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2015-12-31 15:14:11
La deuxième personnalité de l’État burkinabè, c’est lui. Salif Diallo, 58 ans, vice-président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti du nouveau président Roch Marc Christian Kaboré,a été élu président de l’Assemblée nationale mercredi 30 décembre, au lendemain de l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré, le nouveau président élu. Ce nouveau parlement remplace le Conseil national de transition, l’assemblée intérimaire mise en place après la chute de Compaoré.
Salif Diallo a remporté 78 voix sur les 127 que compte l’Assemblée. Lors des législatives du 29 novembre, le MPP a obtenu 55 sièges. L’UPC de Zéphirin Diabré, arrivé deuxième lors de la présidentielle, a obtenu 33 sièges et le parti du président déchu Blaise Compaoré, 18 sièges. Une demi-douzaine de petits partis ont formé un groupe de 14 députés et annoncé leur ralliement au MPP.
« Intransigeants »
« Nous devons être intransigeants contre les contre-valeurs que sont la corruption, le népotisme, la patrimonialisation du pouvoir d’État », a déclaré M. Diallo au Parlement.
Considéré comme le plus fidèle lieutenant de Compaoré depuis les années 1990, Diallo a été le directeur de cabinet de Blaise Compaoré alors ministre sous la révolution « sankariste » (1983-1987). Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce. En janvier 2014, avec Roch Marc Christian Kaboré et d’autres barons du régime, il entre en dissidence et fonde le MPP avec lequel ils ont remporté les élections présidentielle et législatives fin novembre.
Aujourd’hui, Blaise Compaoré le considère plus que jamais comme le principal responsable de sa chute.
Source : JeuneAfrique.com
VOS COMMENTAIRES | |
| Oury Diallo | 31/12/2015 16:19:59 |
| Je suis deçu des Burkinabés. Ils ont eu la possibilité d'operer une rupture et ils ont plutôt donner le pouvoir à des ex collaborateurs du dictateur Compaoré (Kaboré et Diallo). C'est dommage mais en Afrique on recyle les mêmes et on parle de changement. | |
| Observateur | 31/12/2015 18:20:15 |
| Oury , ce sont ces ex-collaborateurs de Compaoré qui l'ont fait tomber quand il a voulu tripatouiller la constitution. Ils ne sont pas comme des ex-collabos de Guinée avec les dictatures passées dont ils restent fidèles jusqu'à présent parce que nous Guinéns sommes assez ----s pour ne pas les sanctionner pour le passé. Sinon Cellou Dalein n'allait pas continuer de nous flatter le régime conté en parlant de démocratie. C'est eux qui avait encouragé et soutenu le tripatouillage de notre constitution en Guinée. | |