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| Hadja Djowo Diallo |
2015-11-17 11:16:55
Ma mère nous a quitte un jour de novembre 1995 a l’aube de ses 50 ans. Je lui rends un hommage qui n’est rien par rapport à sa serviabilité, sa gracieuseté, son altruisme et son grand amour pour sa famille. Une Umama (maman, en swahili), cette personne qui nous adore et lorsqu’elle prend trop bien soin de nous, on lui reproche de nous étouffer, et quand elle est rappelée à Dieu, on est inconsolable.
Ma chère maman, ta mort subite et prématurée nous a confirmés ce qu’on dit souvent : « les meilleurs partent les premiers ». Tu as été une « Nènè » exemplaire, une épouse dévouée et une sœur prévenante. On dit souvent que tout s’oublie avec le temps, deux décennies sont passées et j’ai toujours cette déchirure profonde. Je suis toujours perturbée par ta disparition subite. Vingt ans que ça dure, je suis en mode de survie. 20 ans je me réveille toujours sur ta voix. C’est certain, j’ai trois merveilleux garçons mais je n’ai plus de mère, tu es une perle rare, ma perle rare. Tu es irremplaçable. Mon amour pour toi est plus fort que la mort qui t’a arrachée à notre affection. Mais pour moi tu n’es pas morte, tu vis en moi… je ne cesserai jamais de parler de toi et de t’aimer.
Maman, mon aimante « Mzazi », j’entends encore ta voix si douce et jamais plaintive quand tu t’adressais à tes détracteurs et je me disais…. comme elle est gentille, ma mère! Je me souviens très bien de notre dernière conversation - tu étais déjà très malade, tu te préparais pour aller a Dakar et moi pour Accra : « Bijou surtout ne te soucie pas de moi, concentres-toi sur tes études et dès que j’arriverai à Dakar, je t’appellerais ». J’attends toujours, au point que j’ai un dégout pour le téléphone…
Maman, ma chère maman, comme tout enfant, j’ai été difficile parfois, bête souvent, têtue tout le temps …. Mais tu m’as toujours accordée ton pardon avant même que je ne te le demande. Je me souviens encore quand je me rebellais des fois, au lieu de me gronder et me punir, tu me disais : « si tu savais combien de fois je t’aime Bijou, tu n’allais pas me désobéir ». Je te demande pardon maman et prie Allah Le Tout Puissant de t’accorder Son Pardon Divin.
Je demande à tous ceux et toutes celles qui t’ont connue, côtoyée et appréciée d’avoir de pieuses pensées en ta mémoire. Que Dieu le Miséricordieux t’accepte dans Son Paradis. Veuilles sur nous maman comme quand tu vivais parmi nous.
Ta Fille (ton ombre) Rougui Hann (Bijou)