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Guinée : une Cour constitutionnelle qui a joué son rôle et un chef de file de l’opposition qui ne cesse de se blâmer.
2017-06-18 23:26:08 Si les Institutions guinéennes n’étaient pas fortes en retournement de veste, on aurait eu raison aujourd’hui d’être optimiste sur l’avenir politique de notre pays qui suscite des inquiétudes au niveau national et international. En effet, après la Cour suprême, c’est la Cour constitutionnelle qui vient de prendre une décision courageuse en jouant le rôle qu’on attend d’elle. La Cour suprême : La Cour constitutionnelle : Suite à la réaction énergique de plusieurs acteurs de l’opposition, de la société civile, de grands juristes guinéens et à la mise en garde même du doyen des juristes du pays, Me Bassirou Barry (Lire 1), la Mouvance a voulu apporter des corrections à certains points de l’accord, mais l’UFDG s’est retirée en menaçant de reprendre des manifestations de rue qui conduisent toujours à des violences et à des morts en Guinée. Le 24 février 2017, les deux partis se sont coalisés au Parlement pour imposer leur loi de la honte, de la négation des droits citoyens, de la division et de la politisation conflictuelle de la vie des Guinéens jusqu’à la base désormais. Nos félicitations et remerciements donc à la Cour constitutionnelle qui vient de jouer le rôle qu’on attend d’elle dans cette affaire. Il y a une chose qui me rend profondément triste aujourd'hui : l’arrêt de la Cour constitutionnelle nous amène à prendre conscience de la dimension énorme de la médiocrité de notre soi-disant élite guinéenne actuelle : députés, hauts cadres de l’administration et journalistes ! En effet, bien que l’Arrêt de la Haute Institution juridique termine par la déclaration de ladite loi RPG/UFDG de "non conforme à la Constitution" et donc du refus d’autoriser sa promulgation, beaucoup de Médias guinéens se sont empressés de diffuser l’information contraire cette matinée. Le premier fut Guineenews qui publie à 13:13 l’information erronée suivante : « Votre quotidien en ligne, Guinéenews, persiste et signe que le code électoral amendé, qui était en examen à la Cour constitutionnelle, a été bel et bien adopté hier vendredi. Du coup, Mediaguinee, Africaguinee, Conakryinfos et guinee360 ont relayé la fausse information comme leurs propres publications ! Certains d’entre eux ont tenté de corriger la faute vers le soir, mais trop tard, le mal est fait et la fausse information est déjà largement diffusée. Ce que je trouve très scandaleux ici, c’est l’information donnée par Guineenews que la Présidence de la République, les cadres de la CENI et le chef de l’opposition guinéenne ont tous confirmé cette information contraire au contenu de l’Arrêté juridique ! Parmi les sites que j’ai consultés, seul guinee7.com donnera la bonne information en citant Mosaiqueguinee (Lire 3) : Dans son Arrêt, la Cour constitutionnelle relèvera même que nos députés ont confondu les mots Voies et Voix dans le texte de loi. Des responsables de l’Etat à la Présidence de la République, des députés, des cadres de la CENI, le chef de l’opposition guinéenne ... incapables de lire correctement un Arrêté juridique ! Et des journalistes qui, au lieu de lire le document qu’ils ont en main, se contentent des commentaires de faux et médiocres cadres et politiciens ! C’est scandaleux, honteux et effrayant pour notre pays ! La Guinée a besoin d’un renouvellement total de sa classe dirigeante et politique à commencer par les députés qui ont voté une loi organique contraire à la Constitution, dont ils sont censés connaître, en plus de dix (10) points. J’en appelle ici à une prise de conscience de tous les patriotes Guinéens, qu’ils soient des fonctionnaires, des étudiants, des élèves ou simples citoyens ! Il faut qu’on se donne la main pour relever ce défi en 2018. La médiocrité, l’incompétence et l’imprudence du chef de file de l’opposition apparaît encore ici à la face du monde quand il dit à la presse que cet Arrêt leur donne raison et valide leur loi du 24 février 2017. Il n’a visiblement fondé son jugement que sur les arguments de la non-recevabilité des requêtes des contestateurs de ladite loi auprès de la Cour constitutionnelle à la fin de la troisième page du document. Le jeudi 11 mai 2017, il avait aussi campé et persisté sur sa position dans l’émission « Les GG » de la radio Espace FM, soutenant que le Chef de file de l’opposition n’est pas une Institution, mais que c’est sa personne à lui qui obtient les 500 millions GNF par mois. Malgré la correction et l’insistance des journalistes. Discrédité et gêné, il a essayé de profiter de son dernier séjour à Paris pour corriger sa faute et masquer sa médiocrité sur la question dans une interview qu’il a passée avec le Dr. Alpha Sidoux Barry. Cellou Dalein Diallo : Le contraire de ce qu'il disait le jeudi 11 mai 2017 ! Dans sa dernière phrase, M. Diallo ne dit pas la vérité non plus, comme on peut s’en convaincre dans les articles suivants : http://www.guineepresse.info/index.php?id=10,17854,0,0,1,0 http://www.guineepresse.info/index.php?id=10,17874,0,0,1,0 http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,17872,0,0,1,0 http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,17866,0,0,1,0 http://www.guineepresse.info/index.php?id=10,17906,0,0,1,0 Dans la réaction du député Amadou Damaro Camara qui a suivi dans les GG, ce dernier qui a dit avoir été impliqué dans les démarches en questions, a démenti les propos du chef de file de l’opposition en affirmant que l’on ne peut pas créer un compte bancaire au nom de quelqu’un à son insu. Ce qui est absolument vrai. D’autres déclarations, du chef de file de l’opposition, qui le discréditent : Question du journaliste : Réponse du chef de file de l’opposition : Comment se fait-il que M. Sidoux Barry établi en France puisse connaître ce projet du RPG qui a même été rendu public, sans que le chef de file de l’opposition avec ses réseaux ne le sachent ? Quand on ne veut pas lutter contre un fait ou même en parler simplement, on feint de ne pas le savoir. Question du journaliste : Réponse du chef de file de l’opposition : Non seulement Cellou Dalein et son parti ont participé au vote de ce budget en 2014 puis les années suivantes en l’augmentant jusqu'à 1 milliard et demi, mais ce sont ses proches et responsables de l’UFDG qui ont largement rendu cette information publique. Après avoir obtenu lui-même de l’argent de la part d’Alpha Condé, Cellou prétend aujourd’hui ne pas savoir exactement le budget du chef de l’Etat au vote duquel il a participé avec ses députés. C’est malheureux que ce soit sur un tel personnage que les Guinéens comptent aujourd’hui comme chef de l’opposition ! Dans cette interview, nous avons relevé un passage intéressant dans les propos du chef de l’opposition : « Lorsqu’il y a eu ces événements à Mali, j’ai envoyé une forte délégation pour marquer la solidarité du parti avec les militants car c’est un fief de l’UFDG. » Cellou Dalein a fait de l’UFDG, un gros corbillard, un institut funéraire pour l’enterrement de ses militants et des populations du Fouta. Il ne sait mobiliser que pour demander des parts de postes, des privilèges pour lui et ses proches et pour l’enterrement des militants et électeurs de l’UFDG. Jamais pour demander justice pour les victimes. Voilà pourquoi l’impunité célèbre victoire en Guinée depuis 2010. Allemagne, le 18 juin 2017
SADIO BARRY,
Références : (1) - http://www.guineepresse.info/index.php?id=15,17466,0,0,1,0 (2)- http://guineenews.org/code-electoral-amende-larret-de-cour-met-fin-a-polemique-exclusif/ Autres articles recommandés :
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