 Réapparition d’Ebola en Guinée – De la nécessité de créer une ‘‘Agence pour le Contrôle et la Prévention des Maladies’’, à l’image du CDC Américain.
2016-03-30 21:52:36
C’est avec déception et amertume que j’ai appris la résurgence de l’épidémie d’Ebola en Guinée, le 17 Mars dernier. En effet, cinq personnes ont déjà succombé à la maladie, et plus de 961 contacts ont été recensés [1].
Cette réapparition de l’épidémie a été constatée en région forestière, plus précisément dans la petite localité de Koropara, située non loin de la frontière avec le Liberia. Ce pays, l’un des trois affectés par l’épidémie dans la sous-région ouest africaine, a d’ores et déjà décidé de fermer ses frontières avec la Guinée pour des mesures de prévention. La Guinée-Bissau en a fait de même, et dans les jours ou semaines à venir, il n’est pas exclu de voire d’autres pays limitrophes leur emboiter le pas si l’épidémie n’est pas contenue rapidement. Ce qui contribuerait, une nouvelle fois, à isoler le pays.
Au vu de cette résurgence, il apparait clairement que les autorités sanitaires n’ont pas tiré les leçons de l’apparition de l’épidémie en 2013 en prenant des dispositions appropriées pour éviter cette nouvelle situation embarrassante pour le pays, notamment une vigilance accrue aux frontières avec les deux autres pays affectés à savoir le Liberia et la Sierra Leone et surtout une surveillance épidémiologique renforcée pour prévenir l’apparition de nouveaux cas, après l’annonce de la fin de l’épidémie par l’OMS en Janvier dernier. Malgré donc le bilan dramatique de l’épidémie notamment sur le plan humain, (2,536 morts sur 3,804 cas détectés, soit 22% du nombre total de morts dans les trois pays affectés [2]), les autorités sanitaires du pays ne semblent toujours pas mesurer la gravité de la situation en se rendant coupable d’un relâchement incompréhensible. Et pourtant la faiblesse et la fragilité connue du système sanitaire, surtout en matière de contrôle, de prévention et de gestion des épidémies, le manque de ressources humaines et d’infrastructures sanitaires, pouvaient fortement présager d’une réapparition de l’épidémie et d’une éventuelle nouvelle propagation rapide. A ces insuffisances, catalyseurs potentiels d’une réapparition de l’épidémie, s’ajoutent un leadership et une gouvernance faible dans le secteur de la santé notamment le manque criard, au compte du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP), de structures opérationnelles autonomes digne de nom notamment en matière de coordination de la politique nationale de prévention, de contrôle et de gestion des maladies en général et de celles à potentiel épidémique en particulier.
L’inexistence d’une telle structure est d’autant plus incompréhensible, que le pays connait une survenue fréquente d’épidémies telles que le choléra, la méningite, et la rougeole, pour ne citer que ces trois, qui créent chaque année la désolation parmi les populations guinéennes. Malgré l’existence au sein du MSHP d’une division de prévention et de lutte contre la maladie, le département a tout le mal du monde pour stopper la survenue fréquente de toutes ces épidémies et lutter de façon efficace contre les maladies y compris les principales causes de mortalité dans le pays à savoir le paludisme (20%), les infections respiratoires basses (12%), et les maladies diarrhéiques (4%), pour ne citer que ces trois[3].
Dans l’état actuel des choses donc, cette division, qui manque cruellement de vision, de moyens et de ressources humaines qualifiées, a montré ses limites. Aussi, le fait d’être cloitré dans le MSHP, où pour la plupart du temps les prises de décision en matière de santé publique sont politiques, n’arrange pas sa situation. C’est pourquoi, pour mener à bien une politique efficace et visible de lutte contre les maladies et les épidémies dans tout le pays, il est impératif de mettre en place une structure nationale technique et autonome, relevant tout de même du MSHP, chargée de contrôler et de prévenir de façon systématique les maladies et d’assurer la promotion de la santé, de renforcer l’alerte et la surveillance épidémiologique, mais aussi de développer et de mettre en place une politique de préparation, de réponse et d’intervention rapides en cas d’urgences sanitaires, à l’image des ‘‘Centers for Disease Control and Prevention, CDC’’aux États-Unis d’Amérique.
Cette structure pourrait s'appeler ‘‘Agence Nationale de Veille Sanitaire, ANVS’’, ou encore ‘‘Agence pour le Contrôle et la Prévention des Maladies, ACPM’’. L’ANVS ou l’ACPM, peu importe le nom choisi, sera l’institution nationale de référence et d’excellence en matière de protection de la santé publique dans le pays. Elle aura à charge de développer, de faciliter l’application, et d’assurer le suivi et l’évaluation de la politique de prévention et de contrôle des maladies, de la politique de la santé environnementale, de l’éducation, et de la promotion de la santé dans tout le pays.
