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Docteur Oussou Fofana : le fanfaron de l'UFDG

Par Sadou Bah


2016-12-27 19:17:05

Dans la nébuleuse lutte politique et démocratique guinéenne, un petit comité de voyous constitué et organisé par Cellou Dalein Diallo, militent à l'UFDG dans l'unique but de diaboliser l'ensemble des acteurs sociopolitiques engagés dans la  lutte politique et démocratique de notre pays depuis l'avènement de la 2ème République.

Le poltron Cellou Dalein Diallo qui a abandonné ses trois victoires électorales consécutives, notamment deux élections présidentielles (2010 et 2015) et une élection législative (2013) considère les leaders de l'opposition guinéenne comme ses militants et leurs partis politiques comme des sections de l'UFDG.

Cellou Dalein Diallo encourage souvent son pantin « Fodé Oussou Fofana » à se comporter comme étant le 2ème Vice-président de tous les leaders de l'opposition guinéenne y compris les ténors de l'opposition parmi lesquels, Sidya Touré, Bah Oury, Lansana Kouyaté, Mouctar Diallo, Faya Millimouno et Cie.

Force est de constater que depuis la transhumance de Cellou Dalein Diallo du Parti de l'Unité et du Progrès (PUP) à l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) en 2008, ce petit commis de l’État dépourvu de toute formation politique et stratégique utilise des méthodes barbares  d'une époque déjà révolue pour tenter de barrer le chemin à tout autre leader de l'opposition qui aspire à incarner la magistrature suprême de notre pays. Pour y parvenir, Cellou Dalein se permet de recruter et de financer des petits délinquants qui, comme Cellou Dalein, ne disposent ni formation politique ni d'éducation citoyenne encore moins de valeurs patriotiques.

Pire, Cellou Dalein Diallo et son petit clan de voyous ne savent même faire la différence entre « alliance politique et fusion politique ». Franchement, le bureau politique de l'UDFG doit apprendre les notions de luttes démocratiques qui fondent le langage politique universel.

Le niveau de connaissance politique de Cellou Dalein Diallo et de son petit clan de propagandistes est lamentable. À noter, depuis l'avènement de Cellou Dalein Diallo à la tête de l'UFDG, son leadership constitue une honte politique nationale et un recul démocratique pour l'Afrique.

Le petit clan des voyous de l'UFDG dirigé par Dr Oussou Fafana sous la houlette de son mentor Cellou Dalein Diallo, se sont toujours trompés de cibles dans leurs manœuvres diaboliques.

En effet, à la place de lutter pour la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans notre pays, Cellou dalein Diallo a instruit ses petits propagandistes, comme à ses habitudes, de s'acharner contre tout acte démocratique initié librement par les leaders de l'opposition républicaine.

En Guinée, tout est malheureusement permis. Sinon comment un « Fodé Oussou Fofana », infirmier de son état et président par accident d'un des groupes parlementaires de l'opposition dit « Libéraux-Démocrates », peut critiquer un choix démocratique d'un « Président » de parti politique allié, à l'occurrence Mouctar Diallo, qui s'oppose courageusement à un projet de loi portant sur un budget fallacieux et néfaste pour la nation guinéenne.

Un vieux adage nous enseigne que : « Qui ne dit rien, consent ! ». L'abstention du groupe parlementaire des libéraux-démocrates lors du vote pour la validation du projet de loi portant sur le budget des finances 2017 atteste le consentement sollicité par Cellou Dalein Diallo pour soutenir son nouveau partenaire politique « Alpha Condé » dans le but d'obtenir les faveurs de celui-ci pour son bureau et son salaire de chef de fil de l'opposition guinéenne.

Le Vice-président de l'UFDG, Fodé Oussou Fofana, doit comprendre que le leader des NFD, Mouctar Diallo, a le même statut juridique que son mentor politique Cellou Dalein Diallo.
Je tiens à informer à Fodé Oussou Fofana que Mouctar Diallo n'est pas son égal politique. Historiquement, Mouctar Diallo est plus ancien dans l'opposition et plus mature en politique que Cellou Dalein Diallo.

