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2008-09-17 20:48:21
Décidément, les mauvaises expériences ont toutes les chances de se répéter en Guinée. Kouyaté avait ignoré les crimes qui ont précédé son arrivée à la Primature, qu’elles soient de sang ou économiques. Il ira jusqu’à réhabiliter Mamadou Sylla et le restaurer dans toutes ses nuisances. Mais au lieu des clans mafieux autour du Président ou pour le peuple, il travaille pour lui-même et ses proches. Commencé à être menacé par ces clans autour de Conté, il engage des audits sur leur gestion.
20 mais 2008 : A. Tidiane Souaré est venu. Il trouve un job pour Youssouf Diallo afin de mieux pouvoir satisfaire Mamadou Sylla. Du coup, il s’assure l’alliance des gros commerçants des deux bords qui se combattaient avant (N’est-ce pas qu’il a satisfait tout le monde ?). Il ignore à son tour tous les crimes pour lesquels l’Etat a pourtant l’obligation d’agir, même s’il y a changement de personnes à son sommet. Le seul homme intègre du groupe, Ahmed Kanté, est débarqué pour donner le chemin libre aux prédateurs et au gouvernement corrompu. Il faut rappeler que Souaré est personnellement allié aux entreprises qui pillent la Guinée. Il fait partie de ceux qui ont bradé nos ressources avec des contrats bidons.
Après les marchés de gré à gré à Diallo Sadakadji et à d’autres, on nous parle d’un marché de gré à gré de plus de 80 millions de dollars en faveur de Mamadou Sylla au mois d’août (lire l’article).
Ce 16 septembre 2008, juste quelques semaines après le « cadeau » à l’homme d’affaires et ami du président, Guineenews nous apprend que le gouvernement souaré a emprunté 20 milliards au même Mamadou Sylla pour financer le cinquantenaire, sans aucun mot sur les 500 millions FCFA que le Sénégal nous avait offerts ! A en croire l’auteur de l’article qui semble être bien informé du milieu, même Lansana Conté a été choqué par cette nouvelle.
Comment peut-on en arriver au point qu’un citoyen qui, il y a juste quelques années, se débrouillait comme tout le monde à Conakry et qui ne doit son argent qu’avec les faveurs et ses surfacturations de l’Etat, devienne plus riche que tout l’Etat guinéen aujourd’hui ? Il y a eu, des années durant, des transferts de fonds directs de la Banque centrale guinéenne ou du trésor public vers les comptes de Mamadou Sylla, l’argentier du président. Conté a toute raison de se fâcher : c’est avec son argent que Sylla joue.
Cet après-midi, nous avons reçu des informations très alarmantes venant de Conakry. Nous étions au courant, depuis quelques semaines, que Souaré, à défaut de pouvoir mettre les syndicats sous son contrôle, cherchait à mettre des comités de soutien sur pied. On est resté à l’observation.
Aujourd’hui, l’alerte est venue de Conakry qu’avec l’aide de certains commerçants de la capitale, l’argent avait été donné à des jeunes pour confectionner des banderoles et organiser une manifestation de soutien « au gouvernement du Premier ministre A. Tidiane Souaré et aux actions du Général Lansana Conté ». Sic !
Dans leur tentative de rallier certaines associations, ces commerçants se sont heurtés à un refus catégorique de la part de ces dernières. « Si Souaré agit correctement, c’est le peuple tout entier qui serait derrière lui », a-t-on essayé de leur faire comprendre.
Mais Souaré et ses alliés commerçants, qui ne payent plus de frais de douane, ne démordent pas : le PM organise une rencontre secrète avec des jeunes à son service dans la nuit du 15 septembre. Les commerçants riches et égoïstes, insensibles aux souffrances du peuple, offrent plus d’argent à certains jeunes pour les amener à faire quelque chose, comme organiser des contre-mouvements dans les quartiers. Par faute de pouvoir mobiliser, la banderole aurait été exhibée au pont 8 novembre mais pas de marche de soutien finalement. Du moins encore ; car l’on compte sur le pouvoir de l’argent dans cette misère collective cultivée et bien entretenue.
Nous savons que des jeunes patriotes, composés de toutes les sensibilités du pays, se préparent à leur tour, eux aussi, pour un vaste mouvement exigeant, entre autre, la démission des présidents de toutes les institutions du pays (Présidence de la république, Cour suprême, Assemblée Nationale etc.), le départ de tout le gouvernement souaré et la mise sur pied d’un comité national de transition.
Nous lançons donc une mise en garde solennelle contre Souaré et ses alliés : si par leur attitude, il se déclenche des affrontements entre des groupes de jeunes dans les quartiers de la capitale Conakry, ils le payeront très cher. Nous demandons aux jeunes derrière Souaré de faire un choix entre l’argent de poche qu’il leur donne et l’avenir du pays tout entier. Où se trouvent les enfants de Souaré lui-même au moment où eux ils cherchent à risquer la vie pour lui ? Car, un peuple abusé qui se réveille peut bien être dangereux ! Ils ont encore le temps de choisir le camp de la raison et de l’avenir.
Chers compatriotes, l’évolution sur le terrain nous interpelle à nouveau ! Nous pensons qu’il est temps d’accélérer les consultations et se retrouver le plus vite possible. Le peuple guinéen nous invite et compte sur nous. Nous devons appuyer ces jeunes dans leur revendication.
SADIO BARRY
VOS COMMENTAIRES | |
| mr KOIVOGUI | 20/09/2008 03:28:53 |
| je voudrais particulièrement féliciter le courage de nos braves jeunes pour l'esprit et la culture de la combativité positive. Il me semble maintenant urgent plus que jamais qu'une mobilisation des cadres et professionnelles de ce pays se fasse pour sauver le pays. la mobilisation doit impérativement se faire autour de la construction immédiate d'un vrai collège de formulation de propsotions d'actions économiques et sociales assorties d'une véritable pression sociale pour sa mise en oeuvre afin de sortir le pays de sa misère. Le chemin pour nous n'est d'instituer que des comités de salut politique, des groupes de pression sociale et des platees formes révendicatives. mais l'autre chemin c'est de batir et déposer à la table des gouvernants actuels tous leprogramme de changement du pays et uy fiare pressions sociale. Si c'est seulement les comités de salut politique que nous attendons, nous aurons encore à poursuivre pendant plusieurs années à chercher d'autres 3 avril, 2 octobre, 27 Aôut, 22 janvier....parce que il manque en guinée les solutions formulées et consensuelles pour otre développement. nous pensons à chaque fois que un gouvernement composé de Guinéen ferait l'affaire. l'oeuvre étant immense, il y toujours trahison. Allons au chantire de construire des actions redigées à mettre enoeuvre en déhors des protocoles. Allons constituer maintenant Un Conseil national de Construction de programme de changement économique et social de notre pays avant d'organiser des soulèvements. Cette sera en nos mains comme plate forme. C'est mon invite comme je l'ai fait en 1995 pour notre pays en mettant en place le forum des ONG en guinée qui sert aujourd'hui de base d'action de la Société Civile guinéenne. | |
| Sadio Barry | 20/09/2008 10:30:09 |
| Merci monsieur Koivogui pour vos oeuvres constructives. Je pense aussi qu'il faut absolument un tel collège d'études et de propositions de projets de developpement comme vous dites. Mais également de surveillance pour l'application des mesures adoptées. | |