La nouvelle agence aura des antennes dans toutes les régions du pays, et toutes ses structures seront interconnectées par un system d’échange d’information sanitaire performant. L’agence sera équipée d’un laboratoire national de référence ultra-moderne. L'emplacement de son siège sera choisi de façon stratégique pour permettre une meilleure remontée d’information et un acheminement rapide de spécimens et autres matériels à partir des antennes régionales et des structures sanitaires communales, préfectorales, et sous-préfectorales. Pour une question d’efficacité et de réponse rapide, l’agence sera organisée en départements, instituts, et bureaux, chacun en charge d’un domaine d’expertise bien précis tel que la promotion de la santé et la prévention des maladies chroniques, la lutte contre les maladies infectieuses telles que la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles, la santé environnementale, la vaccination, la surveillance épidémiologique, les statistiques sanitaires, et ainsi de suite selon les priorités. Des départements spéciaux seront créés au sein de l’agence pour mener à bien la lutte contre les principales causes de mortalité ci-dessus citées et d'autres maladies, qui constituent des priorités dans l’évaluation d’ensemble du secteur de la santé à savoir le paludisme, le VIH/Sida, la vaccination, la santé de la reproduction, etc. Cette nouvelle organisation nécessitera donc l’intégration au sein de la nouvelle agence des différents programmes, cellules, ou comités de lutte du MSHP, tels que le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), le programme de lutte contre le paludisme et le Programme Elargi de Vaccination (PEV), ou encore la récente cellule de Coordination Nationale de la lutte contre la maladie à virus Ebola.
La création et l’opérationnalisation de cette agence, ainsi que d’autres structures autonomes de qualité au compte du MSHP comme le tout récent Institut national d’assurance maladie obligatoire (INAMO), axées par exemple sur les objectifs stratégiques du Plan National de Développement Sanitaire, PNDS 2015 – 2024 et composées de techniciens et d’experts reconnus sur le plan national et international, est indispensable pour une meilleure coordination et efficacité de gestion du secteur de la santé. A titre d’exemple, le Département fédéral Américain de la Santé et des Services Humains, ‘’HHS’’, pour être efficace dans sa mission de protection de la santé des Américains et leur faciliter l’accès aux services humains de base, a 11 structures opérationnelles, toutes composées d’experts reconnus, qui interviennent dans des domaines bien précis tels que le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la sécurité alimentaire et la règlementation des produits sanitaires y compris les produits pharmaceutiques par exemple (FDA), la recherche sanitaire et la qualité des soins (AHRQ), etc.
Pour le cas précis du contrôle et de la prévention des maladies d’ailleurs, nombreux sont les pays qui s’inspirent de l’exemple du CDC Américain pour créer leurs propres structures en la matière. On peut citer l’exemple de la Chine, qui a créé son propre CDC appelé China CDC. En France également, un projet est actuellement en cours pour fusionner trois agences sanitaires, à l’image du CDC Américain à savoir l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), et l’Etablissement pour la préparation et la réponse aux urgences sanitaires (Éprus). Sur le plan continental, l’Europe a son propre CDC appelé European CDC, tandis que l’Afrique vient aussi de créer une structure similaire appelée African CDC, une collaboration entre l’union Africaine et le CDC américain. Tous ces exemples dénotent du besoin et de la nécessité de création et d’implantation d’une agence similaire en Guinée.
Toutefois, l'existence de cette agence ne doit pas être une fin en soi, et sa seule création ne résoudra pas les problèmes et insuffisances qui minent le secteur sanitaire guinéen, notamment en matière de contrôle et de prévention des maladies, de promotion de la santé, de préparation, de réponse et d’intervention rapide en situation d’urgence sanitaires. Il faut absolument mettre des moyens à la disposition de la nouvelle agence, notamment financiers et en ressources humaines qualifiées pour qu’elle puisse pleinement jouer son rôle directeur d’agence de référence en matière de santé publique et de protection des citoyens contre les maladies. Or, il n’est un secret pour personne que le secteur de la santé n’a jamais été une priorité pour les différents régimes et gouvernements qui se sont succédé à la tête de la Guinée. Dans l’histoire du pays, la part de financement accordé au secteur de la santé n’a jamais dépassé 4% du budget de l’Etat. En fait, la plus grande participation de l’Etat dans le financement du secteur de la santé (3,76%) a été enregistrée en 2015 avec le résultat que l’on connait. Certes quelques efforts ont été consentis cette année, à travers la nouvelle loi des finances pour augmenter le budget alloué au ministère de la santé, mais cela reste insuffisant au vu des prévisions et recommandations du PNDS 2015 - 2024, qui mise sur une participation de l’Etat à hauteur de 15% d’ici 2024 pour atteindre les objectifs stratégiques fixés, y compris le renforcement de la prévention et de la prise en charge des maladies et des situations d’urgence.
