Selon l'Agence guinéenne de presse (AGP), les populations de la région administrative de Kankan continuent à quelques trois semaines de la célébration du cinquantenaire, à s’interroger sur les préparatifs des festivités. La commission préfectorale chargée d'organiser là-bas le cinquantenaire serait confrontée à d'énormes problèmes matériels et financiers. Les Kankanais voulaient profiter de l'aubaine pour réhabiliter la voirie urbaine et surtout le pont sur le Milo qui se trouvent dans un piteux état. Sans compter le manque d'eau et d'électricité.
Mais ce que ne dit pas la dépêche de l'AGP, c'est que le mal du cinquantenaire est commun chez les Guinéens. Déjà, le ministre de l'Economie et des Finances, le Dr Ousmane Doré peinerait à débloquer les ressources financières nécessaires pour une bonne fête. Aux dernières nouvelles, il aurait reçu des ordres express du Président Conté de sortir l'argent afin que la Guinée puisse célébrer avec faste ses 50 ans. Déjà, le comité d'organisation pare aux pressés pour recoller les morceaux des édifices publics. Les Chinois ont fini leur part de rénovation du Palais du Peuple dont les clés ont été remises au Premier Ministre, chef du Gouvernement, le 10 septembre. En plus, le peuple chinois a offert 50 voitures à la Guinée. Celles-ci devraient servir à accueillir les nombreux invités de marque.
Mais quand on sait que seul Sam Soumah aurait volé toute la contribution du Sénégal, on est en droit de s’inquiéter en Guinée. Car, tout le clan constamment recyclé autour de Conté, y compris Souaré et Keira, sont de la même qualité que Sam.
Dans l'ensemble, Conakry ne ressemble pas à une ville prête à célébrer un cinquantenaire. Le Gouvernement de Souaré essaie tant bien que mal à improviser. Une opération d'assainissement de l'Esplanade du Palais du Peuple, de rénovation du Jardin du 2 octobre, de réhabilitation des feux de signalisation dans Kaloum est engagée. Mais le fameux projet des villas du cinquantenaire du côté de Kipé est loin de sortir de terre.
Tous ces retards s'expliqueraient par le manque de communication des gouvernements Kouyaté et Souaré autour des objectifs réels du cinquantenaire. Au temps de Kouyaté, avec l'érection de stèles dans les différents carrefours de Conakry, notamment « Le Syli » ( que certains qualifient « d'âne » du carrefour "Belle Vue", ont vite fait penser à une réhabilitation du Responsable Suprême de la Révolution, feu Ahmed Sékou Touré. A l'époque, les actes posés par Kouyaté et son épouse, qui se montraient d’ailleurs provocants, ont été vivement critiqués par les enfants des victimes du régime de Sékou Touré. Et, le Gouvernement n'avait pas réussi à mieux communiquer et informer les citoyens sur l'enjeu du cinquantenaire. Aujourd'hui, le Gouvernement Souaré bute sur les mêmes obstacles. Incapable qu'il est de communiquer sur l'importance pour les Guinéens de célébrer les 50 ans de leur pays. Ce jeudi 11 septembre, M. Ousmane Doré, ministre des Finances, président de la commission d'organisation du cinquantenaire était annoncé comme l'invité du jeudi à la Télévision guinéenne. Contre toute attente, l'élément n'a pas été diffusé ! La veille pourtant, un extrait avait été diffusé. Pauvre Guinée !
Il serait peut-être judicieux de consacrer le cinquantenaire à des journées de réflexion et de concertations nationales visant à réconcilier les Guinéens entre eux (le peuple et les dignitaires des deux régimes) et mettre un gouvernement de transition politique sur pieds. Sans Conté ni Somparé ni Souaré ni Keira. Ainsi, nous pourrions bien espérer avoir un bon centenaire.
