URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=17086



Duel mortel et mortifère au sein de l’UFDG: Une consécration politique d’Alpha Condé !


2016-05-13 16:09:34

Le champ politique, violent par essence, enfante régulièrement  des tragédies de tous genres qui défraient l’actualité, bouleversant ainsi dans leur passage le quotidien de notre existence sereine. L’histoire politique guinéenne est peuplée d’exemples qui confirment cette triste réalité. Par exemple, s’il est incompréhensible qu’un cadre intègre comme le Professeur Boiro accepte de moyenner le deuil de l’assassinat de son épouse contre un poste ministériel, de la même manière, il est tout aussi difficile, dans mon univers de référence, de comprendre comment Bah Oury s’est laissé berner par des troublions en politique au point de rallier celui qui l’a envoyé au bagne. Je suis étonné de voir des apprentis sorciers, à l’image d’abeilles ouvrières butinant les fleurs, qui gravitent autour de tous les pouvoirs en Guinée (junte militaire, pouvoir en place, opposition) puissent disposer d’autant de talent, d’adresse et de dextérité au point de pouvoir amadouer des hommes intègres, humbles et moralement irréprochables. Tel des caméléons, ces troublions baisent la main de l’opposition de nuit alors que dans les coulisses, ils fréquentent assidûment le pouvoir en place, soufflant entre-temps dans leurs oreilles des mots qui enflent le cœur et la vanité.

Sans doute est-il important de préciser que, impressionné par la belle image qu’il s’est construite au cours des années d’exil, j’étais de ceux qui pensaient que Bah Oury avait la stature d’un présidentiable et qu’il représentait à mes yeux un symbole de l’alternance politique en Guinée. Disons-le, je croyais tout bêtement dans le silence de mon âme, qu’il était plus susceptible d’être élu président de la République de Guinée que Cellou Dalen Diallo. Je suis enclin à reconnaître aujourd’hui de m’être peut-être trompé. En effet, séduit par l’image de l’homme charismatique que je me représentais, je m’aperçois avec beaucoup de retard que le fantasme pour ce bel avenir politique que je me suis imaginé, fait partie d’un simple égarement de l’esprit humain qui vogue parfois dans le vide au gré de l’actualité sans savoir se poser sur un repère solide. Dans la foulée de ce mouvement de balancier, des images qui le captent, produisent des impressions diverses.

Tous irresponsables, tous perdants

Ce qui retient mon attention de simple observateur des événements qui se jouent sur la scène guinéenne est l’amateurisme des acteurs politiques. Ce défaut d’intégrité politique se décline dans un manque de recul et de projection dans l’avenir. Sans observer un minimum de recul, je me permettrai de formuler ici de manière abusive l’idée d’infantilisme politique ou d’aveuglement excessif, tout court. En effet, la patience est certainement une grande qualité, mais bien peu d’hommes supportent de se plier à ses caprices. Je considère que cette patience-là a bougrement fait défaut à Bah Oury qui aurait dû, me semble-t-il, attendre stoïquement en exil de voir son étoile briller dans le firmament de la fuite utile des jours ; que de fourrer son nez dans un guêpier au nez et à la barbe d’un pouvoir qui l’a contraint à s’enfuir. Peut-être avait-il simplement oublié que « la patience donne naissance à une génisse ». En d’autres termes, « Qui prend patience obtient une grande récompense ! » Dans tous les cas, en mordant l’hameçon qu’on lui a jeté à la figure, tout se passe comme si Bah Oury s’était enfermé derrière une porte dont il n’avait pourtant pas la clef pour ouvrir. Car dans sa situation de gracié, non innocenté, il n’est un secret pour personne que la nomination de notre homme politique à un poste important n’est pas une certitude ; dans le cas contraire, cela remettrait en cause la validité de l’accusation qui pèse sur lui. Et même la création de sa propre formation politique ne lui permettrait pas de lever la voix contre le pouvoir en place. Voilà une belle erreur, ou une leçon de morale en exemple qui mérite d’être citée ! Quel avenir politique pour un opposant pris dans les mailles de filets entre le parti qui l’a banni et le pouvoir qui l’a grisé ? Comment Bah Oury, cloué aux piloris par un pouvoir qui l’a condamné à perpétuité, va-t-il se reconstruire ? Quel infantilisme ! Je pense avec certitude qu’en politique, un homme est comparable à une pièce de bois, de tissu, de béton, de papier, que sais-je encore, qu’on utilise dans une circonstance donnée pour colmater une brèche et dont on se débarrasse, aussitôt après l’accomplissement de la besogne ; en la jetant dans la poubelle comme si c’était une vieille chaussette usagée ou une serviette de toilette. Je pense avec certitude que le Professeur Boiro ne dirait guère le contraire !

