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Guinée: PRÉCARITÉ sanitaire2016-08-22 20:04:12 LE MINISTERE DE LA SANTE AU CŒUR DES MASSACRES DU 28 SEPTEMBRE 2009 : LE CAS DE DAME SIKHE CAMARA, Directrice générale du C.H.U. de DONKA à CONAKRY. Les dernières escapades sanitaires de dame Fatou Sikhè Camara qui défraient la chronique m’obligent à m’attarder sur ce cas qui est symptomatique de cette administration sans vergogne dirigée par des sangsues qui pompent, avec une gloutonnerie de cochons, la rente minière et l’aide au développement, pour se payer des paradis dans les pays Occidentaux. Alors que les systèmes de soins et éducatifs sont presque inexistants ou moribonds. Interrogé par M. Diallo du site « le guépard.net » sur ce que je pensais de la réconciliation nationale prônée par M. Alpha Condé, j’avais dit que la réconciliation ne se résume pas à des discours. C’est une pratique, un comportement des dirigeants, plus particulièrement le premier d’entre eux. Et qu’il fallait organiser un procès juste et équitable à la suite des enquêtes de l’O.N.U. pour punir les auteurs des massacres, car le devoir de réconciliation ne peut se passer de l’impératif de justice si elle veut être durable et garantir la paix. Pour une véritable réconciliation, on ne peut faire une impasse sur les odieux massacres du 28 septembre. Je continue de m’interroger encore aujourd’hui, sur les raisons qui poussent M. Alpha à vouloir occulter à tout prix cette période sombre de l’histoire de notre pays. Que cache-t-il ? Que se reproche-t-il ? Ses atermoiements, et même son refus de faire la lumière sur les odieuses violences du 28 septembre 2009, laissent penser qu’elles étaient peut-être organisées pour accélérer son arrivée au pouvoir. En tout cas, il semble particulièrement compréhensif pour certains des auteurs identifiés des massacres et viols ignominieux au stade de DONKA, le 28 septembre 2009 à Conakry. Jusqu’à récemment certains étaient ministres dans ses deux gouvernements, d’autres comme le « général » Sékouba KONATÉ que lui-même a accusé d’avoir vidé les caisses, et à juste raison, se promène tranquillement, tout en narguant les victimes, abandonnées à leur triste sort. En raison de tout ce qui vient d’être expliqué ci-haut, il est évident que M. Alpha CONDÉ a des choses à cacher par rapport aux violences du 28 septembre 2009 qui lui ont permis ou facilité l’accès au pouvoir. Mais cette virée sanitaire de la directrice de l’hôpital DONKA en France m’a amené à me plonger dans le rapport de l’O.N.U. sur les massacres du 28 septembre 2009 qualifiés de crimes contre l’humanité. On est en droit de s’interroger sur le rôle joué par un certain colonel Abdoulaye Chérif Diaby le Ministre de la santé de l’époque décédé et ses acolytes dont madame Fatou SIKHE CAMARA. Alors que dit le rapport de l’ONU concernant ces deux individus ? S’agissant du ministre de l’époque le Colonel Chérif Diaby voici ce que dit le rapport : « Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il y a eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient ». Ce rapport se passe de tout commentaire. C’est donc à juste titre qu’il fût inculpé le 13 septembre 2012 dans le cadre de la procédure judiciaire relative aux massacres du 28 septembre. Concernant madame SIKHE CAMARA directrice de l’hôpital DONKA depuis le moment des faits, le rapport la classe parmi les personnes dont les responsabilités sont à déterminées en ces termes : « Au nombre de ces personnes pourraient figurer la doctoresse Fatou Sikhe Canara, Directrice de l’hôpital Donka, en particulier en relation avec la prise de contrôle militaire de son hôpital et les diverses dissimulations des faits médicaux des cadres civils du CNDD en particulier en relation avec la dissimulation des faits ». A la lecture de ce rapport mettant clairement en cause madame SIKHE CAMARA, il est légitime de se poser la question de savoir pourquoi elle n’a pas été entendue comme l’a été son ministre de tutelle ? Sans enfreindre à la présomption d’innocence, il est constant que des indices graves et concordants pèsent sur elle, ce qui rend l’inertie de la justice guinéenne incompréhensible à son égard. Il est inacceptable qu’une directrice d’hôpital sur laquelle pèse des présomptions de crimes contre l’humanité puisse venir se payer une cure de jouvence au frais du contribuable français après avoir contribué à saccager le système de santé de son propre pays. J’interpelle donc le Ministre de la justice Maître Cheick SAKHO sur ce cas symptomatique de l’impunité qui gangrène notre pays. À partir du moment où son Ministre de tutelle a été entendu et inculpé, les guinéens ont le droit de savoir le degré d’implication de la Directrice de l’hôpital Donka dans les massacres du 28 septembre 2009. Quand est ce que le Ministre demandera t’il aux procureurs d’ouvrir une procédure contre cette dame et ses possibles complices ? Que cette dame, après avoir saccagé les systèmes de santé de son propre pays ait le toupet de venir en France pour un contrôle médical est un mépris pour les guinéens qui ont le droit de lui demander des comptes. Qu’elle vienne en France se payer une cure de jouvence au frais du contribuable français s’en est de trop. Il serait utile que les différentes organisations ONG guinéennes et française en France porte l’affaire devant les tribunaux pour faire la lumière sur cette douteuse affaire d’A. M. E. Comment a-t-elle pu bénéficier à 100% de l’A. M. E alors qu’elle ne réside pas en France de façon régulière, et qu’elle n’est pas indigente ? Elle est fortunée. La Guinée et les guinéens malgré leur immense richesse du sol et du sous-sol, ne cessent de s’appauvrir. Seule une caste de privilégies et de parvenus arrivent encore à tirer leur épingle du jeu. Ainsi chaque jour amène une nouvelle déstabilisation, une nouvelle inquiétude. Mais les fossoyeurs de l’économie et de la bonne gouvernance continuent de narguer les populations de plus en plus miséreuses dans la plus parfaite impunité. Ainsi toutes les valeurs de probité et d’impartialité qui fondent tout esprit républicain son battues en brèche. La corruption, la haine et la violence triomphent au point qu’il s’est développé un climat des plus insupportables et des plus détestables. Dernière petite question : la facilité avec laquelle les autorités françaises ouvrent gratuitement les hôpitaux et écoles français aux dirigeants voleurs africains et à leurs enfants, intrigue la jeunesse africaine pauvre. Pourquoi continue-t-on d’accepter les kleptocrates africains et leurs progénitures dans les écoles et hôpitaux au financement desquels je contribue ? Dr Abdoul Baldé (France)
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