Linda Bah
VOS COMMENTAIRES | |
| Sidimé | 13/09/2008 17:31:17 |
| OUI ,un bon centenaire avec une nouvelle génération mais cette fois-ci c'est une liaison dangereuse | |
| DUBALAYE | 14/09/2008 05:27:52 |
| franchement y a pas de quoi pavoiser encore moins se gargariser de cinquante ans de cannibalisme politique sur fond de bérézina economique "Généralisée"qui a laisse l unite et l'identité plurielle de ce pays en lambeaux. cette auto-glorification puerile frisse a dire vrai le ridicule avec nos contre performences en matieres d educations,l'effondrement de notre souverainté alimentaire, la perte de notre autonomie energetique. rien que ce bilan calamiteux inclinerait tout au plus ceux qui ont malgouverné notre Guinee a se cacher dans un trou bien profond. qu on n eNtende a plus jamais parler d'eux.franchement si rejouissance ya c est une honte nationale que nous celebrons sans aucune capacité d indignation et d esprit critique. cette generation des independances doit faire son examen de conscience car le jugement de l histoire sera sans pitié.nous exigeons les Etats Generaux de la Democratie et du Developpent de la Guinee. | |
| M. Diallo | 14/09/2008 11:28:27 |
| Je partage pleinement l'avis de DUBALAYE. Fêter sa souveraineté au moment où on vit d'aide alimentaire pour ne pas périr de faim, est plus que ridicule. Après 50 ans, le pays n'a connu que seuls 2 présidents, nous n'avons pas d'eau, pas d'électricité continue, pas d'hôpitaux équipés (nos populations se soignent au Mali ou au Sénégal), pas de démocratie, pas d'Etat de droit ni justice (encore quelques semaines, des militaires tiraient sur même des femmes enceintes et des enfants sans que personne ne soit inculpée), maintenu en vie grâce à l'aide alimentaire du PAM, devenu la base des narco-traficants! Nous avons été les premiers indépendants mais nous sommes derniers en tout actuellement; même les pays sortis de guerre civile sont politiquement et économiquement plus avancés. De quoi être fier en Guinée? On devarait avoir honte et ne pas faire trop de bruit. Misérables, nous nous rendons ridicules en cherchant à fêter cette désintégration généralisée de l'Etat en Guinée. Il serait plus décent pour les Guinéens de faire le deuil de ces 50 ans. | |
| DIALLO MOUMINY | 14/09/2008 12:38:15 |
| cinquantenaire quel HONTE!! le guineen n'a pas besoin de cinquantenaire, mais plus tot de: L'électricité, des infrstructures de base, et rendre le prix de Denré de premier nessécité accessible a tous. | |
| T. Malick Diallo | 14/09/2008 15:23:02 |
| La Guinnée un cocktail négatif Ma réaction n' a rien à avoir avec l'article lu mais c'est plutôt une lecture de ce les guinéens acceptent de subir. Les "auto-rites" de la guinée se préparent à voler si le mot n'est pas fort l'argent du peuple prétextant célébrer les cinquantes(50)années de l'accès à l'indépendance du pays appelé scandale des scandaleux. cinquanténaire de quoi ? qui peux me le dire et que je l'entende d'une oreille du guinéen qui ose regarder son pays en face et lui dire c'est ce que j'ai fais pour toi. Je ne crois pas en voir. Positivement RIEN RIEN et RIEN !!! Négativement je pourrais sans me fatiguer et pendant des semaine dire ce que les gunéens ont fait à laz Guinée. Je commence par le problème qui a causé des problèmes et qui demeurt le problème : C'est LANSANA CONTE et tout ceux qui ont avec lui et à travers lui fais chaviré la barque Guinéé. Ils ont fais de la Guinée un fleuve qui n'arrive plus à mouiller les poissons qui nage dans son lit. Conté et tous Ceux qui s'assile à lui fais table rase de tout ce que la guinée avait comme acquis et pire ils n'ont rien trouver de mieux. C'est triste mais c'est vrai. La Guinée n'a pas politique sanitaire, de jeunesse, culturelle, sportive, economique et j'en passe. La guinée fais du sur place. Permettez que je me pose la question à savoir où sont passés les guinéens de 1958, les guinéens auxquels ont reprochait de toujours faire allusion à leur dignité. C'est guinéens ont fondu et glissé comme la monnaie de ce pays qui fait fait du sky entre les monts Nimba, kakoulima, gangan et le Loura. La guinée du franc Guinéen. Le franc guinéen qui n'est autre que le reflets ses autorités et je commence par me convaicre qu'il est aussi comme son peuple. Un peuple qui n'a pas d'égard pour le sang de ses enfants, un peule qui semble avoir une mémoire de poule. Loin de moi