Quant à Cellou Diallo, il a tout aussi fait preuve d’un manque de discernement qui constituera sans doute un handicap dans sa carrière politique :

  •  A mon avis, en 2010, il a fait preuve d’une légèreté inouïe en cédant trop vite devant Alpha Condé après la proclamation des résultats du second tour. Certes son rival bénéficiait du soutien de la junte militaire au pouvoir, de la France et de la Communauté Internationale. Mais lui Cellou était dans la légitimité de revendiquer la victoire, surtout après avoir capitalisé plus de 43% des voix au premier tour. Même si cette pression sur le pouvoir n’avait pas pour vocation de changer grand-chose dans l’élection d’Alpha Condé, mais elle aurait eu le mérite de montrer que le leader de l’UFDG est un homme de poigne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. En effet, il est important de comprendre que la Communauté Internationale ne prône ni éthique ni équité ; elle vise plutôt à assurer la stabilité. C’est pourquoi sur le plan diplomatique, un homme de poigne, autoritaire, bafouant les règles élémentaires de la démocratie, mais qui assure la stabilité du pays, est nettement plus appréciable face à un démocrate avéré dont le pouvoir sombre dans une instabilité sociale et politique. Ainsi, s’agite-t-on régulièrement pour organiser un semblant d’élection dans les pays africains alors que dans le même temps on ferme les yeux sur les irrégularités qui entachent le scrutin. Il faut peut-être le rappeler ici, la communauté internationale ne se mobilise pour chasser du pouvoir un dictateur africain qu’à partir du moment où les intérêts économiques et stratégiques des grandes puissances sont menacés.
  • Dans la tentative de rattraper l’erreur commise en 2010, Cellou Dalen Diallo s’est livré aux dernières présidentielles de 2015 à un prêche dans le désert. Trop tard, le mal est déjà fait ! « L’eau versée ne peut être ramassée ». En matière de communication, pour faire mouche un homme politique avisé est celui qui sait lancer le bon mot au bon moment.
  • Le fait de tenter une alliance contre-nature avec Dadis et de se prêter à ce jeu périlleux constitue un autre manque de discernement et de lucidité de la part de Cellou Dalen Diallo. Cette attitude de l’homme politique est incompréhensible pour la Communauté Internationale d’abord, puis pour les militants de l’UFDG, victimes des événements du 28 septembre. Il s’agit là d’une erreur monumentale qu’il faut éviter, car on le sait, la scène politique ressemble à une chaussée glissante. Pour s’y aventurer et rester débout sur ses pieds, chaque pas en avant doit être ferme et mesuré. Or en prenant cette décision, tout se passe comme si le leader de l’UFDG, qui avait franchi une ligne rouge, participait dans un mouvement d’autoflagellation. En actant la déconstruction de son image personnelle, il incarne celle d’un homme politique qui bafoue les valeurs humaines pour accéder à la présidence de la République.

 Sauf par un miracle de l’ordre du Maktoub, Dadis ne reviendra jamais au pouvoir en Guinée, car même si les Guinéens se laissent tenter par son retour, la Communauté Internationale ne tolérera jamais une telle aventure surtout après ce qui s’est passé au Stade du 28 septembre. Il faut bien qu’on comprenne une fois pour toute : si sa culpabilité soulève encore bien des questions, en revanche la responsabilité de Dadis Camara ne fait aucun doute. Il est comptable de ce qui s’est passé et ne peut en aucun cas se dégager de la responsabilité de cette barbarie. Certes l’attitude d’Alpha Condé, face à cette situation, laisse planer plusieurs zones d’ombre que l’avenir seul pourra certainement élucider. Mais quand on a un peu « d’eau » dans la tête, on admet d’emblée qu’en politique pactiser avec le diable n’est pas un exercice solitaire auquel on peut se livrer selon son gré. En d’autres termes, le réalisme politique est certes parfois nécessaire, mais pas à ce point que la victime baise la main de son bourreau. J’ai l’impression que les Guinéens, habitués qu’ils sont au retour cyclique de la violence politique, ne mesurent ni la gravité ni la portée de la barbarie perpétrée par la junte militaire le 28 septembre 2009.

