2016-11-08 14:11:46
En Guinée, plus de 30 ans après leurs forfaitures abominables, des criminels indignes de l'humanité comparables aux Nazis des années 1930 continuent de narguer leurs victimes. Par la complicité d'un régime qui nous parle cyniquement de citoyenneté, de réconciliation et de fraternité entre Guinéens !
Dans une vidéo rendue publique par Mediaguinee le 2 novembre 2016, l’ex-flic et grand criminel de la révolution sékoutouréenne qui envoyait des gens au camp de la torture et de la mort (camp Boiro), Madifing Diané, n’a pas eu honte d'accuser publiquement la veuve de Diallo Telly, d’avoir dénoncé son mari à la Révolution. Pour justifier leur crime abominable contre ce grand Africain.
Nous savons que toutes les personnes, de toutes les ethnies guinéennes, qui ont sauvagement été tuées par le régime sadique et inhumain de Sékou Touré auraient été dénoncées par leurs propres mamans, papas, enfants, leurs épouses ou maris.
Qu’un des plus grand artisan de ces crimes abominables qui ont vidé la Guinée de son élite et de ses personnalités de référence, Madifing Diané, ose faire une sortie publique de nos jours pour souiller la mémoire de leurs victimes et se moquer des familles de victimes, cela est dû à l’impunité qui a toujours été garantie aux génocidaires guinéens et à la passivité des familles de ces victimes en Guinée. Ces accusations sont d’autant plus indignes et révoltantes que la veuve de Diallo Telly n’a jamais voulu se remarier afin d’immortaliser le nom de son cher et victime époux Diallo Telly.
Recyclé par Alpha Condé, le criminel Madifing Diané qui ne mérite pas moins qu’une pendaison publique, qu’ils ont inventée en Guinée contre leur propre peuple, n’a plus de retenue ni honte ni peur de remuer le couteau dans les plaies au moment où l’on parle de réconciliation nationale en Guinée.
Est-ce un hasard si cette sortie de ce grand criminel de la révolution guinéenne coincide avec des éloges d'Alpha Condé au régime PDG en Chine, en s'attaquant viscéralement au régime de Lansana Conté auquel il attribue tous les maux de la Guinée ?
Si Sékou Touré n'avait pas tué ou fait fuire tous les grands intellectuels et officiers de valeur du pays, s'il n'avait pas géré le pays dans le népotisme et la culture de la médiocrité, le militaire Lansana Conté lui aurait-il succédé au pouvoir en Guinée ?
Alpha Condé lui-même se disait opposant à la dictature révolutionnaire de l’époque. Il fut condamné à mort par contumace par le régime sanguinaire de Sékou Touré. On peut se demander aujourd’hui si cela n’était pas une mise en scène pour couvrir l’agent Alpha Condé et lui donner la possibilité d’infiltrer l’opposition guinéenne à l’extérieur.
Monsieur Madifing Diané, voici ce qu’était votre travail, celui du PDG et celui de Sékou Touré. Et puisque vous vous évertuez tous à vouloir falsifier l’histoire et à détruire toutes les preuves sur vos crimes, il est temps de commencer à témoigner et raconter notre histoire, la vraie. Il est temps de permettre à tous les guinéens, à l’Afrique et au monde entier de mieux vous connaitre.
Ici, dans le scénario concocté à l’intention de la Voix de la Révolution, Saran était une « comploteuse, recrutée par les allemands ». Voila l’une des spécialités de Madifing!
Ci-après, un petit extrait du livre de Kaba 41, un de vos serviteurs puis rescapés, intitulé : « Dans la Guinée de Sékou Touré : Cela a bien eu lieu » Paris, L'Harmattan. 1998. Mémoires Africaines. 253 pages :
« Tu enfanteras dans la douleur » ; et elle enfanta, elle enfanta la douleur. Le hurlement qu'elle poussa avant de s'évanouir fit sursauter la sentinelle qui somnolait dehors près de l'entrée. Il était trois heures du matin. Kankan dormait. Les centaines de détenus politiques, eux, ne dormaient point. Chacun attendait son tour, son tour de passer à la cabine technique, à l'abattoir, à la mort. Ils avaient suivi son départ pour l'interrogatoire depuis une heure du matin. Ils l'avaient entendue pleurnicher, pleurer, les prier en vain; mais ce hurlement de bête qu'on égorge leur avait fait perdre tout espoir, l'espoir de s'en sortir. Qu'on puisse torturer ainsi une femme.
