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Guinée : qui, du député Ousmane Gaoual Diallo et du ministre Cheick Sako, est-il en train de nous mentir ?
2016-03-07 22:16:32 Le 8 février 2016, le député Ousmane Gaoual Diallo a nié, sur facebook, d’avoir été reconnu coupable d’agression contre le commerçant Diouldé Diallo (à cause du retard qu’auraient pris les voitures promises aux députés selon ses accusateurs) : « Du faux et pourquoi il n'est pas venu au procès que le monde le voie et constate ? » « J'ai non seulement nier même au tribunal et démonter les faux arguments même le certificat médical fournit était faux et je continue à le tourner en ridicule dès que l'occasion ce présente mon cher je ne suis pas un larron ». A-t-il écrit ce jour. Nous sommes donc étonnés de la dernière communication du gouvernement guinéen :
Cheick Sako, ministre d’Etat, ministre de la justice, garde des sceaux : « Monsieur le député Ousmane Gaoual Diallo est un repris de justice ! »
Conakry, le 7 Mars 2016 - Je rappelle qu’il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour violence caractérisée sur la personne d’un citoyen. Cette peine avec sursis pend sur sa tête et en cas de récidive, monsieur le député n’échappera pas à une peine de prison ferme. Le tribunal de première Instance de Mafanco ayant été assez clément à son égard. Pour les faits de même nature, (flagrant délit et hors session parlementaire), monsieur le député aurait écopé d’une peine ferme dans n’importe quel Etat de la sous-région.
Monsieur le député peut (c’est son droit) jeter l’opprobre sur la Justice guinéenne, mais en attaquant publiquement et par voie de presse une décision de justice, Monsieur le député sort de son rôle d’élu du peuple et enfreint à la séparation des pouvoirs entre le législatif et le judiciaire.
Dans le cas d’espèce, les militaires condamnés et leurs avocats ont la possibilité de faire appel, voire même de saisir la cour de la CEDEAO…
La sentence incriminée couvre le temps de détention. Il en va de la responsabilité du tribunal militaire ; et il n’appartient pas à un député de dire ce que le tribunal doit juger…
Je rappelle au passage que Monsieur le député lorsqu’il a été incarcéré à la maison centrale de Conakry, a été bien traité tenant sa qualité d’élu du peuple. D’ailleurs, il a reconnu lui-même le traitement dont il a bénéficié.
Enfin, je me réserve la possibilité de saisir le bureau de l’Assemblée Nationale pour demander la levée de son immunité parlementaire s’il continue à attaquer publiquement et par voie de presse les décisions de Justice.
Maitre Cheick Sako
Ministre d’Etat à la justice, Garde des Sceaux
Source : Cellule de Communication du Gouvernement
Il faut souligner qu’en Guinée comme ailleurs dans le monde, pour occuper certaines fonctions, il faut jouir de ses droits civils, civiques et politiques et n’avoir pas été condamné pour des faits qualifiés de crimes ou délits de droits communs. Les crimes de droit commun sont toutes les infractions qui ne sont ni politiques, ni militaires. Le vol et la violence sur la personne d’un citoyen sont classés parmi les crimes de droit commun. En reprochant à Ousmane Gaoual de sortir de son rôle d’élu du peuple et d’enfreindre à la séparation des pouvoirs entre le législatif et le judiciaire, le ministre Cheick Sako devrait également se poser la question si lui-même n’enfreint pas à la séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires en se substituant sans cesse au procureur de la République ?
GUINEEPRESSE.INFO
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