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2016-03-09 23:10:23
Comme il est de coutume depuis plusieurs années, c’est avec plaisir que nous dédions ces lignes à la femme en général, particulièrement à la femme africaine, pour célébrer la journée internationale de la femme ce 08 mars 2016.
C’est une joie, un soulagement que de savoir, que la plus éminente des organisations Africaines, l’Union Africaine, l’a mise aussi au centre de ses préoccupations en l’insérant dans la célébration des droits humains de cette année.
En décrétant 2016 comme année des droits humains avec un accent particulier sur le droit des femmes, l’Union Africaine démontre sa volonté à aider la femme africaine à sortir de l’ornière. A travers cette double célébration, elle lance aussi un défi aux états membres. Un défi simple mais, plein de symbole, quand on sait le rôle de la femme en Afrique et l’état des droits humains sur notre continent.
Cette double célébration si, elle est une volonté des états membres, doit se traduire dans les faits au niveau des ces états, pour revêtir toute l’importance qui est la sienne. Les discours politiques ont vécu, il est temps de passer aux actes concrets. Délivrons nos femmes du martyr de l’indifférence et du poids de nos coutumes et traditions pour leur offrir une vie plus digne et un cadre meilleur pour leur épanouissement.
Le droit des femmes toujours à la traine sur le continent doit être une réalité si l’Afrique veut faire parti des continents émergents. Le droit des femmes doit être parti intégrante du développement durable car elles assurent près 70% de la production alimentaire du continent.
Si cette décision est à saluer, nous attendons de nos gouvernants et de l’U.A. des actes concrets et significatifs, pour qu’au soir du 31 Décembre 2016 nous puissions exprimer notre satisfaction quant à son succès.
Tant qu’il n’y aura pas de salaire égal pour travail égal, tant qu’il y a pas un égal accès à la propriété foncière, tant que toute les jeunes filles en âge d’aller à l’école ne seront pas scolarisées entre autre, nous serons toujours à demander et à exiger des décideurs qu’ils ou elles appliquent les décisions de Pékin sur le droit des femmes.
Vingt un ans (21) après Pékin, des femmes victimes de viole en Afrique croisent toujours leurs bourreaux qui les narguent impunément. Ce n’est peut être pas en une année même si elle est dédiée aux femmes, que nous pourrons trouver toutes les solutions à leurs problèmes mais, 2016 doit être le début de la fin de l’oublie et de l’inaction.
Une année dédiée aux femmes, ne remplacera pas les décisions de la conférence de Pékin de 1995 mais, pourrait nous faire revisiter ces décisions. Avec courage et une réelle volonté politique appliquons ces décisions. Aidons nos sociétés macho à se débarrasser de leur complexe et, savoir qu’une opportunité offerte à une femme c’est une opportunité offerte au monde entier.
Nos sociétés et coutumes macho ont toujours été l’obstacle à l’application de décisions qui épanouissent et redonnent de l’espoir et la place qui est la sienne à nos vaillantes femmes.
2016 est une autre opportunité, saisissons la, pour corriger les erreurs une fois pour toute. En écrivant ces lignes, nos pensées vont à Binta Ann de la fondation FONBALE en Guinée qui ne ménage aucun effort pour aider les enfants dans le besoin et lutter contre l’excision et les mutilations génitales.
A Dr. Denis Mukwege de la République Démocratique du Congo, directeur de l’hôpital de Panzi dans le Kivu. Dr. Mukwege est connu pour les soins et réconforts qu’il donne aux victimes de violes et d’abus sexuels. A Fatu Camara cette jeune femme Gambienne des medias refugiée aux USA qui ne cesse de dénoncer les dériver du régime du président Yaya Jammeh. N’oublions pas Mme Catherine Samba Panza présidente de la transition de République Centre Africaine, qui a mené la transition en RCA dans des conditions difficiles.
Si nous aidons les femmes à se lever, à majestueusement sortir des ténèbres terrestres, comme le soleil sort des ténèbres Cosmiques, comme lui, elles vont briller et nous avec. Alors, aidons-les, leur espoir est le notre.
Cherif Zawiya Diallo