URL: http://www.guineepresse.info/index.php?aid=1816



Exploitation des enfants


2008-10-20 18:43:47

Malgré la lutte acharnée menée ça et là par des ONG et autres organisations internationales dans le cadre de la lutte contre l’exploitation des tout petits (les enfants), certains parents continuent à faire la sourde oreille. La preuve est qu’aujourd’hui encore, ils sont nombreux des enfants guinéens qui continuent à subir des atrocités. C’est le cas de Mamadou Aliou Diallo, élève d’une école coranique à conakry. Son témoignage : 

« Je m’appelle Mamadou Aliou Daillo, j’ai 13 ans. Je loge à Wanindara. Je viens de Mamou, j’ai été  confié par mon père il y’a trois ans à un de ses amis qui est muezzin dans une Mosquée. Il s’agit donc de m’apprendre la lecture du  saint coran, je fais la  6ème année. Pendant ces vacances, après avoirs finis les travaux  de la femme de mon Karamoko (maître coranique) qui est vendeuse au marché, mes collègues apprentis et moi sommes envoyés  très tôt le matin par notre Karamoko dans les quartiers pour quémander. De maison en maison, nous faisons le ‘’mandianladji’’. Il y en a qui nous donne soit de l’argent, soit  du riz.  Nous apportons ce que nous obtenons dans la journée à notre Karamoko. Si nous n'obtenons pas assez d’argent, nous sommes exposés à des coups de fouets ou à des rudes travaux de punition. Il s’agit de puiser de l’eau pour remplir des fûts.  A défaut, l’intéressé est privé du mangé pour toute la journée. Notre karamoko nous accuse parfois de faire le malin. C'est-à-dire, de ne pas donner tout l’argent que nous obtenons. On nous fait comprendre que c’est normal, il faut chercher la ‘’bénédiction’’ de son maître coranique en obéissant à tout ce qu’il dit. C’est seulement les soirées que nous avons le temps de lire »

Ces enfants, vous les avez sûrement rencontrés au moins une fois, soit dans la rue, soit chez vous à la maison. On les reconnaît souvent par leur air triste, habits sales, chaussures décousues ou pieds nus, des sacs de plastique ou bol en mains. Ils mendient.

Ils sont de plus en plus nombreux à arpenter les rues et entrer dans des habitations pour demander l’aumône. Aucune autorité ne semble s’intéresser au sort de ces enfants victimes d’abus et d’exploitation. Mais pour parler d’autorité, il faut parler d’Etat. « La Guinée n’en a plus aujourd’hui », s’accordent les gens à dire ici !

Amadou 1 Diallo


 

1 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

jaiey11/11/2008 22:46:46
..alors je me demande quescequ'on pourrait faire contre des ca comme cela?il faut toute une population de summoned quelque chose. il faut en parler dans le journal televise, et puis en plus il faut faire des emission interessant a la tele qui permet aux femmes de soccuper des enfant avant qu;on les deport chez les karamoko. merci