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2015-11-16 17:23:22
Le 31 Octobre 2015, après un communiqué de jeunes leaders de la société civile et/ou de partis politiques guinéens en France, une rencontre a eu lieu, en vue de débattre sur l'attitude future de la jeunesse eu égard à la situation socio-politique en Guinée.
Cette rencontre qui s'est déroulée à la Mairie du 17ème arrondissement de Paris et prévue à 14 heures, a finalement débuté vers 15 heures.
Le « pitch » était le suivant : « conscients du fait que notre système politique est à bout de souffle, de l'échec de la classe politique dans son ensemble et surtout de l'impérieuse nécessité de l'émergence d'une nouvelle classe politique... ».
Le ton est donné : une nouvelle classe politique, incarnée principalement par des jeunes, doit émerger.
Ce texte constitue aussi bien un compte-rendu succinct de ce qui s'est dit pour l'essentiel, que de réflexions éparses sur ce contenu. C'est pourquoi je commencerai par les critiques, ce qui permettra de terminer sur une note positive.
Quelques critiques
En premier lieu, ceux qui sont arrivés aux horaires prévus ont du patienter une heure, ce qui récompense les retardataires. En ce sens les jeunes ne se distinguent pas des Anciens. On pourrait résoudre le problème en anticipant l'horaire d'appel des compatriotes, voire de prévoir une animation pendant ce temps d'attente, ce qui constituerait une originalité.
Une deuxième critique est née de la confusion entre l'intitulé attendu (que peut faire la jeunesse face aux politiciens ?) et les prestations réelles, qui ont porté essentiellement sur la situation socio-politique guinéenne pendant et après les élections du 11 Octobre.
Une troisième critique porte sur l'initiative erronée d'invitation de partis politiques, qui ont de multiples occasions de faire connaître leur programme, particulièrement vis-à-vis de la jeunesse. En effet leurs représentants ont tenu à justifier l'attitude de leur parti, ce qui nous a éloigné du sujet, et ne permet pas de découvrir certains acteurs de la société civile non institutionnelle, celle qui n'est pas infiltrée par le pouvoir (au moins financièrement) et qui ne joue que le rôle d'une courroie de transmission.
De même certains intervenants annoncés (Alpha Wess, Éric Korka Bah, Mouctar Sall, Almamy Sékou Soumah Mahadiou Diallo) étaient absents ou sont arrivés tellement tardivement, qu'ils n'ont pu présenter quelque chose.
Enfin c'est après la prestation du premier intervenant, qu'il a été décidé de faire un compte-rendu, de sorte que l'exposé de la situation qui prévaut en Guinée, réalisée par Aliou Bah, porte-parole du candidat à la présidentielle Faya Millimono, n'a pas fait l'objet d'une restitution.
Bref pas mal d'improvisation pour ce premier débat, mais il faut néanmoins encourager cette initiative, car seuls ceux qui ne font rien ne se trompent pas, et nul doute que des rencontres ultérieures auront lieu et permettront de recentrer le débat sur ce que les jeunes de la société civile peuvent faire concrètement pour agir efficacement.
Les intervenants
La modération a été réalisée par Alpha Ibrahima Diallo (membre de la société civile), et la suite passe en revue l'essentiel de ce qu'ont dit les différents intervenants, sachant que le premier – Aliou Bah du Bloc libéral – n'a pu faire l'objet d'un compte-rendu pour les raisons précédemment évoquées.
Des encouragements
Malgré ses imperfections, il faut encourager cette initiative, d'autant que tous s'accordent à penser que la jeunesse doit s'engager. Le seul conseil que je pourrai leur donner est de ne pas demander quoi que ce soit ou d'attendre de l'État ou des partis politiques, car il ne suffit pas de créer des structures où ceux qui seraient élus (?) ou nommés, parleraient à la place des autres. Les jeunes doivent s'affirmer et ne plus être réduits à jouer les utilités, afin de créer les structures idoines leur permettant de se faire entendre.
Il est encourageant de voir, que des jeunes Guinéens de France de tous horizons, aussi bien sur le plan politique qu'ethnique, ont pu se rencontrer pour discuter. Il faut renouveler et pérenniser cette initiative, car ils ont davantage de points communs (en l'occurrence le chômage) que de différences. Leurs problèmes sont les mêmes : trouver un emploi stable et rémunérateur en Guinée, leur permettant de pouvoir financer un logement et ensuite fonder une famille. Pour le reste...
Il est donc temps pour la jeunesse de prendre son destin entre ses mains, afin d'œuvrer pour leur avenir personnel, celui-ci pouvant éventuellement se confondre par effet d'entraînement, avec une dynamique de développement pour le pays. Il ne faut surtout pas rester passif et attendre… car le pouvoir se prend.
Paris le 16 Novembre 2015
Pour Les jeunes leaders de la société civile et les jeunes des partis politiques
Le rapporteur,
GANDHI BARRY
Contacts:
Alpha Diallo: 0754211510 Mohamed Sanoussy Fadiga: 0666785409 Almamy Kaloko: 0609904763
VOS COMMENTAIRES | |
| Bangaly Traore | 16/11/2015 21:02:31 |
| Hafianews le combat de la jeunesse ne consiste pas de soutenir les anciens ministers "l'opposition" d'acceder au pouvoir leur gestion pendant 24ans a ete caracterise par la corruption, les detourements, la violence et l'impuite c'est au sein de ce meme systems criminel que Sidya Cellou Kouyate Kassory ont ete ministres pourquoi eux?? Nous voulons des jeunes leaders credibles ils seront soutenu le jour J. | |
| Gbetegbata | 17/11/2015 10:58:38 |
| Vraiment Banga on ne fait pas du neuf avec du vieux sinon c'est peine perdue. | |
| Youssouf Soumah | 17/11/2015 22:01:16 |
| On aurait tout vu en Guinée ! Même des représentants du sanguinaire Sékou Touré parlent du futur de la Guinée. Quelle ineptie ! Qui est responsable de TOUS les problèmes de la Guinée contemporaine si ce n’est le sanguinaire Sékou Touré ? Qui a mis en place l’ethno-stratégie, détruit l’enseignement par la mise en place de la génération Koko-lala ? Qui a détruit les cadres civils et militaires qui font aujourd’hui cruellement défauts à la Guinée ? Sékou Touré est RESPONSABLE de tous les malheurs de la Guinée. Alors de grâce, dire que des personnes osent se réclamer de cette ordure, et pire parler du futur de la Guinée, c’est une insulte à l’intelligence humaine et aux Guinéens. | |