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Droit de réponse à Ben Daouda Touré


Et pourtant,

"Ils ont éteint les lampes !  Oh ténèbres ! La Tragédie ici est que  la majorité garde un silence complice .  Par souci de reconquérir  le Pouvoir Central pour satisfaire l’Ego d’une minorité qui a soufflé sur les bougies , la classe éthno-politique ou le Fouta de l’Obscurantisme".

 Remarquez que je cite Ben Daouda Touré, sans corriger aucune faute.

Notre frère, Le Pr Ansoumane Doré lui avait posé la question très pertinente :" Est-ce cette minorité qui constitue pour Ben Daouda tout le Fouta? Si elle existe vraiment, pourquoi ne pas la désigner clairement au lieu de s'attaquer à une région entière confondue en cela à sa composante principale, les Peuhls? La méthode utilisée rappelle une autre dénonciation de sinistre mémoire, celle de la guerre contre les citoyens Guinéens d'ethnie peuhle lancée par Sékou Touré, chef de l'Etat, en 1976-77."

Celui qui a commis ce texte, écrit probablement à la lumière d'une bougie de suie, champion de causes perdues, me cible dans son dernier opus. Parce que j'ai osé décrire une réalité historique incontestable: "Lors de son attaque anti-peuhle de triste mémoire, toute l'élite du Fouta fut obligée de déposer librement sur injonction du Responsable suprême, Sékou Touré. Aucun "peuhl du wassoulou" ne fut inquiété. Il faut dire que les grands criminels de la première République avaient leur lot de Diakité, comme Moussa Diakité et autres Sangaré" ai-je écrit !

Pour preuve, je demande qu’on me cite un seul nom de cadre peuhl originaire du Ouassoulou ayant été obligé de "déposer" lors de cette cabale bien connue de l'histoire du PDG. C'était une simple constatation de la discrimination introduite grossièrement par le Parti-Etat entre les citoyens obligés d’en être les militants et non une quelconque accusation contre d’autres concitoyens. Facile et simple à comprendre à priori.

Ce ténébreux monsieur Ben trouve normal de souligner que Souaré n'est pas de la Haute Guinée mais anormal de prétendre qu'un Diallo puisse ne pas être du Fouta. C’est sa tactique nocive du mesureur à "deux poids".  Pour lui, le fautif est celui qui dénonce le crime ou la faute, pas l'exécutant ou le commanditaire. Peut-être "oublie"-t-il aussi le rôle central d’un certain Moussa Diakité, maitre d'œuvre des tribunaux révolutionnaires.

Il devient inutile et fatiguant de répéter que toutes les ethnies ont fourni des exécutants des basses œuvres du PDG et du PUP.

J'ai souvent écrit que la deuxième République est fille de la première. La bataille entre "militants en uniforme" rivaux s’étant terminée par la victoire du clan Conté sur le clan Diarra ainsi que les abominations qui s'en suivirent contre nos compatriotes ne doivent pas nous faire oublier l'origine de nos malheurs, à savoir le pouvoir d'A.S.T., devenu au fil des ans "un pouvoir personnalisé et sacralisé" selon l'expression du sociologue allemand Norbert Elias.

 Edwy Plenel, dans son article "La République n'est pas une courtisane", nous en dissèque les mécanismes, ceux qui naturalisent sa domination à ce jour, sous le régime Conté et son inquiétante résurgence actuelle :

-L'alliance de la distance et de la proximité : Les grandes "messes" PDGistes ou PUPistes, malgré la distance sociale entre tous les nantis du régime et le "peuple", éternel dindon de la farce. Cette alliance est nécessaire pour donner un habillage "populaire" à toutes les abominations commises.

-La réduction de l'identité à l'apparence, le paraitre faisant l'être, le semblant, la réalité. Les "militants" convaincus ou soudoyés, plus souvent simplement réalistes (nécessité de vivre au jour le jour) ressortant littéralement assommés par les discours fleuves démontrant notre situation "d'Etat de droit", après avoir applaudi sans presque rien comprendre aux théories fumeuses. Une théâtralisation dans toute sa splendeur, à laquelle nous sommes, hélas, habitués.

-le paradoxe de la supériorité dans la soumission : c'est en acceptant leur domestication par A.S.T. ou par Conté que les membres des clans (ministres, hommes « d'affaires plus ou moins claires », officiers supérieurs) réussissent à préserver la distance qui les sépare des autres militants ou soldats.

 Ce ne serait ni plus ni moins qu’ '"Une proximité feinte qui cache le dédain social, une apparence jouée qui trompe sur la réalité, une soumission intériorisée qui nourrit un appétit de domination".

Conclusion

" Perfide! Imposteur! S’écriaient-ils, ... Tu nous avais vanté ton savoir, tu nous avais promis de nous ramener dans notre pays".

Et où est, aujourd'hui ce pays et dans quel état? Ces griefs de personnages de Prosper  Mérimée, les Guinéens peuvent les adresser à leur premier dirigeant et à son successeur de la Guinée indépendante sans que de bons esprits se croient obligés de leur demander de juger le Parti-Etat de Guinée de Sékou Touré avec objectivité. De quelle objectivité s'agit-il ? 

Caligula africain du XXème siècle, Sékou Touré, qui n'était nullement un médiocre dans sa répression sanguinaire a brisé la vie de milliers de familles. Dans la mémoire collective guinéenne restera  cette image de dictateur sanguinaire même s’il fait l'objet de réhabilitation de la part d'activistes qui doivent tout au régime du Parti-Etat de Guinée. Comme en Russie où l’on note un mouvement de réhabilitation de Staline qui se manifeste en ces jours du 90è anniversaire de l'insurrection qui inaugura la révolution d'octobre. Selon des enquêtes, tout en considérant très largement Staline comme un dictateur, beaucoup de Russes  pensent qu'il a été l'homme qui a  fortement contribué à la modernisation de leur pays  et à la victoire sur le  nazisme. Ce qui a conduit la Russie au rang de puissance mondiale qu'elle était devenue et le rôle qu'elle a  joué, entre autres,  dans l'émancipation des territoires coloniaux.

Mais toute proportion gardée, quel Guinéen peut, aujourd'hui, montrer sur le sol de Guinée une réalisation notable du temps de Sékou Touré alors que des milliers de vies humaines ont été sacrifiées? 

Le tyran satanique guinéen a détruit son pays, déboussolé des générations de Guinéens dont un grand nombre promènent, ailleurs en Afrique, en Europe et en Amérique leur désespérance. On est toujours stupéfait de constater que des Africains n'aient pas encore réalisé le néant que Sékou Touré a légué à la Guinée".

Dr TH. A. Diallo, cardiologue


 

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VOS COMMENTAIRES

Sadio Barry17/09/2008 14:09:15
Merci Docteur Diallo !
En fait, vous devez nous aider pour le cas Ben Daouda. Ce type a beoin d'un médécin !
diak_50017/09/2008 15:19:58
Bonjour Mr.Diallo,
Aujourd’hui mon seul regret pour le décès de sekou touré c`est de ne pas lui voir assis devant les barreaux pour répondre aux crimes qu`il a fait.
Mais rien est tard sil a échappé à la justice des hommes il n`échappera pas à celle de Dieu.
DIALLO MOUMINY17/09/2008 18:13:00
c'est EXCEPTIONELLE FORMIDABLE RIGOUREUX
mais seulement les Inbecille ne change pas.
et il me semble que ce BEN DAOUDA Foiré
et plus qu'un IDIOT.
merci 1000 fois pour votre analyse.