Il serait mieux pour la Guinée que l'UFDG s'engage enfin à lutter pour l'intérêt supérieur de la nation dans le respect des authentiques combattants pour la démocratie, l’État de droit et le développement de notre pays.
À bon entendeur !

Bah Sadou
Fédéral des NFD en Suisse et en France voisine.


 

9 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

Boubacar Barry29/12/2016 12:29:14
Mon frere, tous ces opposants opposes sont pareils. Tous nuls...
Rachid LY02/01/2017 14:14:33
Décidément, on tombe des nues à la lecture de certains textes. Dont celui de Mr Bah Sadou. En effet, il est pour le moins désolant de voir la volée de bois verts qu'il assène à l'UFDG, un parti dirigé par un "petit commis de l'Etat". Où était Sadou quand son leader Moctar Diallo travaillait politiquement avec ce "petit commis" qui, au demeurant, est chef de file de l'opposition? Mais bon...
Aicha11/01/2017 03:03:43
Rachid Ly,
Votre commentaire sur l'article de Bah Sadou est dépourvu de logique.
Pourriez-vous nous expliquer dans quel secteur d'activité Mouctar et Cellou Dalein ont travaillé ensemble ?
Mouctar Diallo a travaillé dans le gouvernement dirigé par feu Jean Marie Doré en 2010 et Cellou Dalein n'était pas membre.
Quant à l'opposition, Mouctar Diallo est un des militants historiques qui s'est engagé à l'âge de 14 ans auprès du mouvement des étudiants guinéens dans les années 1990. Ceux-ci ont exigé et obtenu du général Lansana Conté, chef du Comité militaire de redressement national (CMRN) d'alors l'ouverture de la Guinée à la démocratie et multipartisme intégral.
Ce mouvement historique des étudiants guinéens fut le chantre de notre démocratie et des braves élèves comme Mouctar Diallo, Kounta Bangoura, Saran Fofana, entre autres, représentaient ledit mouvement auprès du Lycée Donka.
J'espère que vous connaissez la suite du louable parcours du Mouctar Diallo au sein de la société civile guinéenne qui a culminé en 2005, 2006 et 2007 pour poser des actes politiques inédits pour le changement dans notre pays.
Ces laborieuses luttes avaient dotées la Guinée (1ère fois de histoire) d'un premier ministre issu de la volonté populaire (Lansana Kouyaté).
Pour votre information, Mr Rachid Ly, Mouctar Diallo est un vieux combattant pour la liberté du peuple de Guinée ce malgré son âge, relativement jeune.
Quant à Cellou Dalein et ses compagnons, notamment Dr Fodé Oussou Fofana, Aliou Condé, Mr Diouma, Oussou Gawal, Cherif Bah, etc, ils sont tous des novices sur les bangs de opposition guinéenne.
Cellou Dalein et Cie ne totalisent pas encore 10 ans d'engament au sein des forces politiques de l'opposition guinéenne et les nombreux actes politiques qu'ils posent hasardeusement par-ci et par-là (négociations, débats publics, actes législatifs, discours politiques, gestion de ressources humaines, convictions politiques et attitudes humaines envers leurs alliés) illustrent les nombreuses lacunes qui ont coûté à l'UFDG l'abandon facile de toutes ses grandes victoires électorales de 2010 à nos jours.
Mr Rachid Ly, vous devriez plutôt affirmer que c'est Cellou Dalein et son équipe qui, autrefois appartenaient à la mouvance présidentielle dirigée par le PUP, sont venus rejoindre et travailler avec les Mouctar Diallo au sein de l'opposition guinéenne.
De plus, les leaders de l'opposition guinéenne ne sont pas des obligés de Cellou Dalein Diallo. Ce sont ses collaborateurs.