Bon Dieu ! Bon Dieu ! murmura l'un des plus riches commerçants de Kankan, arrêté depuis trois jours. Saran, c'était elle, en était à son cinquième, car il faut quatre jours de diète sèche (1) avant d'être interrogé , quatre jours sans manger ni boire, sans aucun contact, bouclé par derrière dans une cellule qui a toute l'allure d'une tombe.
— Aide donc la Révolution, Saran ; cela fait près de deux heures que tu nous embêtes. Si j'ai attendu tout ce temps, c'est parce que je te connais. Mais ma patience a une limite. Tu n'es pas la seule, les autres attendent. Dis la vérité ! Reconnais que tu es recrutée par les Allemands et que tu as reçu d'eux 3 500 dollars.
— C'est pas vrai ! C'est pas vrai ! C'est pas …
— Ta gueule ! hurla le capitaine Kouyaté , sur les nerfs.
— Ecoute mon frère ! Tu peux me sauver si tu le veux bien. Tu sais très bien que tout cela est préfabriqué. Je te jure que tout est faux, tout.
— Je ne te demande pas la date de ta naissance. Je la connais. Conakry attend, pour demain matin, ta déposition. Tu crois que l'avion va t'attendre ? Des plus durs que toi sont passés ici. Si tu es dans cet état, c'est que tu l'as cherché. Reconnais ou je deviens méchant.
Saran roula de côté : elle était amarrée des épaules aux chevilles. Le fil de téléphone de campagne avait pénétré sa chair depuis longtemps. Presque nue, son beau corps était glauque : elle se roulait par terre ; elle se dit que la mort valait mieux qu'avouer un mensonge. Tout son corps était en feu.
Le capitaine Kouyaté lui avait arraché par endroits des plaques de sa peau douce avec une paire de pincettes branchée à un appareil téléphonique de campagne.
— Tu refuses d'aider la Révolution ? Tant pis.
— Vingt-quatre ans à son service, cela ne suffit pas ? dit Saran, fièrement.
— Ce qui compte, c'est la fidélité au Parti. Tu as couché avec les Allemands et ils t'ont recrutée. Il est vrai que tu es l'une des toutes premières militantes de Kankan, mais tu as fini par trahir comme les autres.
— C'est faux ! cria Saran, indignée.
— Détachez-la, ordonna le capitaine. Ce que firent deux gorilles spécialistes des tortures.
— Enlève ton slip, dit le capitaine. Saran hésita, affolée, fixant tour à tour l'officier et les deux sbires.
— Laisse-moi au moins celui-là.
— Enlève-le ou je le déchire.
Il n'attendit pas une seconde. Il la gifla et tira sur le slip qui craqua, roula sur une jambe jusqu'aux genoux. La gifle avait jeté Saran par terre.
— Relevez-la et placez-la sur la table. Ce qui fut vite fait. Nue, Saran écartelée, fut correctement liée à la table.
— Envoyez ! ordonna le capitaine.
On envoya le « jus » ; le capitaine promena ses pincettes électriques sur le bas-ventre de Saran qui hurla. L'odeur de poils brûlés monta dans la salle puis, brusquement, il plongea l'instrument dans le vagin de Saran, qui hurla de plus belle et perdit connaissance. L'un hommes de main ricana mais pas pour longtemps car le spectacle qui suivit le fit trembler : le capitaine Kouyaté avait tiré sur les pincettes qui vinrent avec tout le vagin dehors. Il fixa son oeuvre. Pour la première fois, depuis qu'il exerçait ce métier, il fut pris de pitié mais non de peur. N'avait-il pas droit de mort sur les détenus qu'il interrogeait ? Il ne pouvait quitter des yeux cette boursouflure sanguinolente que Saran avait entre ses jambes écartées. Il se baissa, plaqua l'oreille sur la poitrine de la femme évanouie. Elle respirait.
— Ranimez-la ! cria-t-il. Qu'est-ce que vous attendez ?
On se précipita. La porte de la salle s'ouvrit. On courut. La bouteille d'eau percée fut là. Les gifles claquèrent. On travailla Saran, longtemps , elle ne revint pas à elle.