  • Le troisième manque de discernement qu’on peut reprocher à Cellou Dalen Diallo est le fait d’avoir laisser-faire qu’un conflit s’installe durablement entre lui et Bah Oury, conflit alimenté au sein du parti par l’entourage même du président de l’UFDG. Contraint de s’exiler, Bah Oury était comparable à un paria dans la mesure où il traversait la pire période de son existence. En cette période difficile il ne fallait surtout pas en rajouter pour le Vice-président de l’UFDG ; car il avait bien besoin d’être entouré, réconforté et soutenu. Or l’attitude de l’entourage du président de l’UFDG a été, pendant ce temps-là, de profiter de cet inconfort pour écarter progressivement Bah Oury du poste de Vice-président du Parti. En occupant ainsi le strapontin au sein du Parti dont il est pourtant le fondateur, cette situation déclenche forcément un fort ressentiment d’injustice et un défi à relever. Le Président de l’UFDG avait-il bonne conscience du fait qu’en politique il vaut mieux plus un que moins un ? Cette règle des mœurs politiques est d’autant plus valide, qu’en Guinée, derrière une personne se dresse toute une communauté. Au lieu de se demander aujourd’hui comment colmater la fissure au sein de son parti, avec un peu plus de clairvoyance et de recul, Cellou Dalen aurait certainement pu éviter cette anomie en revêtant bien avant le boubou du grand chef d’une famille politique au dos large. Cette situation est d’autant plus complexe pour lui aujourd’hui que « l’autre mort politique », Ousmane Bah est une autre épine susceptible de nuisance en cette période d’incertitude.

L’UFDG, entre mouvement politique  et logique de compère

Dans la logique de ma compréhension de l’ambiance qui prévaut au sein de la formation politique, l’UFDG souffre de deux insuffisances :

  • La première concerne la manière dont le Parti s’est constitué et est géré. En effet, il s’agit me semble-t-il plus d’un mouvement politique que d’un Parti digne de ce nom. En d’autres termes, par-delà les organismes parallèles (organisation de la jeunesse, des femmes, des travailleurs, etc.) dont le rôle consiste à animer, l’ossature d’une formation politique s’appuie sur les cadres du Parti, cellule indépendante qui doit constituer le cerveau moteur, la cellule pensante. Or tout se passe comme si, autour de Cellou Dalen Diallo, ne gravitaient que commerçants et hommes d’affaires, qui méritent certes leur place au sein du Parti, mais dont l’emprise ne doit pas être trop forte en termes de décisions politiques à prendre. Débordants parfois, les commerçants ont peu de discernement dans les usages en politique - par rapport à ce qu’on doit dire et ne pas dire ou taire - car la logique de leur réflexion, l’attitude et les sentiments qu’ils expriment et qui les animent sont d’un autre ordre. Je pense que la force du RPG est d’avoir très tôt infiltré toutes les institutions en Guinée c’est ainsi qu’ils ont réussi à préparer l’alternance politique au cours de la maladie de Lansana Conté et à placer à la tête du pouvoir un illuminé comme Dadis, des mains de qui il était plus aisé de le reprendre que s’ils avaient en face d’eux le Général Toto.
  • Si en 2010 l’UFDG disposait d’une cellule de réflexion indépendante, capable de mettre en place des stratégies de négociation et d’alliance avec les autres formations politiques, elle n’aurait certainement pas perdu de façon infantile les élections, car la victoire était à sa portée. Or tout s’est joué dans un vaste mouvement de cortèges de motos et de sirènes avec son vacarme assourdissant, mais sans aucune organisation rationnelle derrière. En revanche, face à cet enthousiasme débordant, Alpha Condé et ses hommes ont entretenu avec dextérité et acharnement des incidents perpétuels qui ont émaillé le deuxième tour. Ce qui a eu pour conséquences de retarder les élections, de casser la dynamique de l’opinion publique autour de son rival et d’inverser la tendance.

