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2016-12-18 15:44:48
En Guinée, rien ne va plus entre le président et les commissaires de la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays. Kéléfa Sall, élu à l'unanimité il y a plus d'un an et considéré comme un fervent défenseur de la démocratie dans son pays, est contesté par la majorité des commissaires de cette institution.
Un an après l’investiture d’Alpha Condé, pour son second et constitutionnellement dernier mandat, la Cour constitutionnelle de Guinée connaît de nos jours de multiples remous. A l’origine, selon les observateurs, la déclaration historique de son président Kéléfa Sall, à l’occasion de la cérémonie d’investiture du président guinéen devant un parterre de chefs d’Etat africains.
Ce jour-là, Kéléfa Sall demandait humblement à Alpha Condé : « Evitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance, gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes, car si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant ». Mais, puisque les sirènes révisionnistes se sont mises en branle depuis quelques mois et que les ambitions ou tentatives hésitantes ne manquent pas, quelques conseillers de cette haute juridiction bénéficiant, selon les propres termes de l’un d’eux, d’un appui certain veulent évincer « le téméraire et légaliste Kéléfa Sall ».
Une récente sortie publique du ministre de la Justice Cheick Sako est tout aussi menaçante contre le président de la Cour constitutionnelle : « Dans un organe constitutionnel, il n’y a pas que le président. Il est important qu’on travaille en collégialité. [...] Et là, je m’adresse à toutes les institutions, y compris la Cour constitutionnelle ».
Désormais, les réunions de la Cour se font en l’absence du président alors que, selon la loi organique, il doit présider toutes les réunions et signer les ordonnances.
Source :
http://www.rfi.fr/afrique/20161216-guinee-cour-constitutionnelle-face-divisions-internes
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Ces faits démontrent clairement qu’Alpha Condé n’a pas l’intention de quitter le pouvoir de son vivant et que Cheick Sako venu de la France est plus tordu et juridiquement malhonnête que ses collègues qui ont passé toute leur vie en Guinée.
Qu’attendent les forces républicaines pour se révolter contre ces faits graves dont nous subirons très bientôt les conséquences ?
Nous demandons à Kéléfa Sall de ne jamais céder devant les malhonnêtes de ce régime affairiste et criminel et de garder sa place quoi qui arrive. A la fin, le dernier mot reviendra à lui. S’il quitte, alors les malhonnêtes et incompétents du RPG auront un des leurs à cette place vitalement stratégique pour la Guinée.
Les démagogues, opportunistes et escrocs qui encouragent Alpha Condé ou qui sont au service de ses manœuvres de haute trahison de l’Etat guinéen devraient avoir un sort plus grave que celui des amis et partisans de son ancien mentor Blaise Compaoré. A bien vérifier, on trouve qu’il s’agit des mêmes qui, en collaboration des anciens ministres Cellou Dalein Diallo, Kiridi Bangoura, Kassory Fofana, Malick Sankhon et autres criminels économiques de la République, ont joué ce rôle sous Lansana Conté et sous Dadis Camara.
Les Guinéens qui ne veulent pas revivre le cauchemar Alpha Condé et la misère actuelle au-delà de 2020 doivent comprendre qu’ils ne peuvent échapper à cela qu’en donnant la force aux véritables partis d’opposition aux législatives prochaines, en particulier au BL de Faya Millimouno et au BAG de Sadio Barry.
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