— Et si elle mourait avant d'avoir parlé ? Elle devra parler avant de mourir ! Ainsi parla le capitaine, retrouvant ses instructions de tueur.
— Ramenez-la dans sa cellule.
On prit Saran, pur coton ; et on alla la jeter dans une cellule, toujours nue. Kouyaté prit doucement sa casquette, la tapota, ému tout de même pour la première fois. Il regarda les vêtements de la femme, jetés sur une chaise ; il s'approcha, les caressa, les prit dans sa main droite, les serra, serra ses larmes coulèrent silencieusement. Il était tout seul. Le marbre peut-il s'émouvoir ?
Tout en essuyant ses larmes avec les vêtements de Saran qu'il étreignait, il sortit de la salle des interrogatoires à pas lents. Dehors, la sentinelle, appuyée au mur ne somnolait plus ; il fit semblant de ne pas la voir. Il longea les manguiers sombres de l'allée et se dirigea vers son domicile.
Il traversa la place des rassemblements ; la sentinelle placée devant le poste de police claqua des talons. Le capitaine ne fit pas attention. Le Djoliba, ici appelé Milo, coulait à sa droite, paisiblement. Tout le camp Soundiata de Kankan dormait. Le capitaine Kouyaté rentra chez lui à pied : il avait oublié sa jeep russe devant « la cabine technique ». Il avait la clé de sa chambre. Il l'ouvrit, y pénétra, augmenta l'éclat de la veilleuse. Sa femme était là, belle, claire, ronflant. Il la regarda longuement puis, sans se déshabiller, s'installa dans un fauteuil et ne ferma pas les yeux du reste de la nuit.
A six heures du matin, le capitaine Kouyaté Lamine alla voir sa victime. Il ouvrit lui-même la cellule sans être accompagné — ce qui est interdit dans tous les camps d'extermination de Sékou Touré .
— A boire ! J'ai soif ! Très soif ! Et les habits ? Saran parlait d'une voix faible. Son postérieur gros et nu épousait la poussière de la cellule. Ses deux mains lui servaient de cache-sexe. Pour toute réponse, Kouyaté dit d'une voix haute de supérieur, satisfait de la tournure des événements :
— Dieu merci.
Saran ne comprit pas ce « Dieu merci ».
— Tu sais, Saran, pour l'eau, il faut que tu parles d'abord. Si tu déposes, tu auras et l'eau et la nourriture et même un lit. Pour tes vêtements, c'est tout de suite. Je t'envoie l'infirmier pour une injection antitétanique.
Le capitaine claqua la porte, la verrouilla. Ayant retrouvé ses esprits, il retrouva sa jeep. Il retourna chez lui.
Saran venait tout juste de remettre son vagin à sa place quand Kouyaté avait ouvert la cellule. Elle était revenue à elle quelques minutes auparavant. Saran, de profession, est assistante sociale.
Désagréablement surprise, indignée par ce qui lui était arrivé, elle sanglota, sans larmes. Elles avaient tari dans la cabine technique, séchées par la douleur.
— Si je dure en prison, je n'aurai plus d'enfant, dit-elle, toute douleur. Elle regarda ses mains poussiéreuses, fixa son morceau de slip accroché à son genou ; elle le retira et s'en servit pour remettre son vagin peu ou prou à sa place en geignant.
Quand le capitaine ouvrit sa cellule, elle n'avait pas achevé sa délicate et triste besogne. A son départ, elle l'acheva, poussa un gros soupir. Les plaies sur ses fesses, traces des pincettes de feux, lui faisaient très mal, mais elle avait surtout faim et soif, soif. Elle sentait au plus profond de son être, un feu cuisant, permanent qui avivait sa soif. Il vaut mieux accepter ce qu'il demande, mais boire, boire puis mourir.
La nuit du même jour, le cinquième, elle aida la Révolution en reconnaissant comme vrai et fondé ce qui lui était reproché.
Lire le livre de Kaba 41 (Lien) !
Je saisis cette occasion pour remercier, encore et toujours, le fondateur du site historique campboiro.org qui nous livre des témoignages authentiques sur l’histoire de notre pays que certains anciens criminels cherchent à falsifier par tous les moyens, avec la complicité du régime actuel d’Alpha Condé.
Namory Condé

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