Dans la culture peule, l’idée de relever le défi face à un compère (adversaire) est un des leviers de la dynamique sociale, mais elle est à la source d’un grand handicap. Car si relever le défi est une des vertus cardinales, répondre à cet enjeu est source de conflits fratricides qui affectent la stabilité sociale. Ce qui se passe maintenant à la tête de l’UFDG en est un exemple frappant. Cellou Dalen Diallo et Bah Oury se livrent à un spectacle désolant et déshonorant dont l’UFDG aurait pu certainement se passer. La logique du compère qui fait de l’adversaire un ennemi à abattre entraîne une anomie qui gangrène le tissu social, affecte le fondement et l’unité du Parti. Cette situation déplorable augure un autre jalon de la victoire politique d’Alpha Condé qui prépare déjà son futur mandat ou celui d’un des siens. Finalement, en dehors du Tiers, tous sont perdants car dans une telle histoire, chacun y laisse une plume et personne n’en sort indemne. Or ils le savent tous que « Si l’un des tiens est un serpent, enroule-le-toi autour du cou ». S’il est une certitude qu’on peut affirmer sans risque de se tromper, à chacun son groupe et ses partisans n’a jamais mené à la victoire.

L’expérience a toujours montré qu’on sait comment une histoire a pris naissance, mais bien malin qui peut prédire quand et comment elle va se terminer. Entre-temps la logique fratricide, qui s’est installée durablement, déploie son rouleau compresseur et détruit tout sur son passage. Or quand une machine de guerre se met en marche, la raison n’y trouve guère sa place. En attendant Monsieur Condé, qui a réussi à cacher aux Guinéens le fondement de sa personne, se frotte les mains car la plus grande formation politique du pays qui doit lui tenir tête, en fédérant autour d’elle les autres partis, sombre durablement dans une tourmente irréversible.

En somme, la prudence, qui a manqué énormément à Cellou, est pourtant considérée comme la reine des vertus. Elle se définit chez Cicéron (De L’invention, 2. 53. 160) comme « la connaissance des choses bonnes, mauvaises et indifférentes ». Elle s’appuie sur la prévoyance qui consiste en la recherche des maux à éviter. C’est pour cette raison que « l’avenir doit être en quelque sorte vu avant qu’il ne soit fait ».

 

Alpha Ousmane Barry, Professeur des Universités (France)
Spécialisé en Analyse du discours et communication politique
Fondateur du Réseau Discours d’Afrique


 

11 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

SADIO BARRY13/05/2016 16:36:55
<< A mon avis, en 2010, il a fait preuve d’une légèreté inouïe en cédant trop vite devant Alpha Condé après la proclamation des résultats du second tour. Certes son rival bénéficiait du soutien de la junte militaire au pouvoir, de la France et de la Communauté Internationale. Mais lui Cellou était dans la légitimité de revendiquer la victoire, surtout après avoir capitalisé plus de 43% des voix au premier tour. >>

