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La peur change de campDocteur Thierno Bah2008-10-27 18:29:32 L’entretien que la veuve du dictateur guinéen a accordé à Guinénews, comme l’article de Galéma, se vantant d’avoir été ministre de la dictature du PDG et du régime militaire, illustrent la panique des bourreaux qui ont montré leurs talents dans les cabines techniques du camp Boiro et des casernes du pays. La soudaine réaction de Sangaré Nfaly contre la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat guinéen dans les crimes politiques de 1958 à nos jours est un indicateur précieux et éloquent que l’heure de la vérité historique a sonné. DIEU SOIT LOUE ! Plus rien ne peut arrêter le cours impétueux de l’histoire pour révéler, sans entrave, au peuple martyr de Guinée, l’ampleur de l’imposture, de la félonie, de la lâcheté et de la forfaiture du clan familial criminel au pouvoir de 1954 à 1984, comme le montrent les étapes du parcours du pays développé ci-dessous. 2-. Etapes de la trahison de Sékou Touré. A*-. L’imposture de Sékou Touré. Durant tout son combat politique, Sékou s’est fait passer pour un patriote honnête, protecteur des faibles et défenseur des opprimés. Son talent oratoire, inégalable pour capter et captiver les masses populaires, lui a permis de conquérir, de haute lutte, un pouvoir charismatique incontesté. Malheureusement, il a orienté cet immense et puissant capital de confiance contre tous ceux qui, Guinéens et Etrangers, l’ont soutenu, mais qui lui portaient ombrage par leur seule présence à ses côtés dans une tribune. Aucune famille n’a été épargnée. B*-. La félonie : « C’est la trahison. » Larousse. Dans tous ses discours fleuves, de quatre à cinq heures, sans notes, Sékou a proclamé vouloir assurer le bonheur des Guinéens et des Africains. Mais il a toujours accusé les autres de l’en empêcher. Alors, à chaque fois et peu avant la date de l’évaluation des résultats de sa politique, dont l’échec était prévisible, il dénonçait, à point nommé, un « complot » dans lequel il embarquait ceux qui ne lui plaisaient plus à cette date-là. Cette tactique de gouvernement, invariablement répétée comme une litanie, s’est traduite par un cauchemar interminable pour les Guinéens, condamnés à la peur, la faim et réduits à la mendicité. C*-. La forfaiture : c’est « le manque de loyauté. » Sékou Touré doit son ascension politique d’abord à son mérite personnel, immense et admirable. Il a été puissamment aidé par des femmes et des hommes, guinéens et étrangers. Il a consacré son pouvoir à les humilier, pourchasser, persécuter, briser leur force physique, avant d’exécuter tous ceux qui étaient à la portée de ses milices. Parmi les premiers, citons les plus emblématiques : El hadj Fofana Mamadou, Mme hadia Camara Loffo, Ray Autra, Jean Faragué Tounkara, Bangoura Kassory, tous ont mis à sa disposition leur argent et leurs réseaux d’influences. Tous, aujourd’hui morts, ont fini leurs parcours au camp Boiro. Tous les Etrangers qui l’ont porté au pouvoir, Houphouët-Boigny, François Mitterrand, Rolland Pré, ancien gouverneur de la Guinée et beaucoup d’autres, ont subi les foudres injurieuses des colères dont il avait le secret. D*-. La lâcheté : manque de courage moral qui porte à profiter de l’impunité. Sékou Touré envoyait ses milices à minuit pour cueillir ses « proies » et les conduire à l’abattoir, au camp Boiro. La tenue blanche obligatoire que tous les Guinéens étaient obligés de porter devenait leur linceul. Il n’a donné aucune chance à aucun détenu d’une explication contradictoire et d’une confrontation pour réfuter les accusations portées contre ces femmes et ces hommes incapables de tricher. Conclusion. Les rescapés du PDG seraient avisés, comme le leur ont conseillé Thierno Diallo Telli et Mata Thiam, de se taire et de se terrer, comme ils l’ont fait jusqu’à présent, pour mériter l’indulgence des victimes et du peuple. Ils devraient être heureux et soulagés par la maturité intellectuelle et la noblesse d’âme des victimes, rescapées des camps et des familles des disparus. Fidèles à l’éducation et à la culture de leurs familles, ils ont dominé les rancoeurs. Ils n’ont jamais proclamé une quelconque parole déplacée accablant la veuve du dictateur et les enfants de cette famille criminelle. La veuve, son fils et ses parents devraient y réfléchir. Docteur Thierno Bah
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