La création donc de cette agence sera salutaire pour le pays, pourvue qu’elle soit accompagné d’un bon leadership et d’une bonne gouvernance dans le secteur, d’une réelle volonté politique pour un renforcement durable des capacités du système de santé, d’un investissement financier plus important, et d’une politique stratégique de recrutement de personnes qualifiées pour composer l’agence et le MSHP. C’est seulement de cette manière que le pays, à travers le MSHP, pourra prétendre contrôler et réduire l’incidence et la prévalence des maladies, surtout la survenue d’épidémies, contribuant ainsi à une réduction de la morbidité et de la mortalité dues à ces maladies, ceci pour le bien-être des populations. Le coup a amplement le mérite d’être réalisé.
Dr. Mohamed Dadjane Keita
Médecin, titulaire d’une maîtrise en santé publique, et d’une maîtrise en management de santé.
[1] Coordination Nationale de Lutte contre Ebola (CNLE), donnée rapportée par Guinéenews.
[2] Rapport de Situation de l’OMS du 30 Décembre, 2015
[3] CDC, États-Unis d’Amérique 
Revenir en haut de la page
VOS COMMENTAIRES | | Merci Dr Keita pour la brillante leçon et les recommandations utiles que vous faites dans ce message, en tant que spécialiste du domaine ! Ces recommandations seraient prises en compte si nous avions des hommes et femmes soucieux et responsables à la tête du pays. Ces propositions auraient dû venir du Parlement si nous avions des députés responsables et soucieux de la santé publique. On se demande sur quel critère nos partis guinéens ont choisi ceux qui doivent les représenter au Parlement. Non seulement nos députés soi-disant Honorables sont politiquement Nuls, mais il ne semble y avoir ni juristes ni médecins ni biologistes parmi eux. L'Assemblée nationale est vue par nos leaders bidon comme une chambre de récompense et de partage d'argent et de privilèges et non un lieu officiel de combat politique pour l'intérêt public. C'est pourquoi nos leaders ont même inscrit des veuves retraitées et fatiguées de leurs amis et prédécesseurs sur la liste de députés du parti en guise de reconnaissance. Les Guinéens doivent corriger ces fautes aux prochaines élections pour introduire des jeunes, femmes et hommes dynamiques, compétents dans des domaines précis et utiles comme le vôtre, patriotes engagés et combattants pour la sécurité et l'intérêt public des Guinéens. | Cher Dr Dadjane merci pour cette reflexion profonde. vu que le CDC est actif actuellement en Guinée et que tu sois sur place ,proche de ce laboratoire autant de les approcher pour avoir quelques directives afin de faciliter la mise en oeuvre de cette belle initiative dans notre cher pays la Guinée.
Bonne continuation. | | les responsables politiques et de la santé publique de la guinée ont fait d'ébola un commerce lucratif dont ils ne mesurent pas encore les conséquences en terme d'image sur notre pays.A la tête de cette magouille le président bien entendu et lorsqu'il rejoindra les géhennes' sur terre il portera le nom de président ébola. Depuis 2013 combien de gens se sont remplis la panse grâce à cette maladie et n'ont toujours pas assez de traîner le peuple dans la boue. | | Merci Mademoiselle/Madame Mariama Conté pour votre réaction. Cependant, dans tout pays normal les citoyens peuvent avoir de bonnes idées et les proposer, mais il revient à l’État à travers l’exécutif ou le parlement comme Guinéepresse l’a si bien souligné de se les approprier pour une éventuelle mise en application. Le citoyen ne peut malheureusement pas se substituer au instituions du pays, quel que soit sa bonne volonté. | | Merci Guinéepresse pour votre message, qui me va droit au cœur. Tout à fait d’accord avec le contenu. | Merci Dr. Mohamed Dadjane Keita, l’auteur de l’article. Merci aussi aux commentateurs. Monsieur Dadjane, vous avez émis une excellente idée de créer un centre guinéen à l’image du CDC américain. Mon problème, c’est de savoir si la guinée et les guinéens ont la capacité intellectuelle, la volonté politique, ou les moyens économiques pour créer une telle structure scientifique. Je ne veux pas être pessimiste mais un peu plus réaliste.