l'intention de manquer du respect à qui que ce soit c'est seulement le coeur meurtri qui en moi qui s'exprime. Il n'arrive pas à comprendre que nous ayons oublié nos frères qui sont tombés sous les balles et les ordres d'apatrides pour que toute la guinée respire de l'air un peu frais. Où est ce pourquoi ils sont mort? Vraiment je m'en veux, je vous en veux et on doit s'en vouloir. J'allais oublié, la Guinée n'est pas gouvernée et il n'y a aucun guinéen n'ose le dire. Celui qui attend que l'assemblée nationale le fasse verra pousser les dents du coq. Il n'a pas ce patriotisme et surtout cette dignité parce qu'il oubli qu'il est élu et non nommé. Si c'est "Metre" Sidimé, c'est attendre le fracture d'un ver de terre ou la fracture de la langue. La guinée aujourd'hui est sans sans président et les institutions pour le constater sont amorphes et leurs dirigeants sont des marionnettes inanimées. Qu'Allah vienne au sécours du pays qui a tout et qui n'est rien, de par l'attitude de ses dirigeants.!!! | |
| Souare | 14/09/2008 17:02:14 |
| Le 50tenaire ça vaut bien le coup mes freres guinéens. soyons courageux d'affirmer que l'independance se fête et cela malgré ce qu'on peux penser de l'histoire ou de ces acteurs. | |
| DUBALAYE | 14/09/2008 23:54:48 |
| MR souare; le cinquantenaire est une escroquerie intellectuelle pour vider les caisses de letat. Si le ridicule tuait;il y aurait des hecatombes a chaque coin de rue en guinee. jusqu a preuve du contraire, on n a jamais vu quelqu'un feter son echec au bac.....a mon avis les guineens doivent offrir des miroirs a leurs gouvernants afin qu ils se rendent a levidence de letat calamiteux dans lequel ,ils ont plongé ce pays par egoisme, irresponsabilité, vanité et insouciance. Mr Souaré notre pays est dans un etat de decomposition avancée et se porte pas mieux que les pays ravagés par des guerres civiles chroniques. voila en gros et dans le menu la carte d identité de notre pays dans le concert des nations. dans mon entendement y a qu une reuissite qu on peut celebrer pour donner un exemple de culture de resultat et d excellence aux generationx a venir.cest cette guinee la que nous voulons pour nos enfants. pas la mediocrité et la cleptomanie ambiante qui servent de referents culturels et politiques. mais quelle ironie de l histoire, la guinee qui etait la pionniere des independances a vandangé tous ces acquis historiques par la faute de ceux qui etait en charge de la maitrise perenne de notre souverainté. l enjeu pour nous la nouvelle generation, c'est de savoir quand et comment les guineens vont trouver les voies et moyens de sortir de la spirale de l echec qui a nauvragé la volonté souveraine de notre peuple dans les abysses de la tyrannie, de l obscurantisme religieux et de la pauvrete de masse dans une oisivité affligeante pour notre amour propre, notre liberté et notre dignité. parlons plutot de comment mutualiser les talents et competences dont notre pays regorge pour sortir de la gestion scandaleuse de notre independance. ah c est vrai, on va feter dans un anti-colonialisme primaire notre petite gloriole d avoir bouté le colon dehors. a y regarder de pres sans ces memes colons qui nous tiennet par le goulot du fmi et de la banque mondiale.nous sommes pas a meme d assurer et assumer notre independance en toute dignité et liberté. notre pays est malade, notre devoir, cest pas de laisser en les mains des charlatans de conte et des ses courtisans. mais de l arracher de leurs mains inexpertes pour confier son destin a des hommes de bonnes volonté pour batir un devenir dans l unité et la prosperité. | |
| Sadio Barry | 15/09/2008 00:47:49 |
| Souare, chaque année l'independance se fête en Guinée, autant que je sache. Ce contre quoi on se prononce ici, c'est le gaspillage des milliards qui vont être détournés par des organisateurs dont les amis et parents sont les décideurs; au moment où le pays reçoit de l'aide alimentaire habituellement destinée aux pays en guerre. Cet argent n'a qu'à être investi dans des plaines pour cultiver du riz afin que l'année prochaine, la Guinée puisse se passer de cette aide alimentaire. On a des militaires qui en demandent plus chaque année alors que le pays ne produit rien. On n'a qu'à amenager des champs à cultiver pour l'armée guinéenne. On sait qu'elle ne se soucie pas du peuple. Mais elle n'a qu'à se prendre elle-même en charge au moins. | |