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Guinée: vers le scénario électoral de 2013 ?
2015-09-09 17:50:33 Quand on attrape une souris une fois, soit elle est morte soit elle évite le coin à piège voire quitter définitivement les lieux. L’opposition guinéenne, dirigée par des anciens PM de Conté, est la seule Souris au monde qui se fait prendre n-fois dans n essais au même piège !!! Le 5 aout dernier, une délégation d’opposants guinéens appuyés par des hommes politiques européens avait mené une bonne démarche qui devait déboucher sur une plus grande implication de l’Union européenne pour proposer une meilleure sortie de crise en tenant compte des craintes et arguments des deux parties : correction du fichier, reforme de la Ceni, la tenue des communales pour l’opposition, et le temps insuffisant qui justifie qu’on brûle les étapes pour le parti au pouvoir (Lire). La solution était simple : des experts neutres étudient la situation et évaluent le temps de sa faisabilité. Comme c’est l’expiration du mandat du Président qui inquiéterait le parti au pouvoir et Alpha Condé, la communauté internationale propose aux deux parties qui constituent le Parlement de voter une loi prolongeant le mandat présidentiel en cours de la durée nécessaire à l’application d’un accord correspondant. Ces propositions furent transférées dès le lendemain vendredi 6 aout à des Parlementaires européens pour qu’ils puissent se pencher sur la question, avec un dossier complet sur la situation guinéenne et les risques qui pèsent sur le pays avec les manœuvres du régime condé. Sans attendre l’effet de cette démarche, les opposants guinéens se précipitent pour signer un accord bidon sans étude préalable de sa faisabilité alors qu’ils savent bien qu’on a perdu beaucoup de temps depuis la rupture des négociations. L’erreur de Cellou cette fois-ci, c’est de suivre Sidya dans sa précipitation irresponsable et douteuse qu’aucun amateur politique ne ferait. On y est, plein dans la bêtise, la panique et le désespoir dans le camp de l’opposition. Car, plus de 20 jours après la signature des accords, rien n’est fait. Les 2 postes de commissaires donnés à l’opposition ne sont que des faire-valoir dans la mesure où les nouvelles représentantes de l’opposition ne vont pas occuper les mêmes postes de responsables déjà occupés à l’interne, mais vont juste compléter le nombre des commissaires à 25. Malgré tout, le RPG y fait un blocage pour davantage retarder leur prise de fonction alors que la Ceni continue son travail sans l’opposition (Lire). Déjà, les listes électorales sont prêtes et les cartes d’électeurs qui sont en impression doivent être livrées dans une dizaine de jours. Avant les corrections prévues par les accords ! Ainsi, le pouvoir va en vitesse en éditant des cartes d’électeurs avec un fichier qui permet au ministre Louceny Camara d’obtenir 4 cartes d’électeurs. Le maire-adjoint Sory Sanoh de Kankan quant à lui, aurait 5 cartes d’électeurs. Le père de ces accords boiteux, Sidya Touré, est moins critique et garde son calme comme si son but était désormais de faire perdre l'opposition dans cette élection. La situation est si grave que les partenaires étrangers, ambassadeurs occidentaux, l'Union Européenne, l'Organisation internationale de la Francophonie et les représentants des Nations Unies demandent un report de la présidentielle au motif qu’ils sont aujourd'hui convaincus que la Ceni est dans l'incapacité matérielle d'organiser l'élection présidentielle à la date du 11 octobre 2015. Cette Ceni a déjà prouvé son incapacité d’organiser une élection en 2013, malgré tout, l’opposition avait refusé de la récuser. Mais à quoi bon de repousser les élections si c’est le même pouvoir d’Alpha Condé qui est censé appliquer des accords qu’il ne veut pas ? Nous avions demandé à l’opposition d’exiger un arbitrage international pour l’organisation des élections en Guinée, sans succès. Que l’opposition le note bien : en disant que sans les corrections elle ne va pas participer aux élections, elle encourage Alpha Condé et son RPG à tout bloquer afin d’en arriver à cela. Car, malgré le fichier pourri et les moyens qu’ils disposent, les grimpeurs et leur boiteux Président ne sont pas certains de gagner dans les urnes, surtout après la perte totale de la Forêt. Partout où il y a eu des élections boycottées par l’opposition, cela n’a conduit qu’à l’« élection facile et légitime » du dictateur impopulaire qui sera alors massivement soutenu par les Occidentaux qui estimeront après qu’il faut aider le pouvoir légitimé par élection à se stabiliser. Leur crédo : il vaut mieux un pouvoir mal élu que le chaos dans le pays. Ce que l’opposition doit faire en Guinée, c’est de faire clairement comprendre qu’elle n’admettra pas la tenue d’une élection sans l’application des accords au préalable. Nous savons où et comment bloquer la fraude pour qu’Alpha Condé perde dans les urnes malgré les avantages du pouvoir. Et nous sommes au service du changement (Lire).
GUINEEPRESSE.INFO
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