Comment des cadres qui ont toujours été incapables de donner de l’eau à boire et de l’éclairage dans le CHATEAU D’EAU de la sous-région peuvent mettre sur pied une structure de recherche qui nécessite beaucoup plus de moyens humains et technologiques que les secteurs agricole, énergétique et de la sante réunis ?
Comment des cadres qui disent qu’Ebola est une opportunité pour notre pays – alors que c’est une catastrophe - peuvent permettre la création d’une telle structure, une structure pour protéger les populations contre les maladies de tout genre ?
Comment des médecins qui laissent leurs patients mourir parce que ces malades ne donnent pas une garantie de payement de leurs factures de l’hôpital peuvent faire des recherches dignes pour une analyse scientifique fiable et viable ?
Notre pays est plus malade, par ses fils, que les malades du SIDA, cancer, Ebola, etc...
Mes frères et sœurs, le constat est amer, mais elle est une évidence, une donnée palpable à chaque fois que l’on s’adresse à un guinéen, à quelques exceptions près.
On a besoin de guinéens du type Dadjane et des guinéens pour traduire les idées en réalité sur le terrain. Cela nous a toujours manque, depuis bientôt 60 ans d’indépendance nationale.
Je souhaiterai échanger d’idées constructives avec tous ceux qui pensent comme M. Dadjane.
Merci à tous. | Merci à Dr. Mohamed Dadjane Keita pour son souci et ses bonnes propositions pour le peuple de Guinée !
Monsieur Amadou Dioulde Souare,
je vous remercie pour votre contribution ! On ne peut pas dire mieux. Les patriotes guinéens qui ont le souci de voir la Guinée se porter bien, comme l'auteur de ce texte, doivent se lever maintenant et se donner la main pour mettre de telles idées en application. | Merci Mr. Souaré pour cette contribution. Je suis tout à fait d’accord avec vous, qu’il y a un manque de volonté politique. Mais pour être honnête, je pense que les guinéens sont capables d’unir leurs efforts et de mettre leurs savoirs à profit pour la mise en place de cette agence. Nous en avons les capacités intellectuelles, et les moyens financiers et humains. Sur le plan financier par exemple, une petite économie, rien que sur le budget exorbitant de la présidence et sur le train de vie luxueux de nos supers ministres, permettrait de dégager des sommes importantes pour la mise en place de cette agence. En ce qui concerne les ressources humaines, nul n’ignore que la Guinée regorge de compétences avérées aussi bien à l’extérieur, qu’a l’intérieur du pays. Il suffit seulement d’avoir une politique en place, qui puisse faciliter l’absorption des nos compétences extérieures et l’émergence ainsi que la mise en valeur des compétences intérieures. Mais les priorités des autorités actuelles sont ailleurs, et cela est vraiment dommage.
A mon humble avis, le plus grand problème de la Guinée se situe au niveau du déficit chronique de leadership, que le pays a toujours connu et dont nous souffrons encore aujourd’hui. Sans ce leadership, avec une réelle vision et un réel projet de société, le pays continuera toujours de souffrir. C’est pourquoi la nouvelle génération que nous sommes doit se lever dès maintenant pour favoriser l’émergence d’un vrai leadership dans le pays pour un proche futur et le soutenir, pour qu’enfin notre pays puisse se sortir de cette situation catastrophique.
Merci également Mr. Barry pour votre message, qui j’espère, sera entendu. |
|
|
|
|
| Cours des dévises |
 |
1 euro |
= 9350 FG |
 |
+1.63% |
 |
1 dollar |
= 6977 FG |
 |
-3.1% |
 |
1 yuan |
= 400 FG |
 |
+0.00% |
 |
1 livre |
= 10500 FG |
 |
+1.25% |
06/02/13 02 : 02 |
|
|
|
|
|
| |
|
|
| Multimédia |
| |
Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée
Par Christophe Boisbouvier
« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
 |
| |
| |
| |
| |
|
Radio Mussidal Halipular
|
Radio MH |
| |
| |
| |
| |
|
L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:
|
Elhadj Saikou Yaya Barry |
| |
| |
ITEEV Aachen import/export:Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:
|

|
www.iteev-aachen.com |
| |
| |
Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.
Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.
Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:
1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com pour des payements, cotisations ou dons.
2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.
|

|
Fiche d'adhésion au parti |
Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G |
Affiche du B.A.G en Guinée |
| |
| Lire le préambule du BAG ! |
| |
| Suivre l'évolution du parti B.A.G ! |
| |
| Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible |
| |
| Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible |
| |
| |
|
|