M. A. O. Barry, votre analyse est pertinente et surtout objective (aucune partie prise à mes yeux). Mais vous vous trompez sur ce point de soutien de la communauté internationale à l'adversaire de Cellou. Ce n'était pas le cas. La France de Sarkosy avait alerté CDD et l'a conseillé de ne pas accepter le repport violant la Constitution et qui permettrait au candidat adversaire Alpha Condé de le rattraper. Des responsables de l'Union européenne ont fait de même (j'en ai été personnellement témoin, vous pouvez poser la question à CDD si vous parlez). C'est un agent des Nations Unies qui a dénoncé le fait que Louncény Camara a retiré les bullétins de Mali Yimbéring et de Ratoma (plus important que Labé) du comptage des votes au premier tour, empêchant Cellou de gagner la présidentielle au premier tour. Cellou et Aliou Condé ont été instruits de tout, mais c'est eux-mêmes qui ont accepté de satisfaire aux caprices d'Alpha Condé en acceptant le report de plus de 4 mois aucours desquels Alpha a fait installer plus de 1000 bureaux de vote suplémentaires en Haute Guinée avec leur accord. Ausi, la France avait demandé à Lansana Kouyaté de rallier Cellou pour le second tour. Mais CDD n'a pas donné suite à l'offre de Kouyaté qui a alors fini par accepter celle du RPG. La communauté internationale a accepté les résultats pour aller vite à l'apaisement, sachant que c'est Cellou lui-même qui a créé les conditions de la victoire d'Alpha Condé qu'on ne peut plus remettre en cause sans mettre le pays à feu et à sang. La communauté internationale voulait vite un pouvoir civil en Guinée. Alpha Condé s'est avéré être maitre de la situation et apte à gouverner en soumettant tous à ses commandes: bien qu'il a fui avant les manifestations qui ont fait tomber le CNDD, c'est lui qui dirigeait les négociations de Ouaga, décidait qui va y assister et qui ne doit pas, c'est lui qui a nommé le PM, le ministre de sécurité et le ministre des finances de la transition, c'est lui qui fixe et déplace calendrier électoral, c'est lui qui donne des ordres à la CENI et il fait refaire le fichier électoral entre les 2 tours. En toute logique, Alpha Condé était déjà Président de la Guinée dès le début de la transition, à cause des faiblesses et de l'incompétence politique de Cellou et de ses collègues politiciens de Guinée (des anciens ministres amateurs).
Doura Barry13/05/2016 18:16:38
Alpha ousmane renseignez vous bien avant d'ecrire du n'importe quoi! Toutes les fois que cdd s'est rendu en france, il a refuse de rencontrer Bah Oury son Vice President et bienfaiteur! pendant que les Kouyate et Sydia rencontraient BO. en 2015, cdd est alle faire campagne sans addresser la parole a BO durant les 2 mois qui ont precede la presidentielle tout simplement parceque celui ci lui consellait de ne pas aller aux elections telle que praparees par alpha kone! ce qui arrive a l'ufdg le seul responsible est cdd; c'est a se demander comment des peuls sont devenus si ----s pour supporter ce type qui le leur a en fait apporte que malheur.
tandetat15/05/2016 01:02:31
Pas daccord avec vs Mr barry, comment se fait il que fode oussou dise que si bah oury nest pas content il na qua prendre son passport et rentrer trouver nouhou thiam en guinee? quand meme arretez vos balivernes la, si ns sommes arriver ici c la faute de Dalein, moi je lai soutenu en safichant ethniquement sur les reso sociaux. Mr barry Sadio et GP lont telement conseillé awa o moins il aurait du ecouté ces gens mais IL NEN FAIT KA SA tete, dites moi quand ils ont battu bah oury dans sa cours ksk cellou a fait? soyez honnete avec vous meme, il a sacrifier combien de personne pour waymark et sabari? et la fin vs savez
Djiwoun Daka15/05/2016 08:00:48
Je partage l'avis de Tandetat. Ce que ces gens ont fait à Bah Oury qui les a bien reçus dans son parti peut rendre complètement fou.
SADIO BARRY15/05/2016 10:06:04
Je ne voulais pas démentir M. Barry, mais simplement apporter un élément d'information supplémentaire pour corroborer ce qu'il dit: la France et les Occidentaux ont d'abord soutenu le processus démocratique et l'équité en Guinée en soutenant Cellou Dalein qui avait le soutien de la majorité des Guinéens. Ils ont fini par soutenir Alpha Condé vers le second tour quand ils ont compris que Cellou Dalein Diallo n'a pas la personnalité d'un dirigeant et qu'il ne pourrait pas stabiliser ce pays complexe et poudrière de l'Afrique de l'Ouest si on l'aidait à être président malgré les faiblesses et l'incompétence politique qu'il a manifestées.
Lu pour vous15/05/2016 19:17:08
Réactions de Sadio Barry le 13.05.2016 aux positions de certains UFDGistes suite à l'info "Alousseny Makanera ami et conseiller de Cellou Dalein Diallo!":

L'ancien ministre A. Makanera, conseillé et bon ami de Cellou Dalein Diallo après qu'il soit viré du pouvoir ! J'aimerais entendre l'opinion du journaliste Amadou Diouldé Diallo que le ministre Makanera a licencié après plusieurs mois de salaires bloqués en l'accusant d'être proche de l'UFDG.