Arrêtons d'occulter l'histoire politique contemporaine de la Guinée en trouvant toujours des excuses infondées aux moins méritants.
Qu'on le veuille ou non, l'engagement politique de Mouctar Diallo et son parcours dans les successives luttes politiques en Guinée depuis 1990 mérite notre respect et toute notre considération.
Alpha11/01/2017 17:10:45
Bravo madame Aicha. Votre analyse politique est formidable.
Monsieur Rachid Ly doit comprendre, avec tout le respect que lui dois, qu'à force de faire croire que tout est rose dans le camps de Cellou Dalein depuis 2010, cela a provoqué un sérieux manqué de lucidité chez l'intéressé.
Cellou Dalein s'est débarrassé des politiciens professionnels de l'UFDG et s'est entouré d'amateurs opportunistes, indisciplinés et vulgaires.
Cellou Dalein et ses compagnons confondent aussi le statut juridique d'une personne privée et de celui d'un homme public.
Les Cellou Dalein ne supportent ni les intellectuels encore moins les professionnels qui portent des convictions politiques.
Apprenez à Cellou Dalein et ses petits copains qu'un homme, qu'il soit africain ou d'ailleurs, s'expose toujours à des critiques fondées ou non.
Un homme public qui prétend disposer la capacité de diriger les destinées de tout une nation doit pouvoir supporter des critiques et les suggestions de tous ses partenaires et de l'ensemble de ses opposants déclarés ou non.
Notre opposition n'est pas une institution politique construite par Cellou Dalein.
Calmez-vous, cher(e)s amis et sympathisants de Cellou Dalein et dites à votre mentor d'arrêter de jeter en permanence du sable dans le lafidy des autres leaders membres de opposition républicaine.
Proposition utile à soumettre à votre leader Cellou Diallo : il doit éviter de se rendre aux dîners-galas d'Alpha s'il désire toujours préserver sa vie et transférer au moment venu, les reines de l'UFDG à qui de droit et comme l'avait fait en leurs temps, Siradio Diallo et Bah Mamadou.
Sinon il assumera seul le risque de consommer les produits délivrés par le médécin d'Alpha Condé comme le fut les cas de certains membres de la famille biologique et politique d'Alpha Condé, dont notamment Rougui Barry, Jean Marie Doré, Gandhi Tounkara, le doyen Ditinn, entre autres victimes connues de la cyanure d'Alpha Condé.
À force de se rendre chez Alpha Condé pour solliciter des avantages personnels minables, Cellou Dalein risquera naïvement y laisser sa vie.
Souhaitons un prompte rétablissement au doyen Sidya Touré et espérons que sa vie n'est pas compromise par les méthodes sournoises et barbares d'Alpha Condé.
Personne ne dira demain que Cellou Dalein n'était pas prévenu.
À prendre ou à laisser !
Moise11/01/2017 18:54:40
Aicha comme vous semblez si bien connaître le parcours de Mouctar Diallo sepuis le lycee, vous devriez aussi savoir le rôle de traitre et d'agent qu'il a joué à Ouaga au service des autorités burkinabés pour le maintient de Dadis au pouvoir contrairement à ce sur quoi les forces vives s'étaient entendues avant de se rendre aux négociations. Mouctar est tellement cupide et avide d'argent qu'il acceptera de jouer à l'agent informateur des services burkinabés au sein des forces vives guinéennes. Quand il a été démasqué, les forces vives ont fait un communiqué l'excluant officiellement de leur groupe en exigeant son retrait de l'hôtel où les Guinéens ont été logés.
