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Le parti guinéen UFDG: quelle place pour les femmes et les enfants !


2016-03-31 20:42:04

Le 25 mars 2016, le site guinee28.info informe que le parti UFDG a fait un communiqué annonçant une marche pacifique des femmes du parti le 4 avril prochain pour exiger la libération des militants du Parti injustement détenus, parmi lesquels les responsables et militants de l’UFDG de Koundara et de Banankoro, injustement arrêtés pendant les campagnes électorales de fin 2015.

Une information confirmée le 28 mars par africaguinee.com qui rapporte une déclaration du vice-président Fodé Oussou Fofana en personne :

« Les femmes organisent une marche  le 04 avril prochain pour demander au ministre  de la justice, Me Cheick Sacko  de libérer  nos militants qui sont arrêtés arbitrairement. …  Très tôt ce mercredi ils vont envahir l’axe hamdallaye, bambeto, Cosa pour  envoyer des chars de combats pour nous intimider. … Comme ils sont capables de ça aussi, ils n’ont qu’à sortir les chars de combats pour dire que les femmes ne vont pas marcher ».

Le parti UFDG organise donc une marche de protestation contre l’injustice, les arrestations et la détention arbitraire de ses militants et ses responsables préfectoraux. Mais ce sont les femmes qui doivent le faire !

On avait déjà poussé les femmes à marcher et aller pleurer devant le ministère de la justice l’année passée (2015).

Ainsi, si ce ne sont pas les enfants (les jeunes de l’axe), ce sont les femmes qui sont appelées à aller sur les champs de risques pour l’UFDG. Les hommes du parti seront où pendant ce temps ? A écouter les nouvelles de répression à la radio depuis leurs salons, à surveiller facebook pour compter les victimes ? Le combat pour la justice revient-il exclusivement aux femmes et aux enfants pour ce parti et ses leaders qui sont essentiellement des hommes ?

L’irresponsabilité des leaders de l’UFDG dépasse l’entendement ! Le parti ne devrait même pas accepter de participer aux élections du 11 octobre 2015 sans la restauration, dans leurs droits, de tous ses responsables locaux à Conakry, Koundara, Banankoro et ailleurs dans le pays, eux qui étaient censés surveiller le processus électoral et assurer sa crédibilité.

Cellou Dalein Diallo et son guide Aliou Condé ont ignoré ces arrestations et les violences contre les militants et responsables du parti, tout comme la non application des accords politiques pour conduire le parti aux élections du 11 octobre 2015. Sachant bien qu’elles sont organisées par le pouvoir qui cherchait à créer ainsi les conditions de la victoire frauduleuse de son candidat Alpha Condé dès le premier tour. A moins qu’ils soient bêtes au point de mériter qu'on leur attache une selle d’âne sur le dos, leur but inavoué était d’accompagner et aider Alpha Condé à avoir légalement et légitimement son second mandat présidentiel.

Par ailleurs, si le parti avait organisé ces protestations avant que ses responsables arrêtés ne soient jugés et exécutoirement condamnés, on n’en serait même pas arrivé à un jugement : ils auraient été tous purement et simplement relâchés.

 

GUINEEPRESSE.INFO


 

8 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Djiwoun Daka01/04/2016 12:29:38
C'est le parti des hommes nuls de guinée. Ils sont tellement lâches qu'ils poussent les enfants et les femmes devant.
Doura Barry01/04/2016 13:36:49
la solution c'est bah oury; il faut s'organiser pour degager cellou c'est tout.
osmane bangoura01/04/2016 14:38:39
Si mes souvenirs sont exacts , ufdg était vers les années 1970 union des femmes de guinée ; une association qui a même fait trembler sékou touré. Il aurait été judicieux pour un parti ou une association d'audience nationale de faire le tour des sigles avant de créer le sien afin d' éviter des confusions à moins que que ça ne soit volontaire lorsqu'on sait ce que ce sigle représentait à cette époque.Quant à l'utilisation des femmes et des enfants comme chair à canon pour revendiquer au nom du parti ce serait triste si cela s'avérait vrai. bien à vous.
Hawa Bah01/04/2016 17:23:35
Non Mlle Djiwoun Daka. Pousser devant, veut dire qu'on est derrière. Les hommes de l'UFDG ne sont même pas prêts à être derrière quand ils font sortir les enfants ou les femmes. Pour réclamer la justice et la libération des prisonniers politiques, tous les 37 députés de l'UFDG voire même tous les députés de l'opposition qui avait appelé à des manifestations du passé devraient prendre la tête de la marche. Ceux de l'UFDG dans tous les cas. Les femmes doivent exiger la présence de Hadja Halimatou Dalein et de tous les députés UFDG à la tête du cortège de dimanche 4 avril. Si cette condition n'est pas satisfaite, que personne ne réponde à cet appel.
Clairvoyance01/04/2016 23:13:39
Wallahi vous avez raison!!!
Mamadou02/04/2016 07:16:33
Voila encore une fois ce propose Cellou et son clan quelle honte ,faiblesse?
Il ne restait plus que ça dommage
madiou02/04/2016 18:12:11
Arrêtez de nous distraire, le droit de manifester est consacré par la constitution. Qu'un groupe de citoyens ou citoyennes manifestent dans le respect des règles pour défendre une cause ne veut pas dire exposer ces gens à un danger.<br />
Les organisateurs doivent demander les autorisations préalables, et l'état doit assurer la sécurité.<br />
C'est claire et net, vous ne rendez pas service à notre Pays en faisant systématiquement des amalgames! Manifester ne veut pas dire se suicider.
Aliou03/04/2016 15:03:05
madiou, chaque manifestation donne des victimes, arrestations, blessés et morts. Nous ne discutons pas du bien fondé des manifs, mais dis-moi pourquoi Cellou fait manifester seuls des femmes ou des enfants pour une question de justice au nom du parti? Pourquoi les députés ne manifestent pas au lieu des femmes seules?