Certains partisans de CDD trouvent cela normal, "car on est en politique" argumentent-ils.

Sadio Barry le 14.05.2016

J'ai envie de pleurer quand je lis certains Guinéens. La politique, c'est la civilité, l'art d'organiser une société et la conduire au bien être général. La politique permet aux hommes de s'organiser, régler leurs conflits et de prendre des décisions consensuelles ou collectives. L'essence de la politique, c'est la visée d'une vie bonne de société, de la justice, du respect des lois, des mœurs et des principes, d'une réussite et d'un bonheur collectif. C'est pourquoi les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, santé etc.). Ainsi, un parti politique est une association organisée qui rassemble des citoyens unis par une philosophie, c'est donc une organisation au service d'une idée. Quand l'UFDG dit lutter pour la démocratie et la justice en Guinée, et Cellou Dalein Diallo qui abandonne les victimes à leur sort en Guinée et au Sénégal court donner, selon un responsable même du parti, 200 millions de FCFA à Dadis à Ouaga en lui baisant les pieds, quand Cellou Dalein Diallo est prêt à donner un poste dans la direction du parti à tout ministre viré d'Alpha Condé qui ordonnait ou défendait les arrestations, les licenciements ou l'usage des armes à feu contre les militants de l'UFDG, ce parti réunit finalement les gens autour de quel principe et pour quelle justice ? Contre qui réclame et promet la justice l'UFDG de Cellou ? A cause des guignols et anciens voleurs organisés de la République, la politique a fini par changer de sens en Guinée pour devenir l'art de mentir et de tromper, pour devenir un domaine dont les personnes sérieuses finissent par se méfier et s'éloigner. Comment donc espérer sortir notre pays de la misère et de l'injustice, si nous manifestons de la compréhension face à de tels comportements immoraux et trompeurs qui sont la preuve palpable que le leader en question ne lutte pas pour des valeurs et l'intérêt même de ses militants, mais plutôt pour sa personne et uniquement pour son but personnel d'arriver sur un fauteuil par tous les moyens ? Quel avenir voulons-nous atteindre en soutenant le mensonge et des trahisons ?

Cellou accuse le ministre de la justice Sacko et Alpha Condé d'être les commanditaires des assassinats et les responsables de la mort de son garde-du-corps. Mais si demain Sacko quitte le gouvernement, non pas en démissionnant mais renvoyé par Alpha Condé qui n'en a plus besoin, il pourra venir être vice-président de l'UFDG et se faire applaudir chaque dimanche. Si des militaires du RPG renversent aujourd'hui Alpha Condé pour pouvoir récupérer le pouvoir et le garder plus longtemps entre leurs mains, si cet Alpha Condé vient rendre visite à Cellou et veut combattre ceux qui sont au pouvoir, il pourrait être président d'honneur de l'UFDG et faire sortir les militants de ce parti pour combattre le pouvoir qui va les tuer en masse comme par le passer. Avec sa façon de faire, si Cellou accède au pouvoir, ce sont les mêmes qui étaient avec Conté, Dadis et Alpha qui tuaient et licenciaient les militants de l'UFDG qui vont redevenir ministres et partager les hauts postes de l'Etat. C'est à ce demander si nous avons perdu même la raison et l'intelligence humaine pour nous faire utiliser de la sorte par les mêmes qui jouissent de la Guinée et de ses biens depuis plus de 30 ans ?
Rachid LY16/05/2016 10:52:54
Rien sur la sortie du président hier; rien sur la sortie du premier ministre quelques jours auparavant; absolument sur le boycott du pouvoir de l'inauguration de la mosquée de Fatako; rien non plus sur la mort de Ba Mamadou Saidou. Mais une fois qu'un article est écrit sur Cellou et l'UFDG, GP et certains commentateurs se précipitent pour la curée et le lynchage. Je ne sais pas si je suis le seul étonné, mais je trouve cela bien étonnant quand même.
GuineePresse16/05/2016 12:51:40
Monsieur Rachid LY,
quand et comment nous allons réagir à un événement survenu en Guinée, reste à notre seule discrétion. Nous avons enregistré une Serie d'événements qui interpellent surtout le principal parti UFDG et son Président dit chef de file de l'opposition (mort d'un garde-du-corps de Cellou, aveux du PM qu'ils ne vont pas organiser les élections locales et les moqueries d'Alpha Condé).

