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Tueries de Cosa : trois corps restitués à leurs famillesUn précédent qui suscite de l’espoir dans beaucoup de familles2008-09-18 21:50:10 L’hôpital Donka a servi de cadre à la restitution des dépouilles de trois guinéens froidement abattus par fusil à domicile au quartier Cosa, dans la Commune de Ratoma. C’était en 2000, au moment où la Guinée venait d’être attaquée à ses frontières sud-ouest par une rébellion venant de la Sierra Léone et du Liberia. Depuis cette date, les corps des victimes, Julien Onivogui, Francis Loua et Togba Guilavogui, étaient gardés au frais à la morgue de l’hôpital Donka. A l’époque, l’argument était que les victimes entretenaient des relations secrètes ou en tout cas étaient de mèche avec les rebelles qui semaient la terreur en Forêt. Et les auteurs de cette tuerie n’étaient rien d’autres que la branche guinéenne des rebelles de l’ULIMO. 8 ans après, le gouvernement du Général Lansana Conté parle de bavure ou encore d’incident. Pour vue qu’il pense au dédommagement des familles victimes alors ! Ce mercredi 17 septembre, le ministre de la Réconciliation, de la Solidarité et des Relations avec les Institutions Républicaines, Bah Oury a, au nom du gouvernement, officiellement remis les corps des trois victimes à leurs familles respectives. Un acte très positif que le peuple tout entier apprécie, d’autant que cela rompt la logique du PDG : le parti de la révolution dont est issu Conté lui-même n’a jamais restitué les corps de ses victimes. Même le « PM du peuple » Lansana Kouyaté n’a pas songé faire ce geste. Que Souaré ne le revendique pas non plus : il a appartenu aux gouvernements ancients qui n’y ont pas non plus pensé. Cet oeuvre, on le doit à Bah Oury et lui seul (son engagement personnel). Le contraire aurait étonné ; car Bah Oury a été un militant convaincu pour le respect des droits l’homme avant. Le Président de la coordination des ressortissants de la Guinée forestière, Denis Galéma Guilavogui, ancien ministre de l’Enseignement Pré-universitaire n’a pas manqué de signaler qu’il reste encore les corps de trois autres personnes mortes en prison et la justice pour les victimes. Désormais, nombreuses sont des familles qui peuvent demander la dépouille des leurs. Voilà qui fait dire à beaucoup d’observateurs que ce premier geste risque de provoquer des grincements de dents au pays de Lansana Conté. Lamine Soumah
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