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Politique : jusqu’où ira François Hollande dans la destruction des fondements de la démocratie en Afrique ?
2015-11-12 12:23:24 En 2012, beaucoup d’Africains s’étaient réjoui de l’arrivée du socialiste François Hollande au pouvoir en France. Cette joie fut plus grande chez les dictateurs noirs ou négro-français que chez les populations africaines. A juste raison comme on le voit aujourd’hui. D’ailleurs, le dictateur Alpha Condé ira même jusqu’à publiquement déclarer que lui et ses amis (parmi lesquels Sassou Nguesso) dormiront tranquillement désormais suite à la défaite de Sarkozy en faveur de Hollande. Les Africains comprennent aujourd’hui pourquoi. Après s’être tu devant des massacres répétés d’opposants et de militants de l’opposition et avoir soutenu le banditisme électoral et la négation des lois et de la démocratie en Guinée, François Hollande a soutenu la modification de la Constitution au Congo pour garantir le maintien au pouvoir et l’impunité totale au dictateur criminel de guerre Sassou Nguesso dans l’avenir (Lire). Si quelques hommes politiques français corrompus et immoraux peuvent compromettre l’avenir de toute une partie du Continent africain (Lire 1, 2, 3 et 4), c’est parce que les Africains eux-mêmes ne prennent pas conscience de ce qu’ils représentent et refusent de prendre leur destin en main. Les Ruandais qui ont coupé le pont avec la France s’en sortent parfaitement mieux aujourd’hui que les pays soi-disant « amis » et « aidés » de la France. Cela doit faire réfléchir les Français. Ce que les Africains doivent comprendre Dans un article de 2008 paru dans le New York Times, on a estimé que le nombre total de la population noire de France peut aller jusqu’à 5 millions de personnes, desquelles quatre sur cinq sont d'origine africaine, le reste étant les Afro-Américains. Une étude du CRAN évoquait en 2007 environ 2 millions de noirs de plus de 18 ans. Aujourd’hui, certaines estimations font état de 4 millions. Un poids électoral non négligeable qui peut valablement contribuer à changer la politique française en Afrique. Il suffit de se donner la main et voter utile en sanctionnant les Présidents français qui se montrent ouvertement complices des dictateurs en Afrique comme l’actuel président François Hollande. S’il faut soutenir Sarkozy pour faire tomber Hollande, l’ami et parrain d’Alpha Condé et d’autres dictateurs communistes du Continent, pourquoi pas ? Il est de coutume d’entendre certains Africains dire que la Françafrique va au-delà d’un parti et que la politique française contre l’Afrique reste la même quel que soit le parti au pouvoir. En réalité, tout dépend du Président en exercice et la France est un poids considérable dans la politique européenne voire occidentale. La preuve en est que les vagues de démocratisation ont démarré sur le Continent, au-delà même des pays francophones, après le discours de La Baule du président français de l’époque, François Mitterrand. Le 20 juin 1990, à La Baule, le président François Mitterrand réunit les chefs d'État africains et les invite à développer la démocratie dans leur pays à l'image des Européens de l'Est qui viennent de s'affranchir de la tutelle communiste. Il subordonne l'aide française et la coopération à l'introduction du multipartisme. Cette exigence du Président français sera alors celle de tout l’Occident et fera bouger les choses en Afrique en matière d’Etat de droit et de liberté. Malheureusement, si les Européens de l’Est et beaucoup de pays africains non francophones connaissent des évolutions louables aujourd’hui tant politiquement qu’économiquement, l’Afrique francophone est en en train de reculer. Cependant, il faut rappeler que la France a joué un rôle déterminent dans la lutte contre le régime d’apartheid et pour l’égalité des races en Afrique du Sud, tandis que les Anglais et Américains soutenaient ce système raciste et violent. La France n’est donc pas forcément mauvaise. La diaspora africaine pourrait l’obliger à changer sa politique africaine, dans nos intérêts immédiats et ses intérêts futurs. Si le gouvernement Français se mêle au choix de ceux qui doivent diriger chez nous, alors nous devons activement participer au choix des dirigeants français. Il faut donc que les organisations africaines de France rompent avec le silence et la peur pour commencer à agir activement contre les mauvais dirigeants français qui sont également nos dirigeants à nous aussi en tant qu’Européens et même Africains. Si les dictateurs africains préfèrent Hollande au pouvoir qui les soutient, alors il faudra se donner la main et faire campagne pour que les démocrates Français et Afro-Français votent pour son départ en 2017. Droite ou gauche, contribuons à la chute des mauvais décideurs au pouvoir en France et conditionnons notre soutien politique à la lutte contre la dictature et la violation des droits de l’homme en Afrique. Si François Hollande se maintient au pouvoir après l’élection de 2017, il pourrait également encourager et soutenir Alpha Condé à faire comme Sassou Nguesso. Ainsi, Alpha Condé pourrait tenter de s’acheter l’UFR et ses députés ou frauder à nouveau pour avoir une majorité au Parlement qui lui permettrait de modifier la Constitution dans le but de se maintenir au pouvoir à vie. Ce qui risque de provoquer un sérieux problème en Guinée, car l’opposition des temps à venir sera différente de celle qui s’est jusque-là contentée de jouer à l’accompagnatrice d’Alpha et à la légitimation des actes anticonstitutionnels du régime RPG. C’est pourquoi nous ne devons pas hésiter à soutenir l’opposition française contre François Hollande. Désormais, il faut, en tant que Français et Européens, dénoncer dans les rues de Paris et à Bruxelles et sanctionner électoralement tout président français en exercice qui soutient les dictateurs en Afrique. Avec un « bon » Président à sa tête, la France peut aider à instaurer et à consolider la démocratie en Afrique. Et retenons surtout que malgré tout ce qu’on peut reprocher aux Européens et aux Américains, l’Afrique a plus d’intérêt à s’orienter vers l’Occident que l’Asie ou l’Arabie qui cultivent la dictature et le fanatisme religieux. Si la diaspora africaine se donne la main pour voter utile en France et dans les élections européennes, elle pourra amener la France et tout l’Occident à jouer un rôle positif sur le Continent africain. Cela est d’autant plus nécessaire qu’on a besoin d’eux et qu’ils sont les meilleurs partenaires pour nous africains. Ce, pour plusieurs raisons : nous partageons leurs langues, ils ont besoin de nos matières premières, nous avons besoin de leur technologie, de leur assistance et de leur protection. En cas de détresse, les Occidentaux sont ceux qui nous volent au secours et qui nous accueillent chez eux. Seul avec les Occidentaux, l’Afrique peut construire des Etats de droit et connaître un développement sain, dans le meilleur respect de l’environnement et des populations.
GUINEEPRESSE.INFO
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