Nous avons pris note et attendons de voir comment les premiers concernés vont y réagir. En ce qui concerne la mort du garde de corps de Cellou, on le regrette fort, mais cela n'étonne ou ne surprend que vous. Nous, on s'attend à ce que d'autres aussi meurent dans cette prison comme c'est le cas depuis 2011. L'UFDG a sa part de responsabilité dans ces drames: non seulement il a encouragé les crimes organisés et les violations de la constitution contre ses militants et Sympathisants, mais ces gardes-du-corps eux-mêmes ne sont pas dignes d'être soutenus: quand le journaliste Amadou Koula Diallo a reçu la balle, son collègue a tout fait pour que les gardes et le personnel de l'UFDG l'aident à porter secours au blessé qui perdait du sang devant leur porte, ils ont tous refusé par haine et rancune du fait que ce journaliste est venu couvrir la venue de Bah Oury ce jour. Pour nous, Cellou a transformé ses partisans en démons, en zombies débiles qui ont perdu tout sens de l'humanité. C'est donc par principe que nous allons condamner des actes criminels sur des criminels violents et leur commanditaire Cellou Dalein Diallo et ses gardes.
GuineePresse16/05/2016 13:17:48
Pour l'inauguration de la mosquée de Fatako, nous ne comprenons pas toujours la démagogie de nos parents qui font tout le financement et le travail pour vouloir à tout prix en donner l'honneur aux autorités politiques. Ils ne devraient pas chercher à politiser cet événement s'ils ne veulent pas en tirer un profit matériel.
GuineePresse16/05/2016 13:24:22
Nous avons dénoncé et condamné les irresponsabilités et trahisons de Cellou Dalein Diallo par rapport aux victimes et prisonniers de l'opposition dont l'UFDG et face au vice-président Bah Oury qui a subi, de la part de Cellou Dalein, la pire des trahisons indignes de l'histoire de l'humanité. Mais nous ne partageons pas les démarches et l'orientation de Bah Oury vers le régime criminel d'Alpha Condé. Toute personne qui essaye de nous accuser dans ce sens ne doit pas s'attendre à ce qu'on l'aide à propager de tels mensonges sur nous-mêmes. Merci pour la compréhension !
Souka Bambeto16/05/2016 13:55:27
Merci guineepresse.info pour cette clarté. Nous vous soutenons à 100% dans cette vision. Lors du procès des Nouhou Thiam, c'est moi qui avait appelé votre administrateur pour lui demander pourquoi guineepresse ne parle pas du sort malheureux de cet officier victime d'Alpha Condé. Il m'a répondu que Nouhou Thiam a participé au complot pour la prise du pouvoir par Alpha Condé et que c'est lui qui menaçait et organisait des repressions violentes contre les jeunes de Ratoma pendant la transition.
Les gardes de CDD sont des criminels qui ont violenté leurs propres frères et qui ont refusé de porter secours à un fils du Fouta qui mourrait devant leur porte. C'est pourquoi beaucoup d'entre nous sommes convaincus ici que ce sont eux-mêmes qui ont tiré la balle mortelle qui a atteint le journaliste. Quel que soit le guinéen serait couché blessé ce jour devant eux (même s'il était de Siguiri et du RPG), ils devaient lui porter secours. Je n'ai pas pitié de ces maudits qui méritent bien la prison à cause de ce qu'ils ont fait. Tout le monde sait que les prisons guinéennes sont des mouroirs depuis que les Cellou Dalein étaient aux commandes du pays. Si les opposants ne veulent pas crever dans ces prisons, ils doivent se battre pour changer les conditions de détention des guinéens.