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2008-10-23 21:05:20
Le 2 octobre 1958, le peuple de Guinée avait dans l’unité, choisi de prendre en charge sa destinée. Ce qui avait été salué par les peuples d’Afrique et du monde. Ce choix voulait dire que si ce sont les fils et les filles de notre pays qui auront en charge les affaires de l’Etat, le respect de la dignité de la personne si ancré dans la culture des différentes composantes sociales de la Guinée d’une part, le développement économique, social et culturel du pays d’autre part, seraient la priorité du jeune état. C’est pour cet idéal si noble de dépassement que nos ainés s’étaient battus pour mettre fin à la colonisation.
Nous venons de commémorer les 50 ans de cette indépendance. Il est de notre devoir de porter un regard sur ce demi-siècle de souveraineté et de rebâtir l’unité dans l’élan de patriotisme qui avait guidé notre peuple dans son choix pour la liberté. Toutefois, en le faisant, le constat est, on ne plus inquiétant dans la mesure où, au lieu de préserver les valeurs fondamentales chères à notre peuple, durant les 50 ans, ces valeurs n’ont cessé de se dégrader.
La Guinée a été la 1ere des 13 colonies françaises d’Afrique noire française à accéder à l’indépendance nationale. Des pays africains ayant proclamé leur souveraineté bien après nous, ont réussi à réaliser l’alternance politique, alors que la Guinée n’a connu que deux régimes en un demi-siècle. Les différents soulèvements militaires et paramilitaires, la cascade de décrets de nomination de ces derniers temps et aussi, la façon dont le cinquantenaire a été célébré le 2 octobre dernier par le gouvernement ont exposé le bilan condensé de la gestion de notre indépendance en 50 ans. Notons que ces deux régimes ont eu en commun, le même objectif : se maintenir au pouvoir à tout prix. La poursuite de cet objectif par les 2 présidents, a pris l’avenir du pays en otage.
De 1958 à nos jours, notre pays n’a brillé que dans le non respect de la dignité de la personne comme le prouvent à suffisance, les différents cas de violations des droits de l’homme. Les pratiques inhumaines de la torture, des exécutions sommaires, des arrestations extrajudiciaires dans les différents camps, hier à Boiro, aujourd’hui à Koundara en passant par tous les centres de liquidation physique, disséminés à travers le pays par nous et contre nous, depuis que nous sommes en charge de notre propre destin.
Les crimes d’abus de toutes sortes: viols, expropriations, arrestations arbitraires, détentions extrajudiciaires sont quotidiens dans cette Guinée dirigée depuis 50 ans par ses propres fils. Les vols de deniers publics, la corruption, l’enrichissement par tous les moyens y compris le trafic de drogue et ceci dans une impunité totale font partie de ce même bilan, notre bilan. Quel suicide!
Ce qui est encore regrettable, c’est le fait que si notre peuple, dans l’unité, avait fait un choix commun, ce choix historique de 1958, un demi-siècle après, les deux régimes qui se sont succédés à la tête du pays, ont toujours utilisé l’arme de la division pour empêcher les populations de retrouver l’unité qui leur avait permis de chasser les colons afin de reprendre leur destin en main.
Aujourd’hui, l’unité nationale est en péril et plus inquiétant encore, le jeu politique est dominé par des sectarismes. Ce qui permet aux criminels de tous bords d’échapper à la justice.et à faire confondre criminels et victimes.
Depuis un an, nos gouvernants ont tenté et réussi à faire en sorte que le débat soit dominé par le soit disant problème de la réconciliation nationale. L’AGPD estime qu’il n’y a pas de conflits entre les différentes composantes sociales de la Guinée qui subissent ensemble et sans exclusive, les actions criminelles de quelques individus et en toute impunité. Le conflit qui existe, c’est entre ceux qui ont commis des crimes de violation des droits humains et leurs victimes. Nous estimons que l’établissement de l’Etat de droit à travers un débat national libre et souverain en est la solution.
Actuellement, les partis politiques demandent la tenue des élections législatives tout en exigeant qu’elles soient libres et transparentes. Ce que les bailleurs de fonds de notre pays supportent. L’AGPD, fidele à sa mission, œuvrera toujours pour une participation effective des populations aux prises de décisions portant sur la définition de leur avenir tout en préservant l'unité nationale
Toutefois, en tenant compte des différentes mascarades électorales organisées depuis 1990, malgré les promesses de l’administration, du caractère trop présidentiel de notre constitution ou de ce qui en tient lieu et aussi du comportement du président et de son entourage, sans oublier encore la composition spécifique de l’électorat de chaque parti politique, l’AGPD considère qu’à l’heure actuelle la mise sur pieds d’une période de transition doit être la priorité nationale.
PS : Ceci est une annonce: L’AGPD informe ses honorables invités a la conférence initialement prévue le dimanche 26 octobre 2008 que dans le souci de prendre en compte les avis de plusieurs de nos compatriotes qui ont l’intention de prendre part au débat, et pour leur permettre d’accommoder leurs emploi du temps, celle-ci est reportée a une date ultérieure qui leur sera communiquée.
Philadelphie,le 23 octobre 2008
Le Bureau de l’AGPD
Pour une Guinee Democratique, Prospere et Solidaire
www.agpd.info
Contact: b.executive@agpd.info ou bien postmaster@agpd.info
VOS COMMENTAIRES | |
| Balde MS | 23/10/2008 22:31:53 |
| !!!!!! Pas du tout une bonne nouvelle, Aux USA, pour participer a ce genre de manifsttn, il faut annuler beaucoup d'autres prgrm....Maintnt on se trouve dans une situation ou il y'a une double perte, Pas serieux ca!!!!!!!!! | |