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Mamadou Bah Baadiko: un traître que le RPG aurait fait lyncher en Haute Guinée à une certaine époque.
2015-10-23 16:37:00 Dans un de nos articles du 3 octobre 2015, nous avons largement parlé de la duplicité, des acteurs sociopolitiques guinéens, qui constitue le véritable mal de notre pays (Lire). A propos du scrutin du 11 octobre 2015 qui a été une nouvelle occasion pour la Guinée, de battre le record de la pagaille et du déshonneur national pour un peuple du 21ième siècle, le leader actuel contesté de l’UFD se félicite de la "victoire écrasante de son candidat Alpha Condé" et dit être heureux que l’élection n’ait pas été reportée à la demande des 7 candidats adversaires du président sortant. Ces derniers avaient demandé une semaine de report pour au moins la distribution effective des cartes d’électeurs que la Ceni a volontairement retardé dans les zones de l’opposition. Baadiko qui cherche à défendre l’idée qu’Alpha Condé a valablement remporté une élection démocratique, est allé jusqu’à mettre en doute les accusations de fraude de ses anciens collègues de l’opposition. Pour lui, ceux qui affirment qu’on a volé, triché et bourré les urnes, ne sont pas en mesure de le prouver devant la Cour constitutionnelle. Il accuse les opposants de généraliser des choses qui ne peuvent pas normalement remettre en cause cette élection qui se serait globalement bien passée. Qui aurait parié que l’homme qui fut porte-parole de l’opposition lors du dernier dialogue au mois de juin passé pouvait il faire un tel revirement ? Dans sa déclaration sur les conclusions du dialogue inter-guinéen, Baadiko qui dénonçait le fichier électoral frauduleux a déclaré le 13 juillet 2015 : « Concernant la CENI, l’UFD affirme le fait que le texte de l’accord du dialogue politique de juillet 2015 reconnaît explicitement la présence d’inscriptions illégales dans le fichier. De ce fait, la CENI a perdu toute légitimité car n’étant ni neutre ni indépendante des politiques » « Le projet de texte confie au pouvoir exécutif qui est l’auteur de toutes les violations dénoncées, le soin de veiller au respect de sa neutralité. Il n’y a aucun dispositif efficace de contrôle et de recours contre le non-respect de ce principe, la justice, elle aussi assujettie au pouvoir exécutif étant au mieux, hors course, au pire complice. L’appareil d’Etat est le principal acteur des fraudes électorales en Guinée. » (Lire). Ainsi quand Baadiko était dans l’opposition, il mettait le régime d’Alpha Condé en cause et dénonçait l’inféodation de la Ceni et de la Justice au pouvoir et son président candidat. Aujourd’hui, pour le même homme, c’est l’opposition qui n’est pas crédible et ne peut pas prouver qu’il y a eu fraude ! Doit-on s’en étonner quand on sait que le leader désormais contesté de l’UFD a aussi utilisé des manœuvres peu catholiques pour obtenir le ralliement de son parti au RPG afin d’obtenir un poste de ministre ? En effet, pour le vote de ralliement, il n’a réuni en tout et pour tout que 10 personnes en dehors de sa propre voix pour faire croire que 9 ont voté pour et 2 contre. Aucune des Fédérations existantes du parti, tenues par des membres fondateurs (Benelux et France) n’ont été informées du processus à plus forte raison être consultées comme d’habitude et cela se doit (Lire 1 et 2). Ainsi, Baadiko, pour atteindre un résultat voulu, a exclu des membres fondateurs et statutaires du parti du vote. C’est ce que son candidat président a fait à l’échelle nationale en Guinée. Où est la conviction démocratique et l’idéal politique pour lesquels Baadiko dit se battre depuis plus de 40 ans ? Pour comprendre cette personnalité politique guinéenne qui passe aujourd’hui pour le maitre aux sourcils blancs de la duplicité, nous avons un peu fouillé dans son passé. Il ressort que, opposant déclaré, Baadiko a été associé à toutes les manœuvres ayant eu pour but, d’évincer Alpha Condé du pouvoir, y compris celle orchestrée par des fils de la Haute Guinée. Mais tout échouera dans l'œuf parce que le Président fut instruit à temps. Baadiko était-il dans l’opposition afin de l’infiltrer pour Alpha Condé ? Ce qui est certain, c’est que le leader de l’UFD ne cache plus son intention d’être lui aussi un ministre en Guinée avant sa retraite politique. Comme l’a écrit le célèbre écrivain guinéen Thierno Monenembo, l’opposition guinéenne est victime de son caractère trop légaliste et démocratique. Quand le RPG était dans l’opposition, tous les cadres ou personnalités malinkés qui ont osé "trahir la cause" en ralliant le parti au pouvoir de Lansana Conté ont été publiquement lynchés ou ont vu leurs domiciles saccagés par des loubards organisés du RPG. Même aujourd’hui, le RPG fait le plein en Haute Guinée parce que les activistes de l’opposition n’y sont pas tolérés. Le sniper Baadiko qui tire sans ménagement sur l’opposition vit paisiblement chez lui sur l’axe Hamdallaye - Bambeto que le gouvernement RPG tente de présenter comme zone des intolérants et hors-la-loi de la République. Après la défaite des Bâtisseurs en fin 2010, les anciens ministres opposants ont promis de revenir au pouvoir en 2015. En mi janvier 2011, Alpha Condé leur avait répondu ceci devant les notables de Dixinn: « Ceux qui nous menacent sont des fous! (Ha !ha !ha !). Ils avaient tout l’argent de la Guinée, ils n’ont pas pu nous battre. Aujourd’hui, c’est nous qui prenons les décrets (Ha!ha!ha !). Aujourd’hui, c’est nous qui nommons les Préfets, c’est nous qui nommons les sous-préfets, c’est nous qui gouvernons la Guinée. S’ils disent qu’ils vont venir me battre, c’est ce qui signifie qu’ils sont fous. Laissez-les! » (Lire). Le temps lui a largement donné raison ! Namory Condé,
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