C'est vrai que Mouctar a été très tôt dans les mouvements de contestation élèves, mais moins pour le combat démocratique que pour l'argent. Il a toujours agi en mercenaire et manipulé. Même sa présence dans le gouvernement de transition était plus un calcul et pour la recompense pour les leaders présents au stade le 28 septembre 2009 que pour une compétence quelconque qu'il n'a pas. J'en ai personnellement entendu parler notre leader feu J.M. Doré. En cas de conférence nationale, beaucoup de choses seront connues du public en Guinée. Pas tout à fait honorable pour votre jeune leader.
Aicha12/01/2017 03:10:47
Moise,
Baise Compaoré n'avait pas besoin d'un jeune comme Mouctar Diallo pour exécuter ses satanés crimes contre son propre peuple et les autres peuples d'Afrique.
Par manque de preuves à charge contre Mouctar en Guinée, vous voulez nous distraire avec vos ridicules petites histoires imaginaires de Bourkina Fasso.
Vous ne digérez pas ce qui s'est passé entre le jeune leader Mouctar Diallo et Jean Marie Doré lors de l'élection présidentielle de 2010.
Mouctar avait refusé la compromission dans le scandale de grande corruption organisée par Sékouba Konaté et Jean Marie Doré pour déstabiliser la Guinée avec le mensonge de l'eau contaminée dans l'unique but de boycotter la transition démocratique et d'introniser Alpha Condé, cousin de Blaise Compaoré, comme président de la Guinée.
Par ailleurs, je vous informe que l'origine de l'affaire de Dadis s'est traitée au Maroc sous le parrainage de Compaoré et non au Burkina Fasso comme vous le prétendez.
Il est vrai qu'après la tentative d'assassinat de Dadis, Blaise Compaoré qui pensait que tous les anciens leaders de l'opposition voulaient se présenter à l'élection présidentielle de 2010, avait proposé à la classe politique guinéenne l'hypothèse du jeune Mouctar Diallo au poste de 1er ministre.
Selon les arguments de Compaoré d'alors, Mouctar est jeune, charismatique, patriote et neutre pour assurer la transition démocratique en Guinée, à l'exemple du jeune et charismatique Andy Rajoelina de Madacascar.
Ainsi, Jean Marie Doré qui n'avait pas un électorat capable de rivaliser avec l'UFDG, l'UFR et le RPG, avait constitué un comité de protestataires pour conspirer et évincer Mouctar Diallo à son profit.
Nous connaissons tous les crimes politiques et économiques engendrés par le couple politique Sékouba Konaté et Jean Marie Doré lors de la transition maléfique du pouvoir en 2010 entre Sékouba-Jean Marie et Alpha-Couchener.
Notre pays a connu sous le joug de Sékouba Konaté et de Jean Marie Doré le lot de crimes politiques et économiques suivant : détournement des fonds alloués par la communauté internationale pour organiser la transition politique; l'usage à quatre reprise de la planche à billets à hauteur de centaines de milliards de francs guinéens pour les détourner ensuite; usage frauduleux d'opérateurs informatiques de l'Afrique du sud et d'Europe; fallacieux mensonges de l'eau contaminée; pogrom organisé contre les ressortissants du Foutah à Siguiri, Kouroussa et Kankan; implantation d'une milice Donzos et autorisation de circuler et de troubler la paix sociale avec des armes de guerre délivré par Sékouba-Jean Marie sur la demande d'Alpha Condé et Cie; sabotage du système démocratique et transfère illégal du pouvoir par l'intronisation du perdant Alpha Condé; usage du népotisme, du régionalisme, de l'ethnocentrisme et tentative de destruction de la nation guinéenne par la voie d'une guerre civile, etc, etc.
