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Communiqué de l’OGDH relatif à la situation au Burkina Faso2015-09-22 11:45:10
N/Réf : O037/CD/OGDH/2015 Conakry le 21 septembre 2015 Déclaration « Le grand espoir des peuples africains va-t-il être étouffé ? » Après la révolution populaire qui a mis fin à 27 ans de règne sans partage du président Blaise Compaoré, les forces vives du Burkina Faso viennent de se faire voler leur transition, obtenue au forceps, suite à un putsch militaire orchestré par les forces du Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP) le 16 Septembre dernier. Le RSP est une force spéciale qui était au service du président Compaoré lorsqu’il était aux affaires. L’un de ses hommes de main, le Général Gilbert Diendiéré, ex chef d'état major particulier, est à la tête des putschistes. Tout est parti de l’irruption dans la salle du conseil des ministres d’un contingent du RSP venu mettre aux arrêts le président du gouvernement de transition Michel Kafando, le premier ministre Isaac Zida et certains membres du gouvernement dont le professeur Augustin Loada, ministre de la Fonction publique. Cette nouvelle incursion de l’Armée intervient au moment où deux événements majeurs de la transition étaient en cours. La publication du rapport de la Commission de la Réconciliation nationale et des Réformes préconisant la dissolution du RSP et le dépôt, annoncé pour les prochaines semaines, du rapport d'enquête du Juge en charge du dossier sur l'assassinat du Président Thomas Sankara. Des indices qui laissent penser que ce putsch vise à torpiller le processus de transition lorsqu’on sait le rôle joué par le chef des putschistes dans tous les événements qui ont marqué les 27 ans de pouvoir du président Blaise Compaoré. Fidèle aux principes qui fondent la république, la démocratie, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’Homme, convaincue que l’Etat de droit ne saurait se construire dans un contexte d’anarchie où les forces de défense et de sécurité, selon leur bon vouloir, peuvent à tout moment mettre en cause l’ordre constitutionnel légalement établi en niant la volonté du peuple, respectueuse des dispositions contenues dans le Pacte international des droits civils et politiques, la Charte Africaine pour la Démocratie des Elections et de la Gouvernance (CADEG) et le protocole de la CEDEAO sur les élections et la démocratie,
La solidarité manifestée par la société civile ouest africaine lors de la crise électorale sénégalaise en 2012 pourrait bien être rééditée dans la situation actuelle du Burkina en faveur de l'application de la nouvelle loi électorale
Le Président
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