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Guinée : un journaliste répond à Alpha Condé qui dit vouloir apprendre le pular.2015-10-29 17:57:38 « Monsieur le président, n'apprenez pas le poular. Occupez vous à rétablir l'égalité entre les Guinéens. Le poular, il est parlé dans une vingtaine de pays d'Afrique ». Lors de sa rencontre avec ses militants et autres inconditionnels le samedi dernier à son siège à Hamdallaye, le président Alpha Condé, (assuré d'être réélu) a tenu un discours assorti de promesses non sans importance...Mais, ridicules. Désormais, il dit vouloir "travailler avec des cadres compétents", et promet d'apprendre le poular....Ahhh Dans l'ensemble, et dans un système de gouvernance largement répandu sur le continent africain, les gouvernements, surtout, ceux au sommet de l’État gèrent leurs pays par des combines qui se résument souvent en usage abusif de la force militaire et des réseaux assorti d'une forte dose de magouilles électorales pour le conserver. Le dernier cas enregistré en Guinée en est l'illustration la plus parfaite et qui, espère-t-on, ne servirait plus de modèle même à Sassou Nguessa l'ami de monsieur Condé qui, loin de Conakry, peine à faire passer un référendum pour lui permettre de rajouter un autre mandat dans sa carrière après bien sûr avoir délogé par les armes, un président démocratiquement élu, Pascal Lissouba. Mais, le cas guinéen est autre si on revient sur les propos du président Alpha Condé. Nul besoin de revenir sur ce qui a caractérisé les nominations des cadres dans les hautes hiérarchies en Guinée depuis sa prise du pouvoir. Cela est un secret de polichinelle au point que si tu ne parles pas une certaine langue aujourd'hui dans le pays, tu as tout le mal à te retrouver dans certains départements. A la présidence, gérée par Mohamed Diané, idéologue et extrémiste du régime, c'est son dialecte qui est devenu langue de travail et de communication. Mais, quand le président guinéen déclare que désormais il va nommer des cadres compétents, c'est dire que durant son premier mandat, il n'en a pas nommé. Puisque, le terme "désormais" a un sens lourd dans ses propos. Et c'est vraiment le cas, quand on analyse de long en large les personnalités de certains responsables d'aujourd'hui on a du mal à avoir sa tête sur les épaules. Pourtant, en 2010, même des Guinéens qui ne soutenaient pas Alpha Condé pensaient à leur fort intérieur qu'il aurait rompu avec le favoritisme qui caractérisait jusqu’à la date de son élection, (si elle en a été une), la gestion de l'administration guinéenne. Mais, hélas ! Une fois au pouvoir, il a fait usage d'une politique d'exclusion alors que même le dictateur Sékou Touré avait accordé une certaine dose de finesse, stratège qu'il était en son temps. Alors, que monsieur Condé promette aujourd'hui de nommer des cadres compétents n'assure pas forcement que ces nominations ne feront pas de l'exclusion comme c'est le cas déjà. Il n'a pas été loin dans ses explications puisqu'il peut nommer des cadres compétents issus des communautés qu'il considère êtres guinéennes au détriment de celle qui, pour lui, n'est pas de ce pays. Un raisonnement ridicule qui malheureusement, est partagé par beaucoup de ses supporters et qui fait du tort à une bonne partie des Guinéens. Le président Alpha Condé a également promis de faire un effort pour parler poular. Curieux projet à l'âge qu'il a aujourd’hui. Généralement ce sont les enfants qui sont doués en apprentissage des langues mais, à près de 80 ans, qu'est-ce qu'on a à faire à apprendre une langue dont on refuse l’appartenance à la Guinée ses locuteurs? D'ailleurs, si on a bonne mémoire, une certaine Mama Kanny Diallo dite ex-épouse du président Condé a certainement partagé un moment de sa vie avec l'opposant d'alors. C'est dire que la période qu'ils ont vécu ensemble n'a pas permis à l'actuel président d'avoir les moindres notions en poular. Ce qui n'est pas un crime en soi d’autant plus que, ce poular est parlé au Palais présidentiel à Dakar, Sénégal, à celui du Nigéria aujourd'hui.....Il se parlait jusqu'à une date récente en Guinée Bissao avec Cherif Namadio..... A cela, s'ajoute les dizaines de millions de locuteurs du poular dans nombreux pays africains. De la Guinée, au Nigeria, jusqu'au Tchad, Kenya, Tanzanie... Donc, ne vous en faites pas monsieur le président ! Le plus urgent c'est de savoir que comme tous les Guinéens, en énumérant les ethnies qui composent la Guinée, n'oubliez pas de citer les Peuls. Puisque, que vous le vouliez ou pas, cette communauté reste et demeure guinéenne. Même si c'est par la faute de la colonisation. Sinon, le Foutah Théocratique a existé avant que la Guinée elle même ne voie le jour officiellement. Et le Foutah ne dépendait d'aucune région guinéenne et aucun héros (vrai ou supposé) n'avait son influence sur le Foutah. Ne pas le reconnaître, c'est nier l'histoire et la réalité. Evidemment, pendant 26 années de règne, le PDG avait joué sa partition dans la falsification de l'histoire du pays. D'où, le faible enseignement sur Almamy Boubacar Barry. Ce héros Guinéen qui a eu le courage de mourir les armes à la maison et qui ne s'est pas laissé capturer et déporter par la suite. Alors monsieur le président, ne parlez pas poular; Cette langue dont les linguistes placent dans la famille des langues orientales est parlée, écrite et enseignée de l'Université d'Alexandrie en Égypte, à celles occidentales. Ceci étant, il y a qu'a vous demander de traiter les fils de la Guinée à un pied d'égalité. Pour l'usage des langues, laissez çà aux guinéens. Et pour le poular, y 'en a qui s'en occupent depuis l'aube des temps. C'est à dire, depuis l'Egypte antique où, ce peuple a joué un rôle. Merci de lire "L'origine des Peuls" du savant sénégalais, Cheick Anta Diop Diarouga Baldé Conakryactu.com
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