Mon cher Moise, vous n'auriez pas des histoires sérieuses de crimes économiques passés en Guinée à mettre sur le dos du jeune patriote Mouctar Diallo ?
Vous affirmez que Mouctar aime l'argent et qu'il serait opportuniste comme vos leaders ? Alors combien de fois Mouctar Diallo a refusé les sollicitations d'Alpha Condé pour aller à la soupe et contribuer à piller le pays ?
Vos deux mystérieux témoins à charge contre Mouctar ne sont autres que le fameux Jean Marie Doré et le pathétique Blaise Compaoré. Bizarre, non ?
Le 1er est mort et le second est flanqué dans un exil bunkerisé que le nouveau gouvernement démocratique du Bourkina Fasso ne parvient toujours pas à l'extirper pour le livrer à la vindicte populaire du peuple martyr bourkinabè.
Quand le régime politique et ethnocentrique d'Alpha Condé sonnera le glas en 2020, se sont des patriotes comme Mouctar Diallo qui constitueront les jurées populaires de la commission de vérité et justice réclamée par des milliers de victimes pour traiter les nombreux dossiers des abominables crimes politiques et économiques perpétrés en Guinée depuis le régime du sanguinaire et tyran Sékou Touré à celui d'Alpha Condé, considéré en Afrique comme étant un système népotico-ethnique le plus criminel dans la sous-région Ouest africaine.
Mon cher Moise, vos petites histoires de Yaoundé sur le jeune et charismatique leader Mouctar Diallo sont des blagues indignes d'un citoyen normal.
Votre méconnaissance des fortes convictions politiques de votre cible et votre ignorance totale de l'histoire de la vie sociopolitique de notre pays vous demandera d'énormes efforts de recherches et de lectures.
Des forgerons d'histoires imaginaires comme vous, veulent maintenir l'histoire de la Guinée dans boue et profiter pour la piller encore et encore.
Heureusement que cet enfer guinéen s'arrêtera définitivement en 2020.
En attendant, faites des efforts pour vous former avant d'informer.
Pauvre Guinée !
Ismael12/01/2017 08:21:48
Moise,
votre histoire sur Mouctar Diallo ne tient pas débout.
En effet, depuis que les militants de Mouctar ont démontré que Dr Fodé Oussou Fofana est une taupe de Alpha Condé, vous essayez maintenant d'utiliser vos moyens habituels (mensonges et chantages) pour le discréditer en l'accusant d'être un vendu de Blaise Compaoré.
Vous ne parviendrez pas à détourner notre attention sur le double rôle de 2ème vice-président de l'UFDG et de celui du principal colporteur du RPG Arc-en ciel que votre Dr Fodé Oussou Fofana est entrain de jouer auprès d'Alpha Condé pour saboter la lutte de l'opposition guinéenne.
Mouctar Diallo n'est pas un corrompu.
Contrairement à Cellou Dalein et son petit comité de marchands de cacahuètes, Mouctar Diallo ne vendra pas son âme au diable et il l'a déjà largement prouvé lors de l'établissement des alliances politiques pour le second tour des élections présidentielles en 2010 et 2015.
Votre accusation portée contre Mouctar Diallo est une montagne d'ordures.
Vous devez des excuses publiques à Mouctar Diallo et à l'ensemble des militants du parti des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD).
Moise12/01/2017 11:35:39
Ho ho, Aicha et Ismael, mettons la balle à terre! Vous n'avez pas besoin d'insulter pour des faits d'une histoire récente.

