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EducationGrogne dans les écoles privées2008-10-09 12:07:53 Entamés le 27 septembre dernier, les négociations entre les fondateurs des écoles privées et les enseignants de ce secteur se poursuivent à l’institut national de recherche (INRAP), à Conakry. L’on se souvient que la coordination des enseignants du secteur privé avait soumis aux fondateurs d’écoles des exigences allant dans le sens de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Mais à quelques semaines de l’ouverture des classes, aucune solution n’est encore trouvée. Devant la menace pressente de la coordination des enseignants de boycotter les cours à l’ouverture des classes, les départements en charge de l’Education (ministère de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’éducation civique, ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle) ont jugé nécessaire de s’impliquer dès maintenant pour éviter des remous sociaux au début de l’année scolaire et universitaire 2008-2009. C’est donc sous le contrôle des trois ministres que se déroulent les débats entre la coordination des enseignants et les fondateurs des écoles privées. Pour beaucoup, le morcellement du secteur éducatif par un Premier ministre irréfléchi et démagogue qui ne pensait qu’à se faire plaire et associer le maximum de ses anciens amis au partage du dernier morceau du «gâteau » n’a fait que compliquer les choses. Le fait que beaucoup de cadres de trois ministères doivent abandonner leurs postes de travail pour négocier avec une seule coordination des enseignants en est la parfaite illustration. La coordination exige 500 mille GNF comme salaire de base pour tout instituteur d’école primaire. Au secondaire, 20.000 GNF sont demandés par heure pour un professeur. A ce niveau, les responsables des départements de l’Education demandent à ce que la barre soit baissée un peu plus. Autrement dit, les trois ministres demandent aux enseignants d’accepter 10.000 GNF par heure. Pas possible ! Rétorque la coordination des enseignants qui dit ne jamais descendre en deçà de 15.000 GNF par heure pour un professeur du secondaire. Après des détournements faramineux de fonds dévoilés par les audits et tout récemment de Sam Soumah, classés sans suite, la neutralisation voire corruption des syndicats qui brillent désormais par le silence et les 80 millions de dollars offerts à Mamadou Sylla par le gouvernement souaré, les Guinéens trouvent normal que chaque groupe professionnel cherche désormais à obtenir sa part. Après les médecins, voici donc les enseignants à l’épreuve ! Lamine Soumah
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