Aicha, ce que vous dites est une altération de la vérité. Je vous cite:

"Il est vrai qu'après la tentative d'assassinat de Dadis, Blaise Compaoré qui pensait que tous les anciens leaders de l'opposition voulaient se présenter à l'élection présidentielle de 2010, avait proposé à la classe politique guinéenne l'hypothèse du jeune Mouctar Diallo au poste de 1er ministre.
Selon les arguments de Compaoré d'alors, Mouctar est jeune, charismatique, patriote et neutre pour assurer la transition démocratique en Guinée, à l'exemple du jeune et charismatique Andy Rajoelina de Madacascar."

Ces propos ont été tenus par Mouctar lui-même dans un journal burkinabé à Ouaga. Blaise ne les a pas tenus devant la délégation guinéenne qui réclamait le départ de la junte CNDD et de son chef, le capitaine Moussa Dadis Camara. Blaise Compaoré qui voulait casser l'unité des forces vives guinéennes a corrompu Mouctar en lui donnant ce rêve d'être comme Guillaume Soro, s'il se rallie à la position du Burkina de maintenir Dadis au pouvoir en Guinée. Comme nous le savons, Guillaume Soro était ainsi devenu jeune Premier ministre en Côte d'Ivoire avec la médiation burkinabé. Vu que les FV guinéennes restaient fermes sur leur reclamation du départ de Dadis et du CNDD, Blaise Compaoré a envoyé son aide de camp parler avec Mouctar Diallo. Le jeune ambitieux et inexpérimenté Mouctar recevait l'aide de camp de Blaise pour des huit-clos dans sa chambre à l'hôtel. Il fournissait des informations sur les leaders guinéens et les points de concertation des FV avant les assises de négociation. Il s'est pratiquement mis au services de Blaise et des forces nouvelles de Guillaume Sorro qui œuvraient pour la main mise sur la Guinée. Cela poussa les FV à exclure Mouctar et à exiger son renvoi de leur hôtel au risque de suspendre leur participation aux négociations. Ce qui fut fait.
Jugez-en vous-mêmes: Quand les leaders des FV partaient à Ouaga pour des négociations, elles avaient conclu le départ du CNDD et de son chef Dadis après les crimes contre l'humanité dont ces derniers se sont rendus coupables en Guinée. Comment expliquez-vous que Mouctar ait fait un retournement de weste parce qu'on lui a fait miroiter le poste de PM avec Dadis comme président? Cela est-il un acte de patriote ou d'un opportuniste qui sacrifie sa parole, son honneur et l'avenir du pays pour son intérêt personnel? Expliquez nous par ailleurs pourquoi des vices-présidents et beaucoup de membres de la direction initiale des NFD ont abandonné ce parti en dénonçant les comportements de Mouctar Diallo!
Observateur12/01/2017 20:19:38
C'est bien vrai que Compaoré a voulu maintenir Dadis au pouvoir. Une publication de l'AFP du vendredi 20 novembre 2009:

Le médiateur veut maintenir la junte au pouvoir lors de la transition

Le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, préconise le maintien au pouvoir du chef de la junte lors d'une "transition" de 10 mois pour sortir de la crise actuelle, a-t-on appris vendredi auprès de la médiation.

Dans un document consulté vendredi par l'AFP, M. Compaoré propose notamment la mise en place d'un "Conseil national de transition" dirigé par le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, qui sera également "chef de l'Etat" et "chef suprême des armées".

"Le Conseil national de transition est chargé de l'organisation de l'élection présidentielle dans un délai de 10 mois", indique le document, précisant que la période de transition pourrait débuter en décembre.

M. Compaoré, nommé médiateur dans cette crise par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), propose également la mise en place d'un "gouvernement d'union nationale" formé de 30 membres et dirigé par un Premier ministre issu des Forces vives (coalition rassemblant des membres de l'opposition, des syndicats et de la société civile).

Dix membres du gouvernement seront issus des Forces vives, dix du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) et dix "autres" pourraient revenir au "bloc des forces patriotiques", proche de la junte.

Selon le document, le "chef de l'Etat et tout membre du gouvernement voulant se présenter à l'élection présidentielle doit démissionner 4 mois avant le jour du vote" pour se porter candidat.

L'opposition, qui exige le départ de la junte et de son chef du pouvoir, n'avait pas encore officiellement réagi vendredi matin.

"Nous ne nous sommes pas encore concertés (au sein des Forces vives depuis la réception du document). Mais c'est un document partial et partiel. Nous rejetons fermement de telles propositions. Accepter ça, ça veut dire que les gens sont morts pour rien", a réagi un opposant sous couvert de l'anonymat.

"Nous allons rencontrer le président (Compaoré) pour lui faire part de notre indignation. Nous demandons que (Moussa) Dadis (Camara) ne soit pas candidat auquel cas, c'est la rue qui va décider (en Guinée)", a-t-il prévenu.

Une concertation entre les Forces vives est prévue vendredi matin avant une rencontre avec le médiateur dans l'après-midi, a indiqué leur porte-parole, Jean Marie Doré.

Née du coup d'Etat du 23 décembre 2008, qui a porté au pouvoir le capitaine Moussa Dadis Camara, la crise en Guinée s'est dramatiquement aggravée avec le massacre par les forces de sécurité de plus de 150 opposants, selon l'ONU, le 28 septembre à Conakry.

AFP / 20 novembre 2009